L'open-space de travail [tripalium infernal]



  • Du lundi matin au vendredi soir.

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    P.S. : J’ai modifié le titre de ce topic initialement titré “Les posteurs de la semaine” en celui-ci pour une adaptation plus proche de la réalité.



  • Je suis là pour la crémaillère : où sont les petits fours et le champagne
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  • Vos expériences vécues en open-space de travail :

    Entre le collègue qui a une rinopharyngite et qui vous crache ses microbes en expectorant sans mettre la main devant sa bouche, celui qui écoute “sa” musique à fond sans écouteurs, l’autre qui rabâche dès midi moins le quart qu’il a trop faim miam miam + les portes des chiottes ou d’ascenseurs qui claquent, les papotages à voix haute qui vous empêchent de vous concentrer dont ceux sur portable en mode gueulante en faisant les cent pas sur l’open-space, les gzzzz, les bzzzz d’imprimantes ou de photocopieuses ou les shlock-blong entêtants des distributeurs de café & friandises, le bruit des talons qui martèlent le sol, la clim en panne qui poisse une concentration d’odeurs improbables de promiscuité.

    Bon lundi en espace ouvert de bureau ! :smiling_face_with_open_mouth:



  • Hahaha c’est en entendant certains témoignages qu’on s’estime un peu plus chanceux.
    Ben chez moi on nous donne des missions, on nous exige des résultats mais on nous donne zéro moyen. Même pas un stylo. A toi même de te débrouiller pour tout. zéro de chez zéro moyen. Alors c’est assez dur.
    Si j’en avais pas fait l’expérience ,j’y croirais pas.



  • Quelle horreur les open-space… Au moins dans un bureau si le collègue avec qui tu le partage te ponce le fondement tu peux l’envoyer paître d’un regard noir.



  • C’est étouffant je trouve. Je félicite ceux qui travaillent ainsi moi qui aime avoir mon espace personnel


  • Banned

    @keysersöze a dit dans L'open-space de travail [tripalium infernal] :

    si le collègue avec qui tu le partage te ponce le fondement

    Quelle expression inédite et charmante ! :lol:

    Et je n’ai jamais travaillé en open space, mais avec toutes les anecdotes que racontent mes proches qui sont dans cette situation, franchement je suis ravie d’y échapper. Le pire me semble être les problèmes d’hygiène (le collègue qui sent mauvais), suivi de près par le collègue qui ne s’arrête jamais de parler.



  • Ouais, les problèmes d’hygiène comme tu dis…

    Un jour on m’a collé un stagiaire à 1,50 m. Pas de souci sauf qu’il puait comme pas possible, une odeur rance à soulever le cœur. Pouah une infection ! Et ça tout le temps. Il avait des cheveux comme coiffés avec du beurre (pas du gel mais de la crasse). Et ça faisait marrer les collègues de voir ma tronche décomposée, évidemment ils étaient hors de portée des miasmes ces connards.

    Je ne pouvais plus tenir, j’avais trop la gerbe mais j’osais pas lui faire la remarque. C’était délicat de lui sortir un « Tu pourrais pas te laver gros dégueulasse, tu schlingues la mort ! ». Si ça se trouve il vivait dans un foyer sans salle d’eau ou dans la rue je ne sais pas… Alors je suis allé voir sa responsable en me disant qu’elle pourrait lui causer avec tact, un peu comme une maman à son enfant. Ça passerait mieux quoi, puis elle avait autorité. Ce qui fut fait, le lendemain et les jours qui suivirent il sentait bon le savon.

    Il a même pas demandé qui l’avait balancé. De toute façon j’ai jamais entendu sa voix, j’ai même cru qu’il était muet.



  • Le côté pervers de l’open-space, sous prétexte de fluidité dans les échanges et d’efficacité tralala machin, est qu’on peut avoir le collègue tout-de-suite-maintenant sous la main quitte à le déranger et à le déconcentrer dans son taf à longueur de journée (idem pour les flots de mails “urgents” encore plus sournois ceux-là).

