L’Europe ne veut plus d’huile de palme à la pompe


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    L’utilisation de l’huile de palme dans des secteurs comme la nourriture ou les cosmétiques a déjà diminué en Europe, mais elle a augmenté dans le domaine des biocarburants.

    Le Parlement européen se prononce ce mercredi sur la suppression totale de l’huile de palme dans les carburants en 2021. Il l’accuse d’être responsable d’une déforestation trop importante.

    Une intention louable

    En 2009, une directive européenne a encouragé le mélange de cultures alimentaires – huile de colza, soja ou palme… – dans les carburants. L’intention était bonne : il s’agissait de diminuer la dose de pétrole, gros émetteur de gaz à effet de serre (GES).

    L’UE s’apprête à faire marche arrière. Le Parlement devrait bannir aujourd’hui, à Strasbourg, le plus polluant, le biodiesel issu d’huile de palme. Si rien ne change, selon une étude du cabinet Ecofys de 2016, sept millions d’hectares de prairies et de forêts, pièges naturels à carbone, vont disparaître.

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    Pas de traçabilité

    L’huile de palme avance masquée. « Lorsque vous achetez un gâteau ou du chocolat, la présence d’huile de palme est mentionnée sur l’emballage. Quand vous allez dans une station essence, rien ne vous indique que votre carburant en contient », déplore Laure Buffet, de l’organisation bruxelloise Transport & Environnement.

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    Tous les agro-carburants concernés ?

    Une étude financée par l’UE et publiée en 2016* a révélé que le biodiesel produit à partir de l’huile de palme était trois fois plus polluant que le diesel traditionnel. À terme, « il faudrait interdire tous les biocarburants dits de première génération », estime Philippe Lamberts, eurodéputé Verts. Pour l’instant, les carburants à la pompe contiennent en moyenne 4 % d’huiles alimentaires. La droite (PPE) a déposé un amendement pour grimper à 7 %.

    Source et suite : ouest-france.fr

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