19 septembre: Europa League ⚽
20 septembre → Criminal - Saison 1 (Netflix) 📺
20 septembre : First Wives Club - 1x01 📺
20 sept 2019 → Zelda :Link’ Awekening🎮

Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée"


  • Admin

    Florent de Bodman, du groupe de réflexion Terra Nova, a dénoncé sur franceinfo mercredi, les critères d’attribution “très opaques” des places en crèche, et leur système inégalitaire.

    alt text

    Terra Nova ambitionne de renouveler la politique de la petite enfance. Le groupe de réflexion a publié mercredi 31 mai un rapport qui dénonce les inégalités territoriales dans l’accès aux modes de garde.

    Florent de Bodman est co-auteur du rapport “Investissons dans la petite enfance. L’égalité des chances se joue avant la maternelle”. Ce responsable de projets d’innovation pédagogique en crèche pour l’Agence nouvelle des solidarités actives a expliqué sur franceinfo, qu’à partir de 4 ans, un enfant de famille défavorisée “a entendu, en moyenne, 30 millions de mots de moins qu’un enfant de famille aisée”.

    Vous dites que les inégalités se creusent dès la crèche, comment le constatez-vous ?

    Florent de Bodman : Si on veut éviter les difficultés des enfants à l’école, il faut intervenir avant leur entrée à l’école, donc quand ils sont encore à la crèche. À l’âge de quatre ans, un enfant issu d’une famille défavorisée a entendu en moyenne, 30 millions de mots de moins qu’un enfant de famille aisée. Ces enfants maîtrisent un vocabulaire plus faible et donc dès le départ, les chances de réussite à l’école sont plus faibles.

    Quelles sont les conséquences à moyen et à plus long terme pour ces enfants de familles défavorisées ?

    Les enfants accueillis dans une crèche de très bonne qualité pédagogique ont deux fois plus de chance d’aller à l’université que des enfants de milieux défavorisés qui n’ont pas été en crèche. Si un enfant est dans une famille défavorisée, seulement 5% de ces enfants ont une place en crèche alors que ce chiffre est de 22% pour les enfants de famille aisée, c’est presque cinq fois plus élevé.

    Quelles sont vos recommandations ?

    Notre première recommandation est de créer 40 000 places de crèches dans les 5 ans qui viennent dans les zones rurales sous-dotées en crèche et dans les quartiers populaires en créant une aide financière supplémentaire de l’État pour ces crèches. Il y a aussi les critères d’attribution des places qu’il faut prendre en compte, alors que souvent, aujourd’hui, c’est très opaque. Notre deuxième recommandation, c’est donc d’avoir une transparence complète sur les procédures d’attribution des places et aussi de donner plus de poids aux critères sociaux pour l’attribution de ces places. La transparence, c’est le meilleur moyen de mettre tout le monde à égalité. L’État pourrait promouvoir ces méthodes. On a chiffré ce plan à un peu moins de 500 000 millions d’euros.

    Source et interview audio : francetvinfo.fr



  • Je comprends pas que ce problème de manque de crèches n’ait pas été pris à bras le corps depuis des décennies. Je me répète sans doute, mais ça me rend dingue qu’en France on fasse des économies monstrueuses sur l’éducation et la santé, alors que ce devrait être la priorité.
    En crèche il n’y a pas que l’exposition à une pédagogie qui me semble utile, les enfants se socialisent énormément dès la petite enfance, et tous ceux qui sont gardés seuls par une nounou n’ont pas cette opportunité (d’être avec d’autres enfants, d’apprendre à partager, à vivre en société) qui ne devrait pas être un privilège mais un droit.
    Déjà que beaucoup de parents actuels élèvent leurs enfants comme des pachas protégés de tout, “les autres c’est des méchants, mon fils c’est le meilleur, il faut qu’il écrase les autres, vive l’individualisme”, en bref déjà que les parents actuels sont majoritairement de grosses tanches ineptes, si en + on les empêche de mettre leurs enfants dans des lieux de vie sociale, encadrés par des personnels compétents dans le domaine de l’éducation…

    (ça se sent que je m’enflamme ou pas?)



  • Je croyais que la crèche était au contraire pour les parents à plus faibles revenus. J’ai pas tout compris :teubasse:

    Je suis vraiment étonnée de ces informations parce que pour moi la crèche est la solution la plus simple ; beaucoup d’enfants pour peu de personnel. Les enfants sont plus souvent avec d’autres enfants que des adultes (donc pas de diversité dans le langage).
    En nourrice, il y a peu d’enfants en même temps donc ils ont davantage l’opportunité de diversifier les activités avec l’accompagnement de l’adulte.

