Six fabricants d'électroménager sanctionnés pour entente sur les prix


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    Six fabricants d’électroménager devront payer une amende de 189 millions d’euros pour entente sur les prix

    L’Autorité de la concurrence a annoncé jeudi avoir infligé une amende de 189 millions d’euros à six fabricants d’électroménager, dont le géant américain Whirlpool et le suédois Electrolux, pour entente sur les prix à la fin des années 2000.

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    Six fabricants d’électroménager, “parmi les plus importants du secteur”, ont été sanctionnés à 189 millions d’euros d’amende pour s’être notamment “concertés sur des hausses de prix”, a indiqué jeudi l’Autorité de la concurrence dans un communiqué.

    Réunions secrètes

    Dans un communiqué, le régulateur précise que ces six fabricants, qui incluent le géant américain Whirlpool et le suédois Electrolux mais également l’allemand BSH, les italiens Candy Hoover et Indesit (désormais dans le giron de Whirlpool) et le français Eberhardt Frères, se sont concertés à deux reprises, “lors de réunions secrètes”, sur des hausses de prix de vente conseillés entre 2006 et 2009.

    Faits non contestés

    “Les entreprises en cause n’ont pas contesté les faits et ont bénéficié à ce titre d’une réduction de sanction dans le cadre d’une procédure de transaction”, poursuit le régulateur, notant que, en 2012, les six entreprises concernées représentaient 70% du marché français.

    Whirlpool, avec 56 millions d’euros, écope de la plus lourde amende. Sa filiale Indesit doit pour sa part verser 46 millions.Electrolux s’est vu sanctionner à hauteur de 48 millions.

    […]

    Source et suite : francebleu.fr



  • Il s’agit d’un nouveau cas d’entente commerciale, ou quand les concurrents d’hier font copain-copain le lendemain, suite à une chute de leurs marges “contextuelles” respectives.

    Les associations de malfaiteurs font partie des “lois” du marché sans autre éthique que le chiffre d’affaire quitte à coucher temporairement avec l’ennemi sans se boucher le nez pour se reconstituer des marges.

    Par ailleurs, j’ai souvenir d’opérateurs téléphoniques qui se sont faits gaulés il y a quelques années dans un contexte d’entente mafieuse similaire.

    Et après, on s’étonne que M. Gilles et Mme John se font niquer le porteflouze et qu’ils manifestent sur un rond-point (parmi eux, peut-être des employés de ses 6 fabricants chargés de la bonne application de cette entente à la fin des années 2000).

    Bon courage au régulateur de l’Autorité de la concurrence qui doit avoir quantité de dossiers du même acabit à traiter, ce qui explique le long délai d’amendement… À moins qu’une armée d’avocats surpuissants lui ait fait entrave ?


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