Le suicide assisté



  • On m’a envoyé une vidéo qui m’a un peu surprise. Il paraît que c’est pas encore arrivé en France. Jme suis demandé si vous vous approuvez.

    Jacqueline Jencquel, une Française âgée de 74 ans, a décidé d’avoir recours au suicide assisté en janvier 2020 à Bâle, en Suisse. Pourtant, cette femme est heureuse et ne souffre d’aucune maladie dégénérative. Une décision prise en son âme et conscience qu’elle explique au micro d’Hugo Clément, journaliste pour Konbini News. Elle ne veut pas être traitée comme une petite, être un fardeau pour les gens, être abandonnée à elle même,etc.

    Vous trouverez la petite vidéo de son interview ici

    Êtes vous pour ou contre le suicide assisté ?
    Comprenez vous qu’on puisse le faire ?
    Le ferez vous si c’est possible dans votre Pays?



  • D’un autre côté c’est quand même la classe de choisir l’heure de sa mort comme pour dire à la mort qu’elle ne surprendra pas cette fois ni le défunt ni son entourage:ahah:



  • Je trouve scandaleux que ce ne soit pas encore légal en France. Devoir se gaver de médocs où se tirer une balle pour en finir, tout ça parce que les racines chrétiennes de la civilisation gnagnagna…



  • Je suis archi pour. On ne choisit pas de naître, je trouve, par contre, qu’on a le droit de choisir de mourir.



  • @keysersöze oui l’église catholique est contre. Il faut prendre des infirmières



  • Je comprend la démarche de cette femme, l’idée de ne pas vouloir pousser l’idée de vieillesse à son paroxisme, de ne pas vouloir devenir un poids grabataire pour ses enfants et de vouloir disparaitre avant. Si c’est en accord avec sa volonté et celle de ses proches, je n’y vois rien à dire.

    Le seul truc qui m’interpelle, c’est qu’elle se fixe une date un peu arbitraire : janvier 2020. C’est dans moins d’un an et demi. Elle se dit actuellement très bien portante, attachée à la vie, et rien ne nous permet d’affirmer qu’elle se portera plus mal à ce moment là.

    J’attend donc de voir. Mme Jencquel sera t’elle toujours des nôtres en février 2020 ? Ou bien s’offrira t’elle un petit sursis ?



  • @nwanda a dit dans Le suicide assisté :

    Je suis archi pour. On ne choisit pas de naître, je trouve, par contre, qu’on a le droit de choisir de mourir.

    Disons plutot de quand et comment mourir. Parce que mourir, on a pas vraiment le choix, on y passera tous.



  • Plus sérieusement moi je trouve que l’idée n’est pas mal rien qu’à voir comment les proches d’un défunt pleurent. Pouvoir dire au revoir au futur défunt, lui aussi qui dit et fait tout ce qu’il a prévu, il fait ses au-revoir aux siens,etc tout ça n’a pas de prix. Une fois le défunt parti, les pleurs sont moindres car on lui a dit au revoir et on sait que c’était sa volonté de partir à cette date.

    Mais le suicide a des inconvénients. Un prêtre nous disait que quand on se suicide, on voit pas Dieu. Dieu n’aime pas ces âmes qui se sont suicidés. Elles errent donc sur terre à pleurer jusqu’à ce que l’heure de leur mort (celle que Dieu a fixé) sonne. Et Ce n’est qu’à ce moment que leur âme suit son chemin.



  • @keysersöze a dit dans Le suicide assisté :

    Je trouve scandaleux que ce ne soit pas encore légal en France. Devoir se gaver de médocs où se tirer une balle pour en finir, tout ça parce que les racines chrétiennes de la civilisation gnagnagna…

    Les racines chrétiennes ne sont pas seules en cause.

    Il y a aussi Le serment d’Hippocrate, qui est prêté par les médecins, et dit que “Je ne provoquerai jamais la mort délibérément” (hors cas particuliers, comme la prolongation abusive des agonies)

    Ce serment n’a aucune valeur juridique, mais il conserve néanmoins une symbolique forte au sein de l’ordre des médecins.



  • @heureuse777 a dit dans Le suicide assisté :

    Mais le suicide a des inconvénients. Un prêtre nous disait que quand on se suicide, on voit pas Dieu. Dieu n’aime pas ces âmes qui se sont suicidés. Elles errent donc sur terre à pleurer jusqu’à ce que l’heure de leur mort (celle que Dieu a fixé) sonne. Et Ce n’est qu’à ce moment que leur âme suit son chemin.

    cet “argument contre” n’est valable que pour les croyants.
    En tant qu’athée 1000% convaincue, je peux me trucider tranquille ! Yes!!!



  • C’est une bonne chose. Les gens aujourd’hui le font dans la clandestinité, et souvent ca se passe très mal avec plusieurs jours d’agonie. Sans compter qu’une partie de la famille n’est pas mise au courant a cause de l’illégalité de l’acte. Le secret peut etre tenu au sein d’une fratrie avec un des enfants qui ne sait rien. C’est terrible, dans ces conditions les deuils sont atroces. Il faut légaliser cette pratique au plus vite.



