Le syndrome d'épuisement au travail



  • J’avais envie de faire un petit topic sur le burnout avec une intro’ de présentation et tout, mais j’ai la flemme.
    Y’a déjà le topic, on verra plus tard pour la présentation, au fil du topic qui sera nourrit, j’espère, de vos expériences, vos avis, etc.



  • Mets un Japonais dans l’intro’. :trollface:

    Le sujet est intéressant ma foi, c’est un phénomène plutôt commun alors il y aura sûrement à dire.
    Dans mon cas je n’ai pas beaucoup baigné dans le milieu professionnel, mais du peu que j’ai vu ça m’étonne pas que certains ne tiennent pas. Il suffit d’un mauvaise ambiance pour que ça tourne très mal. C’est aussi commun dans le milieu scolaire, même si c’est plus encadré, entre la pression des devoirs et des attentes et des emmerdeurs ça peut aussi arriver.



  • Mais oui, l’épuisement concerne aussi le milieu scolaire/universitaire (on peut même aller plus loin, il y a aussi du burnout parental, des aidants familiaux, etc.) et les symptômes sont les mêmes ; démotivation, désintérêt pour la tâche voire dévalorisation de son travail, fatigue importante, trouble de l’humeur, …



  • Ah oui, c’est vrai ! Comme le coup de blues qui peut prendre les femmes après un accouchement. :hum: J’ai jamais vécu ça ceci-dit (je me demande pourquoi cette injustice).



  • @beanobecher

    Hahaha, j’ai vécu ce moment, partir de la maternité, enfiler un jean et sentir mon ventre vide, l’horreur après avoir passé quelques mois à caresser ce truc rebondi :ahah: j’ai chialé, chialé.

    Puis les jours passent, je pleure pour un oui ou pour un non, bilan sanguin, la bestiole ( ❤ ) que j’avais mis au monde m’avait pompé tout mon magnésium.

    Tout est rentré dans l’ordre après une bonne cure de magnésium, mais je pense que pour beaucoup de femmes c’est plus complexe, il y a de vrais baby blues.



  • Jamais de burn out au boulot, plutôt des bore -out qui m’ont amenés à démissionner pour recommencer de nouvelles expériences plus motivantes, je me suis toujours vite lassée, toujours eu besoin de nouveaux challenges. En gros j’ai changé de taf tous les 5 ans :mrgreen:



  • @chibi

    On entend beaucoup parler de charge mentale, j’imagine aisément combien ça doit être lourd à porter pour une personne d’avoir à gérer toute l’organisation de la famille s’il y a beaucoup d’enfants et si le mari ou l’épouse en est un lui-même, cela additionné à des horaires/travail de fou , de longs trajets… que sais-je encore?

    Non, je préfère ne pas y penser, ça m’épuise déjà :cryhappy:



  • @eleha a dit dans Le syndrome d’épuisement au travail :

    @beanobecher

    Hahaha, j’ai vécu ce moment, partir de la maternité, enfiler un jean et sentir mon ventre vide, l’horreur après avoir passé quelques mois à caresser ce truc rebondi :ahah: j’ai chialé, chialé.

    Puis les jours passent, je pleure pour un oui ou pour un non, bilan sanguin, la bestiole ( ❤ ) que j’avais mis au monde m’avait pompé tout mon magnésium.

    Tout est rentré dans l’ordre après une bonne cure de magnésium, mais je pense que pour beaucoup de femmes c’est plus complexe, il y a de vrais baby blues.

    :wiiii:
    C’est quand-même la seule fois où les femmes pleurent pour avoir perdu du ventre. :hum:
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  • J’comprends pas ceux qui font une telle dépression ; dans mon optique, cey la santé d’abord. Un jour, mon patron m’a dit “un employé stressé est un employé qui bosse vite, donc quand un de nous est stressé, on vous communique notre stress pour que vous vous activiez”. Depuis, ben j’ai pour principe de ralentir la cadence quand on me dit d’aller plus vite :batsmile:

    En fait faut le voir d’un regard extérieur, et on s’aperçoit souvent que notre entourage trouve complètement délirant les contraintes qu’on nous impose au travail ou à l’école… Faut savoir imposer ses propres limites au travail qu’on exige de nous :hehe:


  • Le Club des Vieux

    @eleha a dit dans Le syndrome d’épuisement au travail :

    Jamais de burn out au boulot, plutôt des bore -out qui m’ont amenés à démissionner pour recommencer de nouvelles expériences plus motivantes, je me suis toujours vite lassée, toujours eu besoin de nouveaux challenges. En gros j’ai changé de taf tous les 5 ans :mrgreen:

    Pareil, je sors d’un bore-out et c’est pas agréable à vivre


  • Admin

    @eleha a dit dans Le syndrome d’épuisement au travail :

