Bait



  • Bait est un film d’horreur australo-singapourien de Kimble Rendall, sorti en 2012.

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    Il m’avait été indiqué par @vacou il y a plus d’un an, et à l’époque j’avais rédigé un pitch quasi-complet, que je re-poste ci-dessous sans complexe parce que j’ai pas honte de donner mon avis sous forme de pavé.

    Le film est trouvable en streaming… Des avis ? Vous avez aimé ?



  • C’est un huis-clos drôle, absurde et divertissant, j’espère que mon récit (moqueur) donnera envie ! Pardon d’avance pour la longueur de ce post.

    Je précise que les dialogues que je cite sont authentiques (je les ai simplement traduits en français).

    La scène d’ouverture pose d’emblée les éléments essentiels du film : 1) des beaux gosses 2) des dialogues creux 3) des réactions excessives 4) un requin en images de synthèse.

    Ce matin notre héros, Josh, a la gueule de bois. Heureusement qu’on nous le dit car c’est insoupçonnable tant il a le teint frais d’un bébé de pub. Les rayons du soleil dansent sur sa peau parfaite, et son corps irréprochable semble conçu pour nager; ça tombe bien car il est sauveteur en mer. Mais aujourd’hui il est barbouillé, et c’est son beau-frère qui le remplace en allant barboter au large, on ne sait pas trop pourquoi.

    Soudain, alors que Josh s’apprêtait à conclure sur la plage avec sa copine, un requin apparaît pour péter l’ambiance. Josh entre immédiatement dans une panique impressionnante, ce qui défie toute logique compte tenu de sa profession, a fortiori sur les côtes australiennes où il doit y avoir au bas mot 5 requins aperçus par jour.

    Mais soit. Il part en criant comme un damné, saute sur un jet ski, pendant que sa copine hurle à la mort (je n’exagère pas). Au final ils n’avaient pas tort de s’exciter puisque le beau-frère se fait effectivement dévorer par un requin anormalement agressif.

    Générique avec des nouilles alphabet :
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    Un an plus tard. Désormais Josh n’est plus sauveteur en mer, ça lui faisait faire des crises d’angoisse. Il travaille dans un supermarché, qui a la particularité de n’accepter comme employés ou clients que des beaux gosses portant des prénoms de surfeurs (Josh, Ryan, Jaimie, Kyle, et Tina).

    On ne sait pas si c’est une journée-type au supermarché, mais il y a, successivement : un vol à l’étalage, une intervention policière, un hold-up, une cliente tuée par balle, et enfin un tsunami qui vient nettoyer tout ça. Sale journée pour le gérant du magasin, mais comme il n’est pas sympa on s’en fiche.

    La vague inonde le supermarché, tuant des tas de gens. Heureusement il y a quelques rescapés, qui constituent un panel de la société australienne assez effrayant de bêtise. Certains sont blessés, et ils se réfugient au-dessus des rayonnages pour bavarder.

    Soudain l’un d’eux a un éclair de lucidité et s’écrie « il faut qu’on sorte d’ici, il faut trouver de l’aide ! ». No shit, Sherlock.
    Josh dit « j’y vais ! », car c’est le héros. Mais, et cela ne cessera de se répéter pendant tout le film, un autre type moins important se dévoue à sa place. Comme cet homme est gros et qu’on ne l’avait pas remarqué avant, on sait qu’il va mourir.

    Conformément à cette attente, il plonge et devient la première victime du requin qui s’est engouffré dans le magasin. Il meurt dans un plan ma foi très comique, où une fille s’efforce de le hisser par le bras alors que la tête du mec part indépendamment à la dérive.

    Le gérant, qu’on déteste déjà pas mal à ce stade, se montre débile en plus d’être méchant. Il s’écrie : « qu’est-ce qu’il y a dans l’eau ? qu’est-ce que c’est ? », alors que tout le monde a très distinctement vu un requin. Mais admettons, le type était peut-être en train de faire l’inventaire de son magasin pendant que tous les autres observaient le requin (?).

