Actuellement sur Le Reboot :

Séries :
12 septembre : American Horror Story (Saison 8, 1 er épisode)
Jeux vidéo :
14 septembre → : Shadow of the Tomb Raider
Animations :
Patchwork : Animaux au cinéma (→ 15 septembre)
Blind Test : La tête à l’envers

Première grève dans l’industrie du jeu vidéo française depuis sept ans


  • Admin

    21 salariés de la société parisienne Eugen Systems ont cessé de travailler depuis mercredi 14 février pour protester contre leurs conditions de travail.

    text alternatif

    C’est une situation rarissime dans le jeu vidéo. Vingt et un salariés sur la cinquantaine d’employés que compte l’entreprise de jeu vidéo Eugen Systems ont entamé une grève mercredi 14 février. Ils étaient encore une dizaine ce jeudi 15 février. Les grévistes dénoncent des « atteintes à [leurs] droits », comme des salaires inférieurs aux minimums légaux, des heures supplémentaires non comptabilisées et non rémunérées, ou encore des retards de paiement.

    Dans un communiqué relayé jeudi par le jeune Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo (STJV), fondé à l’automne dernier à l’initiative notamment d’un noyau de salariés d’Eugen Systems, les grévistes disent en être arrivés à ce mode d’action du fait du manque d’écoute de la direction. Selon eux, les entorses au droit du travail se sont même multipliées à mesure que les salariés mécontents faisaient remonter leurs griefs.

    Ils affirment que plusieurs employés ont été recrutés en tant que cadres, mais sont rémunérés selon la grille de salaire des techniciens. Avoir de l’ancienneté mais bénéficier du grade réservé aux débutants. Afficher un bac +4 mais percevoir la rémunération d’une personne sans diplôme.

    […]

    Passés sous le SMIC horaire

    L’entreprise, située dans le centre de Paris, est internationalement reconnue pour la qualité de ses jeux de stratégie militaire, comme R.US.E, Wargame et Act of Agression.

    Les salariés grévistes espéraient que la situation se réglerait en ce début d’année. « On attendait nos fiches de salaire de janvier pour considérer que les négociations [entamées il y a bientôt un an et demi, avec le soutien d’un avocat] étaient terminées », ont expliqué les salariés grévistes, réunis jeudi dans un pub à deux pas des locaux d’Eugen Systems.

    Las, dans les bulletins qu’ils découvrent finalement mercredi, les ajustements réalisés (et justifiés par courrier) par la direction ne sont pas suffisants à leurs yeux. « Les heures de paie apparaissent enfin, mais les salaires bruts ont diminué d’autant », rit jaune un des grévistes. Ce qui a déclenché la grève.

    Certains accusent par ailleurs la direction de leur avoir sciemment fait parvenir leurs bulletins de salaire le 14 février, avec deux semaines de retard, afin de ne pas perturber la sortie du dernier jeu d’Eugen Systems, Steel Division : Normandy 44, disponible depuis le 13 février.

    […]

    Source et suite : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/02/15/premiere-greve-dans-l-industrie-du-jeu-video-francaise-depuis-sept-ans_5257630_4408996.html



  • Boarf, de tous les boulots que j’ai fait, je n’en ai pas connu un seul qui permette de travailler dans des conditions saines. Qu’il s’agisse d’heures supplémentaires naon-rémunérées, une durée de travail illégale (plus de 6h de taf d’affilée), ou encore de travail dissimulé (un employé effectuant les tâches d’un supérieur sans en avoir le statut ni le salaire)… Y’a de tout dans le monde du travail, et l’industrie vidéoludique en fait partie.

    Cey bien que les salariés se mettent en grève, cey déjà difficile de réunir tout le monde pour effectuer une action commune, alors forcer des gens avides de fric à mieux rémunérer leurs employés, courage… :siffle:


  • Admin

    J’ai plusieurs potes qui bossent ou ont bossé chez eux, effectivement de ce que j’ai entendu c’est pas la joie, ce qui est assez terrible sachant que c’est une des plus grosses boîtes de JV du pays


  • Admin

    @prostipute je n’arrive pas à comprendre les gens qui acceptent de bosser des heures non rémunérées ou pour des queues de prunes. C’est bien à cause de ces gens-là que les employeurs se permettent n’importe quoi. Si personne ne se laissait faire ou n’en avait pas rien à foutre ça serait plus simple.



  • A la décharge des salariés, au final ils ne se laissent pas faire. Ils négocient (le truc à la mode) depuis 1 an et demi mais du côté patronat, ça ne bouge pas du tout. Ils font grève car ils n’ont pas le choix. Dans une autre époque ils auraient peut être d’abord été au prud’hommes, mais depuis la réforme du code du travail ça ne sert plus à rien.