L'arc de transformation des personnages



  • Le changement c’est maintenant !

    Avez-vous remarqué que dans la plupart des récits le héros évolue au fur et a mesure du récit ?

    Dans l’article ci-dessous, il y a plus de détail sur ce choix scénaristique certes pertinent…

    http://www.magic-story.fr/larc-de-transformation-des-personnages-un-outil-pour-viser-juste/

    … mais une question me viens en tete : connaissez vous beaucoup de récits ou le personnage n’évolue pas ?



  • @damman a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    … mais une question me viens en tete : connaissez vous beaucoup de récits ou le personnage n’évolue pas ?

    Là tout de suite, je pense au film Ghostbusters de 1984, où, à mon sens, aucun personnage n’évolue.

    text alternatif

    Peter Venkman est le branquignol j’menfoutiste de la bande, et il le reste jusqu’au bout. Même lorsque Dana, l’élue de son coeur, se retrouve possédée par Zuul, il reste étrangement détaché, sarcastique, et continue à vanner (“d’accord, c’est un chien”).

    Raymond Stantz est le gros optimiste, passionné de la bande. Il kiffe son job, et pas à un seul moment ça n’est remis en question.

    Egon Spengler est le nerd, bien kéblo dans les sciences. Une petite romance avec Janine semblait bien partie et aurait permis au perso de se débrider un peu. Mais visiblement Egon s’en tamponne.

    Dana Barrett est un personnage en détresse qui jusqu’à la fin reste un personnage en détresse. Elle brille par son inaction, sa passivité face à la menace, et n’existe dans le film que pour repousser la drague incessante et quelque peu lourdingue de Venkman. Et malgré un petit bisou expédié à la toute fin (toujours sur pression de Venkman), rien ne permet d’affirmer que ses sentiments vis à vis de lui aient changé.

    Louis Tully, le voisin enamouré de Dana Barett tente désespéremment d’exister aux yeux d’elle et de son entourage. Malheureusement pour lui, il restera jusqu’à la fin un personnage totalement transparent. Il lui faudra attendre le deuxième film pour qu’il ait enfin droit son 1/4 d’heure de gloire.

    Janine Melnitz est la secrétaire blasée. C’est tout pour Janine.

    Walter Peck, l’inspecteur de la Commission de l’environnement, est ici le gros sceptique, adversaire des ghostbusters. Il ne croit pas aux fantômes, et même après avoir assisté à l’explosion de l’armoire de stockage et la libération évidente de centaines de spectres, il ne semble toujours pas enclin à y croire.

    Winston Zeddemore ne semble être devenu casseur de fantôme que pour la paie (“contre un cheque avec beaucoup de zero, je peux croire tout ce que vous dites”). Et jusqu’au bout ça restera sa principale motivation, comme il le répète lors de l’assaut contre Gozer.


  • Banned

    @le-periannath a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    Mais visiblement Egon s’en tamponne.

    Ça doit être le nom qui veut ça.



  • @honey a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    @le-periannath a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    Mais visiblement Egon s’en tamponne.

    Ça doit être le nom qui veut ça.

    C’était la vanne du matin ? 😏


  • Banned

    @egon Je ne manquerais mon rendez-vous quotidien pour rien au monde !



  • Je dirais qu’il y a des personnages qui n’évoluent pas parce que parfois l’histoire se passe sur une période de temps assez courte, ou alors que l’histoire ne se focalise pas spécialement sur l’évolution des personnages. Auquel cas, ce n’est pas grave.

    Par contre quand les persos n’évoluent pas sur une histoire longue et dont l’histoire est censée être centrée sur les personnages, c’est TRES CHIANT.
    Par exemple dans les manga, il y a un stéréotype assez fréquent, c’est le harem. Donc dans l’histoire (généralement du ecchi, mais pas forcément), le héros est un mec lambda banal au physique normal moyen général oubliable, MAIS toutes les meufs (à gros boobs evidemment) qu’il croise sont à fond sur lui, sans qu’il ne s’en rende compte, bien sûr.
    L’inverse existe également, dans certains manga shojo, on parle alors de harem inversé, où l’héroïne est banale et osef, MAIS tous les BG du lycée veulent la pécho.
    Donc le point central de ces manga, outre le fanservice, c’est les relations entre les personnages. Sauf que les personnes sont chiants au possible, répondent toujours à des stéréotypes et des clichés vus, vus, vus et revus et chiants, et qu’ils n’évoluent pas du tout (bon ça peut arriver, d’ailleurs j’ai un bon exemple en tête (Rosario + Vampire), mais souvent ca reste de la merde du début à la fin).


