Les ballets


  • Team

    Pour ceux qui aiment les ballets :octopus:

    ben



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  • Team

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  • Eh beh, ça commence bien ce topic ! :lol:

    Allez, histoire de le faire partir comme une fusée, voici le final du ballet qui fut le plus grand scandale artistique du XXème siècle.

    Ce scandale historique, célèbre dans le monde entier, s’est déroulé le 29 mai 1913 au théâtre des Champs Elysées de Paris.

    Le public ce soir là avait pris un tel choc artistique dans la tête, musique révolutionnaire de Stravinsky, ballet révolutionnaire de Nijinsky, qu’il était devenu comme fou. Il avait hurlé, trépigné, en était même venu aux mains ! Les flics avaient du intervenir.

    Voici le final de ce ballet, “Le Sacre du Printemps” . Le 29 mai 1913, ce final s’était dansé dans un chahut indescriptible, les danseurs n’entendaient plus la musique et Nijinsky leur hurlait la cadence depuis les coulisses : “1,2,3”, “1,2,3”, “1,2,3”…

    La jeune fille a été choisie. Elle doit être sacrifiée au Dieu du printemps, elle est terrifiée. C’est la danse sacrale (ici dansée par le ballet du théâtre Mariinsky de Saint Petersbourg. La musique est dirigée par le chef mondialement connu, Valéry Gergiev) :



  • Euh… C’est un lien Dailymotion et je ne vois rien :cryy:



  • @Britten a dit dans Les ballets :

    Euh… C’est un lien Dailymotion et je ne vois rien :cryy:

    Oui, y’a un soucis avec, on est sur le coup, en attendant tu peux passer par un lien youtube !



  • @kgbg a dit dans Les ballets :

    @Britten a dit dans Les ballets :

    Euh… C’est un lien Dailymotion et je ne vois rien :cryy:

    Oui, y’a un soucis avec, on est sur le coup, en attendant tu peux passer par un lien youtube !

    Ah d’accord.

    Alors voici la même chose sur YouTube, dansée par Marie-Claude Pietragalla



  • ça m’étonne que personne n’ait encore dit “dans le cul” mais bon :hum:



  • “dans le cul” mais bon :hum:



  • Pour animer ce topic avec encore un Must en danse : Le très célèbre “Boléro” de Maurice Béjart sur la très célèbre musique du “Boléro” de Maurice Ravel.

    Le soliste peut être aussi bien une femme qu’un homme. Ici, pendant l’été 2014 au Château de Versailles, le soliste était Julien Favreau du Béjart Ballet Lausanne.

    Ce ballet est un des ballets les plus renommés créés au XX ème siècle.



  • Question, tu es plus danse que le chant- opéra en fait ?



  • @kgbg a dit dans Les ballets :

    Question, tu es plus danse que le chant- opéra en fait ?

    Plus danse ? Bah oui. Le chant-opéra j’y vais de temps en temps mais rarement. La danse j’y vais beaucoup plus souvent. :cesara:



  • Pour continuer à alimenter ce topic avec des musts, je vous propose le défilé du ballet de l’Opéra de Paris.

    Ce défilé se déroule de une à deux ou trois fois par an : À l’ouverture d’une nouvelle saison de danse, pour une soirée de gala, pour un évènement important pour la vie du ballet comme le départ d’une étoile.

    L’opéra de Paris est la seule compagnie au monde à avoir cette tradition qui contribue à son prestige.

    Pendant ce défilé, qui dure une vingtaine de minutes, tout le monde défile, depuis les enfants de l’école de danse jusqu’aux étoiles. C’est d’ailleurs dans cet ordre que cela se passe, l’école de danse d’abord puis le ballet dans l’ordre hiérarchique croissant, les filles en premier, les garçons ensuite. La musique est d’Hector Berlioz, la “marche des Troyens”.

    Cela se déroule toujours au Palais Garnier, jamais à la Bastille. Pour l’occasion, la séparation entre la scène et la salle de répétition derrière elle est enlevée, ce qui donne un grand effet de profondeur.

    En général, cette manifestation n’est pas filmée. Une exception à été faite en 2015 à l’occasion de la diffusion télévisée des adieux de Madame Brigitte Lefèvre qui quittait son poste de directrice de la danse qu’elle avait occupé pendant 20 ans.

