Violences et escroqueries, les méthodes extrêmes de l'école catholique l'Angélus


  • Admin

    Punitions physiques, agressions sexuelles, privation d’aliments… La justice a ouvert une enquête sur l’école hors contrat l’Angélus, située dans le Cher et fermée depuis vendredi.

    alt text

    L’opération a été préparée dans la plus grande discrétion. Pour “bénéficier d’un effet de surprise” et “éviter que preuves soient dissimulées”, selon les mots d’une source proche de l’enquête. L’école catholique hors contrat L’Angélus, installée depuis 2010 à Presly (Cher), a été l’objet vendredi dernier d’une vaste perquisition menée par la gendarmerie. Une soixantaine d’élèves ont été auditionnés tandis que le directeur de l’établissement, l’abbé Régis Spinoza, 46 ans, a été placé en garde à vue.

    Les pratiques et le fonctionnement de cette école, qui accueille 109 élèves, sont dans le collimateur de la justice à la suite de plusieurs dénonciations. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bourges pour “violences sur mineurs de moins et de plus de 15 ans par personne ayant autorité”, “agressions sexuelles”, “privation d’aliments”, “travail dissimulé” et “escroquerie”. Dans l’attente des investigations, l’établissement a été fermé jusqu’aux vacances scolaires par arrêté préfectoral.

    Comment les faits ont-ils été découverts ?

    C’est d’abord un signalement qui a été transmis par les parents d’une fratrie scolarisée dans l’établissement au service départemental de l’Education nationale. Dans cette plainte, dont une copie est parvenue le 22 mars à la justice et à l’archevêché, ils décrivent des sévices infligées aux élèves par des membres de l’encadrement mais aussi par d’autres camarades plus âgés. En parallèle, des témoignages accablants d’anciens enseignants sont recueillis et viennent conforter qu’il ne s’agit pas de cas isolés.

    “Dès le départ, nous avons voulu vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un règlement de comptes ou d’une vengeance. Au fil des investigations, cette piste ne semblait plus tenir. Au contraire, les soupçons ont été corroborés et de possibles nouvelles infractions ont été découvertes”, explique le procureur de la République de Bourges, Joël Garrigue, à L’Express. Les faits dénoncés concernent au moins l’année écoulée. Mais l’enquête doit déterminer s’ils ne s’étendent pas sur des périodes plus anciennes. L’école n’a jusqu’ici jamais fait parler d’elle. En tant que “hors contrat”, elle ne fait l’objet de contrôles que tous les cinq ans.

    Que révèlent les témoignages ?

    Sur la soixantaine d’élèves déjà auditionnés, environ un tiers d’entre eux ont déclaré aux enquêteurs du groupement de la gendarmerie du Cher avoir subi ou constaté des maltraitances. Outre les punitions physiques, certains ont expliqué avoir été forcés d’effectuer des corvées de ménage, telles que le nettoyage de l’école ou l’entretien de la chaudière à bois. “Et encore, quand le chauffage voulait bien fonctionner. Car visiblement, ce n’était pas toujours le cas en hiver”, relate une source proche de l’enquête.

    alt text

    L’école, qui fonctionne comme un internat, accueille des élèves de la petite section à la terminale, mixte d’abord et seulement de sexe masculin à partir du collège. Des témoins ont décrit aux gendarmes un fonctionnement hiérarchique entre élèves: les plus âgés seraient nommés “auxiliaires” et chargés de surveiller et punir les plus jeunes, “parfois avec des claques”. Sur France Info, un ancien écolier qui a quitté l’établissement a raconté avoir subi des brimades et s’être vu privé de nourriture lorsqu’il refusait de “faire tous les lits de la chambre”.

    Enfin, trois élèves auditionnés ont assuré avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part de l’abbé Spinoza. “Selon eux, le directeur avait ses préférences et avait un comportement équivoque. Il aurait fait monter des élèves sur ses genoux et aurait pratiqué des caresses et des massages déplacés”, précise la même source proche de l’enquête. En garde à vue, l’intéressé a nié les faits.

    Quels sont les dysfonctionnements constatés ?

    […]

    Source et suite : lexpress.fr


  • Community Manager

    @Ratonhnhakéton a dit dans Violences et escroqueries, les méthodes extrêmes de l'école catholique l'Angélus :

    Quels sont les dysfonctionnements constatés ?

    Ah bah l’agression sexuelle déjà c’est pas mal nan?


  • Admin

    @oranginita ce n’était pas une question mais le titre du paragraphe suivant. J’avais oublié de mettre des points de suspensions. :p


  • Community Manager

    @Ratonhnhakéton J’avais compris, mais comme je suis une boute en train…


  • Team

    C’est quoi le principe d’une école hors contrat ? (En dehors des contrôles tous les 5 ans)


  • Admin

    @oranginita Comme Christine ? :unsurecouette:


  • Admin

    @oranginita Prends garde, la concurrence est rude. :mrgreen: