Brazil (1985)



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    film de science-fiction dystopique britannico-Américain réalisé par Terry Gilliam, écrit par ce dernier avec Charles McKeown et Tom Stoppard et sorti en 1985.

    Le personnage central du film est incarné par Jonathan Pryce ; Robert De Niro, Kim Greist, Michael Palin, Katherine Helmond, Bob Hoskins et Ian Holm en sont les autres acteurs principaux. L’histoire relate les pérégrinations de Sam Lowry, un homme qui recherche la femme qui apparait dans ses rêves, qui a un travail abrutissant et vit dans un petit appartement dans un monde dystopique, bureaucratique et totalitaire qui rappelle celui décrit par George Orwell dans son roman 1984. Le titre de cette oeuvre se réfère à la chanson Aquarela do Brasil dont le thème musical inonde le film.

    Salué par la critique, et bien qu’ayant rencontré le succès en Europe, le film a connu l’échec à sa sortie aux Etats-Unis, mais il est par la suite devenu un film culte. (wikipédia)

    Synopsis :
    Sam Lowry est un bureaucrate dans un monde rétro-futuriste totalitaire. Il se contente de son travail et de sa petite vie tranquille tout en s’échappant en rêve dans un monde de héros romantiques. Son existence satisfaite, mais solitaire, est compliquée par l’arrestation brutale d’un certain Archibald Buttle, en raison d’une erreur administrative. Il tente de réparer cette injustice et doit lutter contre un système extrêmement contrôlé qui le considère de plus en plus comme un dissident.

    « De prime abord, raconte Gilliam, Brazil s’intéresse à un fonctionnaire sans histoire, Sam Lowry, qui travaille au sein d’une énorme machine bureaucratique, le Ministère de l’Information, dont il devient rapidement la victime. C’est aussi l’histoire de quelqu’un qui ne prend pas la réalité au sérieux et qui perd trop de temps à rêver. »

    Brazil se présente-t-il comme une interprétation postmoderne des visées prophétiques de George Orwell. On y retrouve l’aspect dictatorial d’un empire bureaucratique auquel Sam Lowry, personnage principal, se trouve confronté. Alors qu’il se révolte progressivement contre le système — ce qui se traduit par le réalisme et la brutalité de plus en plus exacerbée de ses rêves —, il suit la trace de la femme qui le hante, Jill, qui se révèle être un personnage plutôt insoumis et irrévérencieux. C’est cette quête de la réalité qui éloignera Sam de l’illusoire ambition bureaucratique et lui opposera une prise de conscience et de recul dans la découverte de choses simples et fondamentales.

    À l’instar de 1984, Brazil aborde donc la problématique de la responsabilité individuelle dans un système totalitaire. La réplique lancée par l’ami tortionnaire de Sam Lowry, « Ne rends pas les choses plus compliquées que ce qu’elles sont », est à ce sujet fort éloquente5. L’atmosphère générale qui se dégage du film — qui prête souvent à sourire vu l’absurdité des situations montrées et le jeu des acteurs (par exemple, l’intervention des plombiers des Services centraux, ou celle de Harry Tuttle) — est toutefois très différente de celle du livre. Alors que le 1984 de Radford suit de très près la veine littéraire d’Orwell, Brazil prend des libertés, des distances, et laisse entrevoir d’autres influences.



  • J’ai découvert ce film il y a peu (Je me lance dans la filmographie de terry gilliam dans l’ordre chronologique) et j’ai adoré ce film, il évoque des sujets qui sont toujours d’actualité, c’était une révélation. C’est poétique, tragique, terrifiant même et la fin, mais cette fin, du génie. c’est là que je comprends à quel point gilliam est incontournable. C’est vraiment un film à voir et qui donne à réfléchir.



  • Brazil m’a tourmenté tellement il anticipait une organisation bureaucratique et totalitaire que je pensais impossible à retrouver après le méthodisme des nazis de la 2eGM (inspiré de 1984 de George Orwell).

    Et pourtant nous y sommes bel et bien parvenus aujourd’hui avec des conflits d’intérêts marchands, financiers et privatifs mondialisés + la techno omniprésente et surveillante.

    Ce film était visionnaire mais qui a hélas suscité peu de prise de conscience et de réaction comme l’aurait souhaité son réalisateur.



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