    Mais visiblement je suis dans le faux.



  • Non seulement l’enfant défavorisé entend moins de mots, mais il y a aussi toutes les “chances” que les mots qu’il entend soient pas les mêmes et relèvent d’un vocabulaire familier voire fantaisiste.



  • @Chibi a dit dans Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée" :

    Je croyais que la crèche était au contraire pour les parents à plus faibles revenus. J’ai pas tout compris :teubasse:

    Je suis vraiment étonnée de ces informations parce que pour moi la crèche est la solution la plus simple ; beaucoup d’enfants pour peu de personnel. Les enfants sont plus souvent avec d’autres enfants que des adultes (donc pas de diversité dans le langage).
    En nourrisse, il y a peu d’enfants en même temps donc ils ont davantage l’opportunité de diversifier les activités avec l’accompagnement de l’adulte.

    Mais visiblement je suis dans le faux.

    Chaque ville a une politique différente quant à l’attribution des places en crèche, mais globalement il y a un gros manque de place donc les demandes sont à fournir parfois tellement longtemps avant la naissance que c’en est grotesque (genre t’appelles la crèche entre deux tentatives de conception). Dans beaucoup de villes, les critères prioritaires pour l’obtention d’une place sont la monoparentalité ou le fait que les enfants sont des jumeaux, donc les revenus n’entrent pas forcément en compte.


  • Banned

    Ça ne les empêchera pas d’être iingénieurs.
    J’ai plein d’ingés ou de docteurs en info qui pipent pas un mot de ce que je dis quand je sors du vocabulaire info ou du vocabulaire de base. J’arrête pas de leur apprendre de nouveaux mots qu’ils ne retiennent même pas.
    C’est pas qu’une histoire de milieux, y’a ausi une capacité de retenir et de connaissances de l’étymologie de la langue.
    Quoi que, pas mal sont issus de milieux modestes (c’est mon cas aussi). Le seul qu’a de très bonnes bases et un bon vocabulaire et l’autre ingé dev pédé… marrant.



  • @Albedo a dit dans Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée" :

    Ça ne les empêchera pas d’être iingénieurs.
    J’ai plein d’ingés ou de docteurs en info qui pipent pas un mot de ce que je dis quand je sors du vocabulaire info ou du vocabulaire de base. J’arrête pas de leur apprendre de nouveaux mots qu’ils ne retiennent même pas.
    C’est pas qu’une histoire de milieux, y’a ausi une capacité de retenir et de connaissances de l’étymologie de la langue.
    Quoi que, pas mal sont issus de milieux modestes (c’est mon cas aussi). Le seul qu’a de très bonnes bases et un bon vocabulaire et l’autre ingé dev pédé… marrant.

    Donc parce que certaines personnes réussissent leur vie professionnelle sans vocabulaire il ne faut pas s’inquiéter du manque d’exposition au vocabulaire ?


  • Admin

    @oranginita Nan mais on s’en bat les youk du vicabulaire. L’important c’est d’faire d’lâ thune. Et quand t’as d’la thune bah tu te fais d’la meuf. Wé.

    désolé pour ce troll :blushing:



  • J’aurais eu la même logique que @Chibi perso, à penser qu’être au contact d’adultes avec 1 adulte pour moins d’enfants favoriserait le vocabulaire. Peut-être moins la vie en société en revanche.



  • @Honey J’ai pas compris les choses comme ça, mais ma compréhension du truc me paraît nettement moins politiquement correcte que la vôtre : les enfants de crèche sont exposés à davantage de vocabulaire, ou à un vocabulaire plus riche, parce qu’en crèche ils sont entourés de professionnels du monde éducatif, alors qu’à la maison leurs géniteurs sont incultes et ne leur parlent que de Debbie des Marseillais vont à Cancun.
    :spring:


  • Admin

    Est-ce que ces professionnels de la petite enfance ont vraiment un vocabulaire riche, ou au-dessus de la moyenne ? C’est la question, je n’en mettrais pas ma main à couper.



  • @Ratonhnhakéton a dit dans Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée" :

    Est-ce que ces professionnels de la petite enfance ont vraiment un vocabulaire riche, ou au-dessus de la moyenne ? C’est la question, je n’en mettrais pas ma main à couper.

