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Climat : faut-il taxer ou boycotter l'avion ?


  • Admin

    L’urgence climatique impose de remettre sur la table ce sujet longtemps mis de côté. Faut-il taxer le transport aérien, boycotter l’avion, ou les deux ?

    text alternatif

    Les Suédois parlent de « flygskam ». Ils désignent ainsi la « honte de prendre l’avion », sentiment de culpabilité qui, là-bas se répand face à l’impact environnemental néfaste du transport aérien. Les autres langues n’ont pas inventé de néologisme semblable, mais partout en Europe, les questionnements autour de l’avion émergent à nouveau, depuis quelques mois, dans le débat public et médiatique. Les 1 500 jets privés affrétés pour le Forum économique mondial de Davos (Suisse), par exemple, ne passent plus aussi inaperçus qu’avant…

    En France, le mouvement des gilets jaunes, qui proteste contre la hausse du prix du diesel, a rappelé que l’avion échappait historiquement aux taxes environnementales. Les appels à taxer le kérosène se multiplient, venant d’associations qui portent ce message depuis plusieurs années, comme le Réseau Action Climat, ou même de nos voisins européens, les Pays-Bas et la Belgique. En parallèle des appels à taxer, viennent ceux, de plus en plus nombreux, à boycotter. « Nous ne prendrons plus l’avion ! », clame ainsi le manifeste de l’association Stay on the Ground.

    Alors que fait-on ? Faut-il faire confiance aux calculs et aux promesses du secteur ? Limiter la vitesse et le nombre des avions ? Taxer le carburant au risque de faire augmenter le prix des billets ? Ré-investir massivement dans les trains ? Devancer les lois, renoncer aux escapades lointaines et revoir complètement notre définition du tourisme ? On a tenté d’y voir plus clair en répondant à ces cinq questions.

    Page d’accueil du Manifeste Stay on the Ground

    1 - Mettre fin aux mythes autour du transport aérien

    « La “honte de prendre l’avion” et la prise de conscience tardive sont un contrecoup. Le transport aérien a multiplié les arguments depuis plusieurs décennies pour ne pas être intégré dans les comptabilités internationales, et on se rend compte aujourd’hui de ce qui a été ainsi mis sous le tapis », réagit Laurent Castaignède, ingénieur centralien, fondateur du bureau d’études BCO2 ingénierie et auteur d’Airvore ou la face obscure des transports (Écosociété, 2018).

    Ce qui a été mis sous le tapis, ce sont d’abord les émissions. Il y a trente ans, la pollution des vols internationaux réussit à échapper au protocole de Kyoto. « Les pays avaient commencé à s’engager sur la comptabilisation de leurs émissions avec une méthodologie concertée, mais finalement il a été décidé qu’un avion qui décolle d’un pays et atterrit dans un autre n’allait être compris dans aucun de leurs totaux. Un tour de force de lobbying ! », estime Laurent Castaignède.

    Une organisation a pris le relai : l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui dépend des Nations Unies et regroupe les États (les 192 signataires de la Convention de Chicago) et les représentants de l’industrie. Elle devait jouer au gendarme. Mais pendant vingt ans, les négociations patinent.

    En 2016, l’OACI adopte enfin une résolution visant « une croissance neutre en carbone pour chaque pays d’ici à 2020 », puis un maintien des niveaux de carbone de 2020 pour les années suivantes. Mais cette neutralité porte sur les émissions « nettes » : elles ne seront pas réduites en valeur absolue, mais par des mécanismes de compensation. L’élément clé est le programme CORSIA (pour « Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation »). Les compagnies peuvent polluer si elles financent des projets écologiques, la contrainte est donc limitée. « Air France-KLM considère pourtant que cet accord représente, pour le secteur aérien, l’équivalent de l’Accord de Paris obtenu lors de la COP21 », note le Réseau Action Climat.

    Le trafic intra-européen, qui représente un quart des émissions de CO2, est lui couvert par le marché d’échange des quotas de carbone européen. Mais « le prix du CO2 est trop bas, et la majorité des quotas sont a fortiori octroyés à titre gratuit », déplore le Réseau Action Climat.

    2 % des émissions de CO2 mondiales ?

