C'est pas la joie...



  • Voilà, je ne sais pas vraiment à qui parler. Ca paraît un peu pathétique, mais depuis plus d’un an, je me suis retrouvé bien seul.

    J’ai perdu plusieurs amis, je ne parle plus à ma mère ni à mon beau père. Mon père est présent mais commence à être âgé et nous ne sommes plus vraiment sur la même longueur d’ondes.

    On va dire que je ne peut compter que sur moi même ce qui n’est pas facile du tout car je suis de nature anxieuse et très stressée. Je me tracasse donc pour le forem, pour les contributions, ma santé, mon avenir… tout ça me paraît full inquiétant et full “grave” alors que je suppose que certains traversent des épreuves bien plus dramatiques.

    Comme certains le savent ici, j’ai perdu mon boulot en juillet dernier suite à des soucis de santé (épilepsie). J’étais éducateur dans un service d’aide à la jeunesse pendant cinq ans.
    Depuis, je suis passé par la mutuelle et puis là, je suis au chômage.

    J’ai l’impression de ne plus faire partie de la vie active et à la longue, j’ai le sentiment que ça me détruit.
    Je me sens démuni, incompris et surtout bien seul.
    Je dois dire que j’ai une part de responsabilité là dedans, je suis quelqu’un d’hyper impulsif et de très sensible.

    Bref, j’ai quelques idées noires qui me reviennent et je pense que déposer quelques notes sur un forum que j’apprécie est adéquat.
    Je suis fatigué émotionnellement et psychologiquement.
    Je n’ai plus trop de goût à rien, je suis triste dès le matin, je fume énormément de pétard et parfois je prend des médicaments juste pour voir si ça va m’apaiser (alprazolan, trois à quatre voir plus).

    Je me suis mis en couple il y a quelques temps et ça fait du bien quelque part. Mais je reste éteint, pessimiste…

    Enfin, j’avais besoin d’exprimer mon mal être. Je ne veux pas être vu comme quelqu’un qui se plaint ou comme un assisté. Mais là, c’est dur, je pleure tout le temps, je maigris, j’ai parfois envie de partir.
    Je sens mon cerveau troublé et fatigué, j’ai aussi envie de rejoindre ma grande soeur là où elle se trouve.

    Ps: S’il vous plaît, ne me jugez pas et si c’est le cas, n’écrivez pas des trucs difficiles à digérer car franchement, j’ai plus vraiment la force d’accepter tout ça…

    Merci les amis.

    Guillaume.



  • Dépressif, seul, drogué, anxieux, stressé, impulsif… Que de qualités :prabbitsmiley:

    Pour compenser, tu devrais faire une liste de ce qui va bien chez toha, ça pourrait t’aider à voir les choses avec davantage de “recul”. Je connais des tas de gens qui ont une famille, un boulot (CDI qui plus est)… Mais qui trouvent le moyen d’être malheureux. Conclusion ? Ce ne sont pas les conditions matérielles d’existence qui font le bonheur, cey la perspective qu’on adopte qui y contribue :hehe:

    En te collant des étiquettes aussi dépréciatives, naon seulement tu ne portes pas un regard “juste” sur ton existence, mais en plus tu t’empêches d’aller mieux…

    Conseil d’une pute : quitte à être malheureux, autant gâcher le bonheur des zotres °_°



  • courage Guillaume, fais-toi aider si tu en as besoin, y’a aucun mal à ça

    ❤



  • Y’a rien de mal à écrire ici déjà. On est un peu tous une grande “famille” donc on est aussi là pour les moments comme ça.

    Tu as raison qu’écrire fait du bien et permet de soulager la douleur, c’est très bien de le faire.



  • Excusez moi hein les gens. Et guigui mon message n’est pas contre toi mais j’ai fais un constat en général.
    Fanchement jvous comprend pas quand vous dites j’ai pas d’amis j’suis alone en société, etc alors que vous savez que vous fermez vos inbox ou encore les gens vous écrivent et vous leur répondez pas. (jparle pas de moi car Je cherche à écrire à personne sur forum).
    Non mais sérieusement on peut pas vouloir une chose et son contraire.