    Jamais de burn out au boulot, plutôt des bore -out qui m’ont amenés à démissionner pour recommencer de nouvelles expériences plus motivantes, je me suis toujours vite lassée, toujours eu besoin de nouveaux challenges. En gros j’ai changé de taf tous les 5 ans :mrgreen:

    Moi c’est tous les 6 mois :cryy: La ca fait 15 mois que je suis dans la meme boite, j’attends avec impatience que quelque chose bouge… C’est assez effrayant d’etre instable a ce point



  • Je soumets à votre critique un document que j’essaye de produire pour diffusion en intra :

    1) Qu’est ce que le burnout ?
    Burnout = anglicisme qui désigne le syndrome d’épuisement au travail.
    C’est un épuisement professionnel lié à l’accumulation de stress -> les pressions et les contraintes de l’environnement débordent les ressources (échec de la nécessité d’adaptation).

    2) Qu’est ce que la fatigue ? Comment fonctionne l’énergie ?

    • Fatigue : état normal et de courte durée, dont les moyens habituels de récupération fonctionnent efficacement.
    • Lassitude : installée sur la durée, il y est plus difficile de se ressourcer.
    • Epuisement: fatigue insidieuse à récupération lente, qui ne se voit pas avec disparition des capacités physiques et émotionnelles. Perdure la possibilité de se questionner sur la source de l’épuisement. L’épuisement ne conduit pas toujours à a dépression, mais elle touche systématiquement à la motivation.
      Métaphore du compte en banque énergétique :
      Certaines activités comme une tâche ou une mission professionnelle nous prennent de l’énergie, il y a un retrait d’énergie.
      Les activités agréables et valorisantes, les marques de reconnaissance, de succès, etc. sont des dépôts qui garnissent le compte en banque, ce sont les retours d’énergie.
      L’épuisement est une faillite énergétique ; lorsqu’il n’y a plus de retours pour compenser suffisamment les dépenses énergétiques, le compte en banque se retrouve dans le négatif.

    3) Quels sont les signaux d’alarme ?

    • Fatigue profonde, physique et psychologique, qui s’installe insidieusement
    • Stress, angoisse, douleurs physiques
    • Troubles du sommeil, troubles du l’humeur
    • Perte d’intérêt, de motivation, sentiment d’échec, d’impuissance, de culpabilité parfois.
      => Lorsque le glissement s’opère, il est souvent difficile de s’autoriser à le dire (culpabilité, refus d’acceptation). Parfois même on s’habitue au stress chronique, les symptômes disparaissent, avant de revenir de manière fulgurante.

    4) Comment repérer et prévenir l’épuisement professionnel ?
    Cf. échelle d’autoévaluation du burnout (MBI) : comprendre sa situation, et s’autoriser à demander de l’aide (auprès de l’encadrement, du médecin traitant, de la médecine du travail, …).

    Proposition d’analyse de situation « je, tu, contexte » (responsabilité partagée) :
    Je = c’est moi
    Tu = c’est l’autre, ou les autres
    Contexte = c’est l’environnement : situation, maladie, entourage, normes, etc.
    Toutes les situations travaillent avec ces trois instances, à différents degrés de responsabilité.

    Réajustement des projets et des investissements personnels, repérage de la motivation et des motifs d’action ; l’épuisement vient de l’investissement en pure perte.



  • @prostipute a dit dans Le syndrome d’épuisement au travail :

    J’comprends pas ceux qui font une telle dépression ; dans mon optique, cey la santé d’abord. Un jour, mon patron m’a dit “un employé stressé est un employé qui bosse vite, donc quand un de nous est stressé, on vous communique notre stress pour que vous vous activiez”. Depuis, ben j’ai pour principe de ralentir la cadence quand on me dit d’aller plus vite :batsmile:

    En fait faut le voir d’un regard extérieur, et on s’aperçoit souvent que notre entourage trouve complètement délirant les contraintes qu’on nous impose au travail ou à l’école… Faut savoir imposer ses propres limites au travail qu’on exige de nous :hehe:

    En même temps t’en pas dans une ambiance trop chiante. Si t’avais des collègues de merde tu t’amuserais pas autant. è_é 😞



  • Dans mon cas, quand j’ai eu des perte de motivation c’était plus à cause de l’ambiance que du travail en lui-même. Il suffit que tu ais des profs et des camarades de merde pour te dégoûter du travail ou du lieu d’étude.



  • Je me demande si c’était judicieux de mettre ce sujet dans “sciences humaines” :hum: ce serait probablement mieux dans “études et travail”.



  • @chibi Avoue que t’as peur que ton topic soit noyé au milieu de tous les topics de philosophes.



  • La reconnaissance de l’épuisement professionnel n’est pas claire pour moi.