    L’open-space est une violation de l’intimité et synonyme de souffrance au travail, c’est pour ça que nombre sont ceux qui tentent de reconstituer un semblant d’espace protecteur en s’entourant de peluches sur l’écran, photos, cactus et autres talismans rassurants. Même les cloisons à mi-hauteur d’homme censées procurer une protection n’y suffisent pas car le brouhaha passe au-dessus.

    C’est de la torture de ce que j’en pense. Et elle est la cause de nombreux arrêts de travail.



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    189 vues > ça m’intéresse, ça me/nous concerne.
    9 messages > je n’ose pas en parler, je préfère souffrir en silence dans mon open-space.



  • @keysersöze a dit dans L'open-space de travail [tripalium infernal] :

    Quelle horreur les open-space… Au moins dans un bureau si le collègue avec qui tu le partage te ponce le fondement tu peux l’envoyer paître d’un regard noir.

    Sauf que les bureaux individuels, à deux ou à trois coûtent cher en location au mètre carré.

    Ce “luxe” est presque terminé, il faut entasser le bétail producteur sur le même plateau, ce qui a pour conséquence de multiplier les regards noirs avec le climat délétère qui va avec.





  • Et nous en revenons à l’expérience de Milgram…
    https://www.lereboot.com/topic/6999/l-expérience-de-milgram

    Le morcellement des tâches principalement économiques et gestionnaires fait que chaque individu endosse tantôt le costume du bourreau, tantôt celui de la victime dans les open-space.

    N’héstez-pas à me porter la contradiction si je me trompe ? :unsure:



  • @aurel a dit dans L'open-space de travail [tripalium infernal] :

    Le côté pervers de l’open-space, sous prétexte de fluidité dans les échanges et d’efficacité tralala machin, est qu’on peut avoir le collègue tout-de-suite-maintenant sous la main quitte à le déranger et à le déconcentrer dans son taf à longueur de journée (idem pour les flots de mails “urgents” encore plus sournois ceux-là).

    Oui c’est vrai c’est dans les deux sens. on peut être parfois victime et parfois bourreau des autres.mais jpense que toutes ces personnes qui y bossent sont plus victimes que bourreau. Taquiner le collègue d’en face ça va deux minutes. Mais rien que le partage du même air à 10; 20 voire plus dans une même salle (fermée n’est ce pas?)pendant des heures est une torture pour moi en tout cas. Et c’est pas tout. 😐

    Dans ces conditions les heures de pose et les heures de sortie de soir sont des moments très attendus. On apprécie mieux que d’autres êtres humains le silence, le fait d’être dehors, de mieux respirer et d’être plus libre. :blissysmile: On est donc comparable à un prisonnier à la seule différence qu’on y sort tous les soirs nous (pas moi mais celui qui travaille sans l’Open space.) et qu’on est payé. on est donc un semi prisonnier. On fait de son chez soi un petit paradis propre, sentant bon et silencieux afin de se relaxer et profiter de cette vie quelques heures avant le lendemain matin.☺



  • Et c’est là que l’on félicite encore plus ces travailleurs qui ont une femme/et ou d’enfant


  • Le Club des Vieux

    @heureuse777 a dit dans L'open-space de travail [tripalium infernal] :

    Et c’est là que l’on félicite encore plus ces travailleurs qui ont une femme/et ou d’enfant

    WTF ??? qui ont une femme ???



  • @maléfique c’est la suite du message précédent maléfique. Ils sont à féliciter ceux qui ont femme et enfant car une fois à la maison le soir le calme n’est pas garanti


  • Banned

    @maléfique C’est normal de féliciter les hommes qui ont une femme, s’encombrer d’une femme c’est quand même courageux…



  • Big up à ceux qui travaillent en open space, je pourrais pas!



  • @honey réciproquement hein😄