    Le transport aérien international échappe donc à toute contrainte sur la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Mais nous savons qu’il est responsable de 2% des émissions de CO2 mondiales. L’industrie le répète à l’envi : « On y est, l’avion est devenu la bête noire du climat. L’industrie de l’aviation est devenue en l’espace de quelques mois le mal absolu. Pointer du doigt le transport aérien est devenu si facile et complaisant. Pourtant, ce dernier n’est responsable que de 2% des émissions annuelles de CO2 provoquées par l’activité humaine. Dans les transports, l’aviation est le meilleur élève de la classe », s’indigne par exemple Pascal Kümmerling, instructeur et conférencier sur l’aéronautique sur son blog Des ailes et des hélices.

    2%, cela peut sembler peu. Mais un peu moins quand on sait que cela équivaut à l’impact d’un pays comme l’Allemagne. Surtout, le chiffre de 2% masque une influence plus grande. D’abord, parce que d’autres effets sont à prendre en compte : « Une fois tous ses effets pris en compte (traînées de condensation, oxydes d’azote, etc.), le transport aérien est responsable de 5% du réchauffement climatique », explique le Réseau Action Climat. Ensuite, parce que les comparatifs de consommation avec les autres modes de transport font frémir.

    « Une fois tous ses effets pris en compte (traînées de condensation, oxydes d’azote, etc.), le transport aérien est responsable de 5% du réchauffement climatique » (Val Vesa / Unsplash)

    « Un kilomètre parcouru en avion émet deux fois plus qu’un kilomètre parcouru seul en voiture, rappelle Julien Goguel, du manifeste Stay on the Ground, dans un appel (à ne plus prendre l’avion) publié le 11 février sur Libération. L’écart est important mais pas énorme. Ce qui fait toute la différence, c’est la distance du trajet. Personne ne songe à faire 12 000 kilomètres en voiture pour aller passer une semaine de vacances. Chaque français émet 5 tonnes de CO2 par an. Un aller-retour Paris-New York en émet 2,5 tonnes par passager. Autrement dit : entre une année de vie en France et une semaine de vacances à Bali, mon impact sur le réchauffement du climat est strictement le même. »

    […]

    Source et suite : https://usbeketrica.com/article/climat-faut-il-taxer-ou-boycotter-l-avion



  • J’ai pris l’avion une fois dans ma vie quand j’étais enfant donc voilà quoi…


  • Admin

    @Jackasse voici un peu de rêve grâce à ce générateur de tickets d’embarquement. 😊





  • Je prends souvent l’avion (1 fois par mois environ), je suis très sensible à l’argument climatique mais j’ai pas le choix, c’est le moins cher et je gagne une heure sur le train.

    Du coup, s’il était taxé, je pense que je me pencherais plus raisonnablement vers le train.



  • Ce n’est pas avoir des enfants qui pollue plus ?



  • Vous vouliez une preuve que De Rugy était écologiste ? Désolé, cet article ne vous en fournira pas.
    https://www.marianne.net/politique/de-rugy-sur-l-interdiction-de-vols-interieurs-bienvenue-sur-air-infox



  • Je résume pour ceux qui ne cliqueront pas sur le lien.

    François Ruffin a proposé un amendement stipulant l’interdiction de vols intérieurs lorsqu’une alternative sur rail de moins de 5h existe.

    Cette proposition à ce qui a déja été fait au Pays- Bas la liaison Amsterdam-Bruxelle a été le premier vol supprimé pour raison climatique.

    Amendement retiqué par De Rugy, le super écolo ex-EELV faut-il le rappeler.

    Il ne faut pas taxer, il faut interdire.

    Il y aura toujours des gens qui préféreront payer plus pour gagner 1h, il faut les forcer, on a plus le choix.

    Le rail ne pourra jamais se dévelloper tant que les avions de merde les concurrenceront.





  • Voilà, c’est clair, il y a des niches fiscales protégées par LaREM. Ces salauds n’ont aucune morale.
    Je mets le lien de recherche Google, chacun choisira son article. J’ai pas envie de me faire pourrir car intel regardera plutôt le doigt et que la lune.

    https://news.google.com/stories/CAAqOQgKIjNDQklTSURvSmMzUnZjbmt0TXpZd1NoTUtFUWowa2M3bmtvQU1FVEVtSkk1cVZ1QV9LQUFQAQ?hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr


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