  • @le-periannath Pour vivre avec une médecin (et avoir trainé avec un paquet d’autres) je peux te confirmer que ce qui compte de plus en plus dans la tete des jeunes médecins c’est l’idée d’écourter les agonies. Du moment que le patient a fait son choix, le médecin n’a plus qu’à s’y plier ou déléguer à un confrère s’il refuse de pratiquer une euthanasie. C’est l’affaire d’une ou deux génération avant que ce soit acté dans la loi.



  • @keysersöze a dit dans Le suicide assisté :

    @le-periannath Pour vivre avec une médecin (et avoir trainé avec un paquet d’autres) je peux te confirmer que ce qui compte de plus en plus dans la tete des jeunes médecins c’est l’idée d’écourter les agonies.

    Je sais, mes parents sont médecins et pensent la même choses.

    Ce qui rend le cas de Mme Jencquel particulier, vu qu’il n’y a pour l’heure pas d’agonie, à plus ou moins long terme.



  • La religion c’est le bouc émissaire facile pour le coup, on peut se poser mille questions qui n’aient pas à voir avec ça.

    Le suicide assisté pour les maladies graves OK, c’est sensé et ça devrait être généralisé sans débat : une personne qui souffre et dont il est certain qu’elle n’arrêtera pas de souffrir doit pouvoir dire stop, je ne veux plus souffrir. J’ai en tête l’exemple de Chantal Sébire dont la gestion a été un scandale infini alors qu’il aurait été propre de mettre un terme à sa vie comme elle le souhaitait. L’autre exemple qui me vient est celui de parents, ou plus généralement de proches qui souhaitent le maintien en vie contre l’avis du malade. Non. Chacun est maître de sa vie, et ne doit rien à personne. Les proches quels qu’ils soient n’ont pas leur mot à dire.

    Le cas présent maintenant.
    Cette femme va bien. Elle choisit de mourir à un moment précis où elle estime qu’elle deviendra un fardeau. Je trouve à la démarche de mort programmée qqc de malsain. Quid de possibles regrets à l’approche de cette date, voyant que finalement elle va toujours bien ? Quid de ceux qui vont mettre un terme à une vie encore saine ? Il est déjà difficile pour les médecins, qui sont des gens comme vous ou moi donc avec la conscience de la réussite ou de l’échec, de mettre un terme à une vie malade qui représente alors un échec (je n’ai pas réussi à faire mon travail, à rendre sa vie à cette personne, ni fait tout ce que je pouvais pour ça), alors savoir que tu vas te lever le matin pour aller arrêter une vie saine en sommes-nous tous capables ? Et se le demande-t-on pour des raisons ayant à voir avec la religion ?



  • Quelqu’un peut m’expliquer la différence entre euthanasie et suicide assisté ? C’est peut-être une question conne mais j’ai jamais compris ce qui différencie ces deux termes.

    Sinon je suis évidemment pour, la seule chose qui empêche la légalisation ce sont encore une fois ces putains de traditions religieuses, alors que la grande majorité des français s’en foutent et sont pour cette mesure, et qu’aucun dirigeant n’a pas encore eu les couilles de faire une loi par peur de froisser les tarés catholiques qui sont ultra-minoritaires mais qui font beaucoup de bruit.



  • Cependant On a pas choisit de venir au monde. Est ce que la décision d’y quitter nous revient ?



  • @heureuse777 a dit dans Le suicide assisté :

    Plus sérieusement moi je trouve que l’idée n’est pas mal rien qu’à voir comment les proches d’un défunt pleurent. Pouvoir dire au revoir au futur défunt, lui aussi qui dit et fait tout ce qu’il a prévu, il fait ses au-revoir aux siens,etc tout ça n’a pas de prix. Une fois le défunt parti, les pleurs sont moindres car on lui a dit au revoir et on sait que c’était sa volonté de partir à cette date.

    Mais le suicide a des inconvénients. Un prêtre nous disait que quand on se suicide, on voit pas Dieu. Dieu n’aime pas ces âmes qui se sont suicidés. Elles errent donc sur terre à pleurer jusqu’à ce que l’heure de leur mort (celle que Dieu a fixé) sonne. Et Ce n’est qu’à ce moment que leur âme suit son chemin.

    Tu as tes croyances et je les respecte.

    Néanmoins on va peut-être laisser la religion de côté et s’intéresser d’avantage aux aspect sociaux et humains du problème, lesquels sont d’avantage avérés.



  • @julius a dit dans Le suicide assisté :

    Quelqu’un peut m’expliquer la différence entre euthanasie et suicide assisté ?

    Il me semble que l’euthanasie est opérée par un praticien, un médecin (généralement dans un but d’abréger des souffrances irrémédiables), là où le suicide assisté consiste à fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu’elle se tue elle-même, peu importe ses motivations.



  • Ce débat a été tussuite souillé.

    Comme dirait Didier Super “quand on est convaincu qu’on a raison, on n’a plus besoin de se casser le cul à réfléchir” (ironiquement, il parle des cathos…)



  • @julius euthanasie le malade souffre.il est dans un coma d’où il se réveille pas,ou-bien il souffre mais y’a pas de traitement. Dans ces cas le malade ou sa famille peut demander l’euthanasie. Le medecin lui injecte ce qu’il faut pour qu’il meurt et cesse de souffrir.

    Le suicide assisté. La personne va bien.elle a plusieurs fois demandé l’injection létale. Un médecin vérifie qu’elle va bien mentalement. Elle a choisit le jour de sa mort pour diverses raisons personnelles.