    Je n’en sais rien. Une seule chose est affirmée dans l’article : un enfant issu de milieu favorisé a de meilleures chances de réussir à l’école.



  • @oranginita ah oui, je n’avais pas en tête l’option rester à la maison avec les parents. Je parlais uniquement de l’opposition nourrice/crèche.
    Et je rejoins @Ratonhnhakéton, les personnels de crèche n’ont pas nécessairement un vocabulaire plus élaboré, ils apprennent surtout les stades du développement (et donc comment les accompagner), comment parler à l’enfant (genre ne pas dire “maman” mais “ta maman”) et les soins de base.


  • Admin

    @oranginita ce qu n’a rien de très étonnant. Les milieux favorisés permettent à leur gamins d’avoir accès à un tas d’activités, de voyager, ont parfois un vocabulaire riche et ont des fréquentations en liens avec leur milieu.



  • @oranginita a dit dans Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée" :

    @Ratonhnhakéton a dit dans Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée" :

    Est-ce que ces professionnels de la petite enfance ont vraiment un vocabulaire riche, ou au-dessus de la moyenne ? C’est la question, je n’en mettrais pas ma main à couper.

    Je n’en sais rien. Une seule chose est affirmée dans l’article : un enfant issu de milieu favorisé a de meilleures chances de réussir à l’école.

    Ce n’est pas une découverte nouvelle. On sait que plus le langage parlé à la maison (ou des adultes référents au quotidien) s’approche du langage écrit (vocabulaire riche et précis, construction de phrase complexe, etc) plus il est aisé pour l’enfant d’accéder à la lecture et à la compréhension de celle-ci, et inversement.

    J’ai tendance à rejoindre @chibi, pour moi la collectivité trop jeune n’est pas forcément une bonne chose (à condition d’avoir une nounou qui tient la route à côté). En crèche les stimulations et interactions avec les adultes sont moins fréquentes dans la journée étant donné le nombre d’enfants à gérer (en tout cas pas forcément plus riche qu’avec une bonne nounou). A mon avis l’article vise surtout les enfants gardés à la maison par leurs parents, alors que ces derniers sont incapables de leur apporter une stimulation suffisante (peut concerner également les allophones).


  • Banned

    Mouais.
    Moi je maintiens qu’on peut-être d’un milieu modeste et savoir parler un vocabulaire de plus de 500 mots et avoir des parents friqués et ne pas etre capabke d’aligner une phrase avec plus de 10 mots.


  • Admin

    @Albedo Tout à fait. C’est idiot de généraliser dans un cas comme dans l’autre, mais statistiquement parlant, un gosse a plus de chance d’avoir des facilités et du vocabulaire dans un milieu aisé, mais heureusement, ça arrive aussi dans les milieux modestes.



  • @oranginita a dit dans Inégalités : "À quatre ans, un enfant défavorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant de famille aisée" :

    @Honey J’ai pas compris les choses comme ça, mais ma compréhension du truc me paraît nettement moins politiquement correcte que la vôtre : les enfants de crèche sont exposés à davantage de vocabulaire, ou à un vocabulaire plus riche, parce qu’en crèche ils sont entourés de professionnels du monde éducatif, alors qu’à la maison leurs géniteurs sont incultes et ne leur parlent que de Debbie des Marseillais vont à Cancun.
    :spring:

    Je nuance… Dans le post d’intro, il est fait allusion aux crèches d’orientation très pédagogiques . Pas de crèche “normale”.
    Toutes les crèches ne sont pas pédagogiques…

    Et l’enfant "seul " en nounou j’en connais pas . Les nounous ont très souvent plusieurs enfants à garder en même temps. Et bcp d’ass mat se réunissent en assoc’ et planifient activités pédagogiques de groupe.

    Je crois à l’importance du vocabulaire.


  • Banned

    Mon neveu petit était chez une nounou arabe.
    A 3 ans il savait jurer en arabe.
    Puis après il était chez une nounou d’origine italienne.
    Ben à 6 ans il savait jurer en italien.
    C’est vrai que c’est bien les nounous, ça ouvre à la mixité et ça permet aux enfants d’améliorer leur vocabulaire.


  • Banned

    Par contre ses parents ont déménagé quand il avait 12 ans de Vénissieux, car ils souhaitaient qu’il sâche aussi parler français.