    S’ensuit une conversation fort intéressante où chacun y va de sa petite approximation sur la taille de la bête.
    Josh, qui s’y connaît, coupe court au débat et déclare que le requin doit bien mesurer 12 pieds. Alors le gérant s’énerve : « mais enfin, qu’est-ce que ça veut dire ? ». On espère une conversion vers le système métrique, mais non, Josh prend un air sérieux et annonce à la caméra : « ça veut dire qu’il y a un grand requin blanc de 12 pieds ici avec nous ».
    Musique dramatique.

    Ensuite les personnages élaborent des théories sur la psychologie du requin : « il est curieux », « il essaie de savoir si nous sommes comestibles ». On se demande pourquoi ils tentent de trouver une logique au comportement de l’animal, sachant qu’on nage dans l’invraisemblance la plus éclatante depuis le début (par ex. : des cadavres ensanglantés flottent partout mais le requin n’y touche pas, il a des goûts de luxe).

    Soudain, Josh dit qu’il faut couper l’électricité du supermarché car il y a un risque d’électrocution. Il est futé. Sauf que pour cela, il faut nager jusqu’au panneau électrique.
    Josh dit « j’y vais ! ». Mais encore une fois, c’est un autre type qui se dévoue. Cet homme intelligent annonce d’ailleurs qu’il a une idée, et dans le plan suivant on observe que l’idée en question a été mise en pratique avec brio :
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    :abba:
    Il y a donc une ellipse mystérieuse, durant laquelle on imagine que les personnages ont dû faire un petit atelier soudure avec des caddies, afin de constituer ce scaphandre seyant et totalement opérationnel.
    Ainsi le mec peut aller couper l’électricité en toute tranquillité, au nez et à la barbe du requin. Mais bon, comme il n’est pas Josh, il meurt finalement.

    Soudain, Josh voit une issue : les conduits d’aération au plafond ! Il dit : « j’y vais ! ». Mais le gérant du magasin se dévoue. Décidément on se demande si Josh aura sa chance de briller à un moment donné ! Le gérant s’encorde pour se hisser vers les conduits, et Josh lui dit bien, d’un air docte : « si vous arrivez à sortir d’ici, allez chercher de l’aide et revenez avec ». Heureusement que Josh est là quand même.

    Comme le gérant est odieux avec tout le monde depuis le début, on sait qu’il va mourir. Il périt donc, chopé au vol par le requin qui en a eu ras le bol qu’on le nargue et a décidé de faire des acrobaties hors de l’eau, ce qui est nettement plus payant que d’attendre que quelqu’un tombe.

    Un des protagonistes dit « bon j’en ai marre, on ne va pas rester assis et attendre que le requin nous mange les uns après les autres ! ». C’est vrai qu’à ce stade l’animal a avalé au moins 4 personnes entièrement, il fait sans doute une crise de boulimie.

    Il faut attraper le requin, et pour cela, une seule solution : le pêcher à la ligne. :huh: Un jambon pour l’appâter, un hameçon, et le tour sera joué !
    Il faut donc nager jusqu’au rayon boucherie-charcuterie du magasin, où il y a commodément des jambons et des crochets de boucher en libre-service. Josh dit « j’y vais ! ». Mais, je vous le donne en mille, quelqu’un d’autre se dévoue.

    Je m’arrête là pour ne pas spoiler la fin de cette comédie réussie.
    ❤




  • Animateurs

    Le trailer a l’air pas mal, ça a l’air débile mais ça passe.

    Mais j’ai cette impression étrange quand je regarde les acteur australiens et même les amis d’acteur australiens, ils sont tous beaux. Alors je sais pas si en Australie, la majorité sont beaux mais ça m’a frappé y a 6 mois de ça quand je matais une tof avec acteurs Australiens + potes d’acteurs. Alors peut-être qu’ils s’attirent entre eux les beaux gosses ou peut-être que c’est leur cool-attitude qui les rends attirant je sais pas. J’ai un faible pour british et australiens :sleep:

    Par contre, je me demande si c’est possible. Je sais que c’est une question con et c’est surement impossible mais je la pose quand même, c’est possible ? :nerdz:

    Genre cette situation :

    Tsunamie à la con, grosse grosse grosse grosse inondation et Requin “coincé” avec eux. En soit, c’est possible non, je me demande 🤔