  • Banned

    De mémoire (cours de français, 4ème) le héros de L’Étranger de Camus n’évolue pas des masses, c’est un petit peu sa caractéristique principale, cette espèce de neutralité à toute épreuve et son absence totale d’empathie. Mais comme il est étranger à la société, normal qu’il n’évolue pas comme un personnage devrait évoluer je suppose !


  • Banned

    @oranginita a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    De mémoire (cours de français, 4ème)

    Ouais y a 3 ou 4 ans quoi.


  • Banned

    @honey
    text alternatif
    Tiens ça faisait longtemps que ce gif n’était pas apparu.



  • @oranginita a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    De mémoire (cours de français, 4ème) le héros de L’Étranger de Camus n’évolue pas des masses, c’est un petit peu sa caractéristique principale, cette espèce de neutralité à toute épreuve et son absence totale d’empathie. Mais comme il est étranger à la société, normal qu’il n’évolue pas comme un personnage devrait évoluer je suppose !

    Oui, c’est ce qui rend ce bouquin si chiant, purée… Un des bouquins lus pendant la scolarité qui m’a le plus marqué par sa chiantitude >.>



  • @sylareen interessant tes exemples dans les Manga. Dans beaucoup de recits de Manga, les personnages evoluent peu car l’intrigue importe plus que ce qu’ils apprennent sur eux meme (je pense par exemple à Bakuman ou Death Note). Pour un premiere cible jeune ou ado il est parfois aussi important de “fixer” les caractéristiques des personnages. Ce n’est cependant pas une généralité. Mais je note que meme dans les épopées (ces recits qui durent des années) comme Princesse Sarah ou Saint Seiya les personnages evoluent de maniere infime.



  • @damman a dit dans L'arc de transformation des personnages :

    @sylareen interessant tes exemples dans les Manga. Dans beaucoup de recits de Manga, les personnages evoluent peu car l’intrigue importe plus que ce qu’ils apprennent sur eux meme (je pense par exemple à Bakuman ou Death Note). Pour un premiere cible jeune ou ado il est parfois aussi important de “fixer” les caractéristiques des personnages. Ce n’est cependant pas une généralité. Mais je note que meme dans les épopées (ces recits qui durent des années) comme Princesse Sarah ou Saint Seiya les personnages evoluent de maniere infime.

    Je ne suis pas tout à fait d’accord.
    Tu cite Death Note, pourtant dans Death Note tous les persos évoluent pas mal. Je met sous spoiler pour éviter de spoiler ceux qui n’ont pas lu.

    ! Light qui est à la base un idéaliste, et qui devient complètement fou et se prend de plus en plus pour un dieu.
    L qui en vient à violer la loi pour son enquête, qui devient véritablement ami avec quelqu’un pour la première fois de sa vie.
    Mello qui était jaloux de Near mais qui finit par l’aider et se sacrifier pour coincer Kira.
    Matsuda qui était un joyeux guignol et qui devient finalement un des policiers les plus badass.

    D’ailleurs dans beaucoup de manga, l’évolution des personnages est une partie hyper importante du manga. Quelques exemples en vrac :

    ! -Dans Gunnm, toute l’intrigue tourne autour de la recherche d’humanité de Gally. Elle évolue énormément au cours du manga, au début elle agit comme une adolescente, mais ensuite elle va devenir une guerrière.
    -Dans Gantz, Kei Kurono est un lycéen blasé un peu connard sur les bords, et il finit par devenir un putain de héros.
    -Dans la Rose de Versailles, Oscar est une garde royale, une noble, mais elle finit par se ranger du côté de la Révolution.
    -Dans Nana, Nana Komatsu est une cruche qui tombe amoureuse de tous les types qu’elle croise, mais au fil du manga elle va devenir plus mature, faire de son mieux pour être responsable et être un support pour ceux qu’elle aime, malgré son connard de mari.

    Après, oui c’est sûr qu’il y a aussi des oeuvres où les personnages n’évoluent pas beaucoup. Ce que tu dis me semble juste, il faut “fixer” les caractéristiques des personnages. Mais il ne faut pas perdre de vue non plus qu’un manga ne se déroule pas sur quelques centaines de pages, mais parfois sur des dizaines de tomes, dont la publications prend parfois plusieurs années, donc l’évolution peut être plus lente.