    On sait avec ce texte que les pathologies psychiques peuvent être reconnues comme maladies professionnelles :

    Les pathologies psychiques peuvent être reconnues comme maladies d’origine professionnelle, dans les conditions prévues aux quatrième et avant-dernier alinéas du présent article. Les modalités spécifiques de traitement de ces dossiers sont fixées par voie réglementaire.

    Mais on trouve ici (mars 2015) ceci :

    Le burnout ne fait actuellement pas l’objet d’un diagnostic officiel dans les classifications médicales de référence que sont la Classification internationale des maladies (CIM-10) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-V) de l’Association américaine de psychiatrie. Ainsi il ressort de ces classifications médicales que le burnout ne se caractérise pas par un «diagnostic clinique» unique et précis, faisant état à la fois de symptômes et de causes bien établis. En revanche, il est défini comme un syndrome – le syndrome d’épuisement professionnel – qui regroupe un ensemble de signes cliniques et de symptômes qui apparaissent progressivement chez l’individu, sans pour autant se référer à un élément causal dans sa définition.

    Je remets le lien une deuxième fois parce que je conseille vivement la lecture de ce petit guide que je trouve plutôt clair et bien fichu dans la démarche d’aide et de reconstruction.



  • @honey mais carrément 😨

    Non mais le mettre dans sciences humaines me permettait de traîner sur le forum en toute bonne conscience “ouais je viens parler du burnout avec vous parce que je suis en train de travailler dessus au boulot”.



  • @honey a dit dans Le syndrome d’épuisement au travail :

    @chibi Avoue que t’as peur que ton topic soit noyé au milieu de tous les topics de philosophes.

    On se moque des philosophes par là ?
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  • @chibi a dit dans Le syndrome d’épuisement au travail :

    Je soumets à votre critique un document que j’essaye de produire pour diffusion en intra :

    1) Qu’est ce que le burnout ?
    Burnout = anglicisme qui désigne le syndrome d’épuisement au travail.
    C’est un épuisement professionnel lié à l’accumulation de stress -> les pressions et les contraintes de l’environnement débordent les ressources (échec de la nécessité d’adaptation).

    2) Qu’est ce que la fatigue ? Comment fonctionne l’énergie ?

    • Fatigue : état normal et de courte durée, dont les moyens habituels de récupération fonctionnent efficacement.
    • Lassitude : installée sur la durée, il y est plus difficile de se ressourcer.
    • Epuisement: fatigue insidieuse à récupération lente, qui ne se voit pas avec disparition des capacités physiques et émotionnelles. Perdure la possibilité de se questionner sur la source de l’épuisement. L’épuisement ne conduit pas toujours à a dépression, mais elle touche systématiquement à la motivation.
      Métaphore du compte en banque énergétique :
      Certaines activités comme une tâche ou une mission professionnelle nous prennent de l’énergie, il y a un retrait d’énergie.
      Les activités agréables et valorisantes, les marques de reconnaissance, de succès, etc. sont des dépôts qui garnissent le compte en banque, ce sont les retours d’énergie.
      L’épuisement est une faillite énergétique ; lorsqu’il n’y a plus de retours pour compenser suffisamment les dépenses énergétiques, le compte en banque se retrouve dans le négatif.

    3) Quels sont les signaux d’alarme ?

    • Fatigue profonde, physique et psychologique, qui s’installe insidieusement
    • Stress, angoisse, douleurs physiques
    • Troubles du sommeil, troubles du l’humeur
    • Perte d’intérêt, de motivation, sentiment d’échec, d’impuissance, de culpabilité parfois.
      => Lorsque le glissement s’opère, il est souvent difficile de s’autoriser à le dire (culpabilité, refus d’acceptation). Parfois même on s’habitue au stress chronique, les symptômes disparaissent, avant de revenir de manière fulgurante.

    4) Comment repérer et prévenir l’épuisement professionnel ?
    Cf. échelle d’autoévaluation du burnout (MBI) : comprendre sa situation, et s’autoriser à demander de l’aide (auprès de l’encadrement, du médecin traitant, de la médecine du travail, …).

    Proposition d’analyse de situation « je, tu, contexte » (responsabilité partagée) :
    Je = c’est moi
    Tu = c’est l’autre, ou les autres
    Contexte = c’est l’environnement : situation, maladie, entourage, normes, etc.
    Toutes les situations travaillent avec ces trois instances, à différents degrés de responsabilité.

    Réajustement des projets et des investissements personnels, repérage de la motivation et des motifs d’action ; l’épuisement vient de l’investissement en pure perte.

    Ajouter un paragraphe “qui sont les personnes (profils) susceptibles de faire un burn out” ou moins “Armees” face au burn out.
    Car on retrouve , il me semble, des similitudes de caractère ou de personnalité chez la majorité de ceux qui font un burn out.

    ??



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