    Ya Facebook pour retrouver ses amis. Et les forums de rencontre pour se faire des potes avec des gens qui n’ont eux aussi pas de potes donc jcomprend pas quel est le problème.



  • moi je le comprend, je n’ai aucune relation sociale en dehors de ma famille et de mon mari, je n’ai aucun ami et je peux comprendre que ça “choque” certains mais c’est une réalité la solitude



  • @heureuse777 Tout le monde n’a pas cette facilité à dépasser l’écran, et donc ne cherche pas forcément à se lier avec des gens IVL.



  • @spinopute L’idée de la liste, c’est exactement ce que j’ai proposé à une amie qui n’était pas bien il y a trois mois 😃

    Je sais que le regard que je porte sur moi n’est pas juste, je sais que je suis un gars bien, gentil et pas bête.
    Mais ça ne m’apporte absolument rien quand j’essaye de me valoriser.
    Mais je pense que ça passera, ça passe toujours avec le temps…



  • @eyda

    Je l’ai déjà fais il y a deux ans, mais ça n’a pas forcément marché. Puis ce sont encore des dépenses, je dois faire attention à tout.
    Merci beaucoup pour tes encouragements!



  • J’ai une vie sociale en fait. Mais elle ne m’apporte rien. Je vois les personnes pour passer le temps et ne pas rester seul mais je suis souvent perdu dans mes pensées.
    Pourtant, les gens sont gentils. Mais je ne ressens pas vraiment de sentiments ou d’émotions à leur égard. Même mon “copain” je fais semblant… il y’a quelque chose qui m’empêche de donner et de recevoir et ça me bouffe énormément…



  • @guigui ah oui c’est vrai que ça coûte je n’avais pas pensé à ça, mais en Belgique, y’a quand même les centres de guidance où tu peux parler à quelqu’un pour 4 euros je pense, je sais qu’après c’est la loterie, ça marche pas à tous les coups mais bon, il faut peut être réessayé… et sinon, ne t’amuse pas à “jouer” avec les xanax c’est très addictif comme médoc, moi j’ai eu une grosse dépression et je suis médicamentée, j’essaye de sortir de ça depuis des années maintenant



  • @eyda Oui, puis la weed aussi c’est pas le top.
    Souvent, j’attends impatiemment d’être le soir pour fumer tranquillement chez moi devant un film ou une émission. C’est tristement les meilleurs moments de mes journées quand je ne fais rien.

    J’ai entendu dire qu’une dépression était caractérisée par un mal être le matin. La déprime, elle, serait signifiée par un mal être présent le soir.

    Bon après, j’ai un copain depuis un gros mois. Je n’ai jamais véritablement été en couple et je pense que ça peut m’apporter quelque chose. Je n’ai jamais été amoureux, par contre, on a déjà été amoureux de moi et j’ai trouvé ça horrible car je n’étais absolument pas réceptif. Alors je me sentais souvent coupable de devoir terminer la relation.



  • @guigui
    En parler c’est la voix de la guérison , accroche toi la vie en vaut la peine .



  • Tu fais bien de te confier. C’est déjà un grand pas.

    Accroche toi ! :^_^:



  • Merci les copains 🙂



  • @Guigui moi j’étais mal tout le temps, du matin au soir, la nuit entière, c’était horrible, je ne trouvais aucun moment de répit, et j’étais même pas horriblement triste à pleurer, j’étais juste “pas bien” je réfléchissais à 100 000 à l’heure, mon cerveau était en surchauffe, j’ai été obligée de passer par la case psychiatre et médicaments, je m’en sortais pas autrement, mais c’est vrai que maintenant j’en chie avec ça quoi, ces médicaments qui sont devenus une béquille, j’arrive pas à avancer sans

    tu n’as pas à te sentir mal de mettre fin à une relation si les sentiments sont pas là, tu n’en peux rien ça, ça vient ou ça vient pas, c’est jamais facile de faire mal à quelqu’un mais c’est juste une question d’honnêteté, ça fait plutôt de toi un mec bien


  • Animateurs

    Courage @Guigui !
    hug

    J’aime bien l’idée suggéree plus haut d’essayer d’enumérer aussi tes qualités et les choses positives que tu as faites/que tu fais, histoire de ne pas resté focalisé sur les choses négatives.