    Donc, mesdames et messieurs :-) , voici le défilé du ballet de l’opéra de Paris :



  • Comme aujourd’hui j’ai du temps, je vous propose encore une œuvre très célèbre, “Le Jeune homme et la Mort” de Roland Petit sur un argument de Jean Cocteau. Ce ballet, créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, est rapidement devenu extrêmement populaire, tant qu’il est désormais dans les répertoires de toutes les grandes compagnies de ballet dans le monde.

    Un jeune homme tourmenté est seul dans sa chambre. Une jeune femme entre qui le fascine. Elle le séduit, le rend fou d’elle, le manipule. Elle part, mais avant de quitter la chambre elle accroche une corde à une poutre qu’elle montre de façon autoritaire au jeune homme. Il hésite, tourne autour de la corde puis se décide et se pend. La jeune femme revient chercher le jeune homme qu’elle entraîne avec elle par delà les toits de Paris. La jeune femme était la Mort.

    La musique est “la Passacaille” de Jean-Sébastien Bach.

    Ici, ce ballet est dansé par Nicolas Le Riche et Marie-Agnès Gillot de l’Opéra de Paris.



  • C’est la fin de la journée, tout est calme, j’ai le temps de mettre encore un petit ballet, encore un Must du XXème siècle, du début du XXème siècle (1911) : le “Spectre de la Rose” de Michel Fokine.

    Ce ballet est historique pour deux raisons :

    1. Après un siècle de quasi absence, il consacrait le retour au premier plan de l’homme dans la danse. Pendant un siècle, (le XIX ème), l’homme n’avait été qu’un faire valoir de la ballerine . Là, il devenait le personnage principal.

    2. Ce ballet a fait découvrir les talents extraordinaires d’un jeune danseur russe de 21 ans, aujourd’hui mythique : Vaslav Nijinsky.

    L’argument est inspiré d’un poème de Théophile Gautier : Une jeune fille revient d’un bal avec une rose à la main. Elle s’endort dans un fauteuil et elle se met à réver qu’elle danse avec l’âme de la rose qui est en train de se faner, le “Spectre de la rose”.

    La musique est “l’invitation à la danse” de Carl Maria von Weber. Le ballet est ici dansé par Manuel Legris et Claude de Vulpian de l’Opéra de Paris

    En guise de petit supplément, voici ce qu’avait écrit Jean Cocteau sur le “Spectre de la Rose” dansé par Nijinsky :

    “Nijinsky dansait le Spectre de la Rose. Au lieu d’assister au spectacle j’allais l’attendre dans la coulisse. Là c’était vraiment très bien. Après le baiser à la jeune fille, le Spectre de la Rose s’élance par la fenêtre… et retombe parmi les aides qui lui crachent de l’eau à la figure, le bouchonne avec des serviettes-éponge, comme un boxeur. Que de grâce et de brutalité jointes ! J’entendrai toujours ce tonnerre d’applaudissements : toujours, je verrai ce jeune homme barbouillé de fard, râlant, suant, comprimant d’une main son coeur, se retenant de l’autre au décor, ou bien évanoui sur une chaise. Après, giflé, inondé, secoué, il rentrait en scène, saluait d’un sourire.”



  • Un petit interlude.

    Steven McRae est un des plus grands danseurs étoiles du Royal Ballet qui aime également danser des claquettes. Il sait d’ailleurs le faire aussi bien que Fred Astaire ! :cesara:



  • Allez, encore un petit ballet, un must toujours du XXème siècle, “La table verte” de Kurt Jooss.

    “La table verte” est considérée comme un chef d’œuvre de l’expressionnisme allemand, courant qui a fortement irrigué la danse du XXème siècle, jusqu’à Pina Bausch qui fut l’élève de Kurt Jooss, et qui continue à inspirer nombre de jeunes chorégraphes. À cet égard, j’ai dans mes contacts Facebook un jeune danseur chorégraphe qui est un fan absolu de Pina Bausch et de Kurt Jooss, et qui a recouru récemment à un financement participatif pour pouvoir passer une semaine en Allemagne auprès du dernier collaborateur vivant de Kurt Jooss afin de bénéficier de son enseignement. Kurt Jooss, même 40 ans après sa mort, continue à inspirer la danse contemporaine.

    “La table verte” à été créée en 1932. C’est un ballet politique, prémonitoire de l’arrivée d’Hitler et de ses conséquences.

    Le synopsis : réunis autour d’une table verte, des diplomates se disputent et se déclarent la guerre. Différents tableaux évoquent les ravages de la guerre (le deuxième tableau qui représente la mort en marche est d’une force implacable et glaciale impressionnante) ; guerre qui va détruire tout le monde à l’exception du profiteur. Le ballet se termine par les diplomates qui se réunissent pour conclure la guerre et qui vont pouvoir se disputer de nouveau pour en déclencher une nouvelle.

    En 1933, avec l’arrivée des nazis au pouvoir, Kurt Jooss a été sommé par le régime de se séparer de ses danseurs et collaborateurs juifs. Il a refusé catégoriquement ce qui était pour lui une ignominie et il s’est exilé en Angleterre où il restera jusqu’en 1945.

    La Table verte :



  • Pour Kurt Jooss, j’ai évoqué Pina Bausch. C’est donc l’occasion révée de mettre un petit ballet de Pina Bausch…

    Jusqu’à maintenant, j’ai parlé de must. Là, on franchit un cap, on entre dans le “le lourd”, le très très “lourd”, le top 3 chorégraphique du XXème siècle, voir le top un.

    Pas d’échappatoire donc, tout le monde vous le dira, ce que je mets ici est un chef d’œuvre absolu de la danse du XXème siècle, voire le chef d’œuvre ultime, celui qui serait choisi s’il ne devait en rester qu’un.

    “Le sacre du printemps”, depuis le coup de tonnerre du 29 mai 1913 dont j’ai parlé dans mon premier message ici, à inspiré moultes chorégraphes, on en compte bien 300 versions. Parmi toutes celles là, hormis celle de Nijinsky (et de Maurice Béjart aussi), il y en a une qui rayonne au firmament de l’histoire de la danse, c’est la version de Pina Bausch.

    Guerre des sexes sur la musique apocalyptique de Stravinsky ? Autre chose ? À vous de voir, car c’est cela la force ultime d’un chef d’œuvre, il est ce que vous voulez qu’il soit.

    “Le Sacre du Printemps” de Pina Bausch



  • Allez, un dernier ballet pour la journée (et probablement le WE)

    Après les sommets du “Sacre” de Pina Bausch, voici un extrait de ballet de Maurice Béjart, “Sept danses grecques”. Ici on est sous le soleil de la Méditerranée, la joie de vivre, la jeunesse…

    Si j’ai plaisir à mettre cet extrait, c’est aussi parce que le leader de ce ballet enregistré au château de Versailles était Oscar Chacon, l’un des deux principaux solistes masculins du Béjart Ballet Lausanne (l’autre étant Julien Favreau). Or, Oscar Chacon, je l’aime, tout simplement, pour son charisme de danseur et parce que je le trouve très beau ! :wubor:

    Et quand j’aime, je rencontre. Bibi avec Oscar Chacon :cesara:
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  • Un ballet pour ce dimanche, un ballet que je suis ravi d’avoir trouvé en entier sur YouTube, “le Parc” de Angelin Preljocaj.

    Angelin Preljocaj est un jeune chorégraphe français (il a mon âge, donc il est jeune :-) ) fort connu et sollicité à travers le monde de la danse. Il est très prolifique et comme tout artiste qui produit beaucoup il y a du meilleur chez lui, comme du plus commun.

    “Le Parc” est une totale réussite ! “Le Parc” était une commande de l’Opéra de Paris avec un cahier des charges très simple : traduire l’esprit français de l’amour courtois, du marivaudage, l’univers de “la princesse de Clèves” de Madame de La Fayette. Angelin Preljocaj a tout compris et son ballet “Le Parc” a fait un carton, tant qu’il est toujours à l’affiche de l’Opéra de Paris près de 20 ans aprés sa création et, mieux, qu’il est régulièrement réclamé à l’Opéra de Paris quand il se se déplace à l’étranger, parce qu’à l’étranger, “Le Parc”, c’est la France !

    Voici donc :

    “Le Parc” de Angelin Preljocaj

    (On est dans un parc où les hommes et les femmes s’y croisent, s’y rencontrent…)


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