    Ou peut-etre d’essayer de te concentrer sur un projet, quelque chose qui te tient a coeur. Tu pense pouvoir retravailler dans ta branche dans le futur, ou faire une reconversion? (je ne sais pas dans quelle mesure ta maladie est toujours présente et représente un frein pour bosser). Mon compagnon est aussi dans une phase de grosse dépression du matin au soir, sans aucun gout pour quoi que ce soit, depuis qu’il est au chomage et se sent “exclu” de la vie active. Ca va un peu mieux depuis qu’il se concentre sur un projet de reconversion pour trouver une branche qui lui plait et ou il y a des postes. Ce serait une possibilité pour toi?

    Courage en tout cas, on est la pour toi! :loveoninternet:



  • @silmaril Je pense que oui même si je suis toujours suivi par mon neurologue pour me stabiliser. J’ai fais une crise en janvier, une en février et deux en avril.
    J’ai cherché un peu dans ma branche mais sans savoir vraiment si je pourrais reprendre ou pas. J’ai aussi tenté de commencer une formation pour travailler dans une centrale d’appels d’urgence (mais c’était clôturé). A part ça, je n’ai pas vraiment avancé on va dire. Mais en même temps, la maladie à sa part de responsabilité.

    Je me sens aussi exclu, c’est juste horrible d’entendre mes proches parler de leur boulot, les voir fatigués ou dans le feu de l’action.


  • Animateurs

    @guigui ah mais oui, ca je comprends totalement, surtout quand tu as cette incertitude de pouvoir reprendre le boulot a cause de la maladie! Le rapport a ceux qui bossent est tellement dur, qu’on peut finir par vouloir eviter le contact avec les autres pour pas avoir a repondre aux questions a la con sur notre situation :lecid:

    J’ai connu ca il y a quelques années quand je me suis retrouvée au chomage pendant plusieurs mois, et la seule chose qui m’a empeché de sombrer c’était de me forcer a me lever tous les jours et de me fixer des objectifs quotidiens et a long terme (sport, avancer dans l’apprentissage d’une langue, preparer un projet professionnel, avancer dans mon binge-watching de séries :mred: ). Ca me permettait d’avoir le sentiment d’avoir bossé aussi et de ne pas culpabiliser a outrance d’etre au chomage.

    Une ancienne collegue est en arret depuis presque 2ans maintenant pour cause de maladie, et elle aussi arrive a maintenir son moral en se focalisant sur des activités qu’elle aime et pour lesquelles elle se fixe des objectifs (meme si la maladie la limite dans ce qu’elle peut faire).



  • @silmaril

    Bah justement, j’ai décidé d’adopter un chien un peu avant de perdre mon boulot (j’étais en maladie et j’avais le présentiment que j’allais être dégagé). J’ai donc adopté un basset hound, Cléo, que je vous ai déjà présenté ici je pense.

    Je vais souvent marcher dans un bois pas très loin avec Cléo. Le seul soucis c’est qui’il y a une multitude de tiques. Au delà du fait que je dois les enlever à Cléo (oreilles, nuques…) j’ai du en enlever un sur moi… et vaut mieux pas que j’écrive où cette saloperie était, j’ai faillis tomber dans les pommes quand je l’ai vu et que j’ai réalisé que j’allais devoir tirer sur cette “peau là”… depuis, je suis un peu traumatisé par ces putains de bois :lecid:
    Mais je vais mettre un pantalon, télécharger quelques musiques de Damien Rice, et y retourner avec mon chien. Ça m’apportait beaucoup mine de rien.
    Je pourrais reprendre l’escalade aussi mais chaud d’y aller seul…


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