Facebook recrute 3 000 modérateurs, après avoir étudié la publicité pour ados vulnérables


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    Après une série de diffusions en direct « choquantes » sur Facebook Live, le réseau social annonce le recrutement de 3 000 modérateurs sur l’année à venir. L’entreprise a aussi réagi à la révélation, en Australie, qu’elle vantait sa capacité à cibler les adolescents en manque de confiance. La direction promet une enquête sur cette étude publicitaire.

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    Facebook renforce le contrôle des vidéos en direct. Le réseau social annonce le recrutement de 3 000 modérateurs pour Facebook Live, portant le total à 7 500 pour l’ensemble de l’entreprise. Live est l’un des produits dans lequel elle investit massivement ces derniers mois, que ce soit sur les méthodes de diffusion que sur la monétisation.

    Pour référence, sa récente certification en ligne pour journalistes réserve une large place à cet outil, alors que la diffusion en direct d’événements est devenue l’un des domaines les plus porteurs pour les réseaux sociaux. Ces dernières semaines pourtant, Facebook Live a été plus remarqué pour la diffusion de contenus « choquants », contre lesquels l’entreprise doit donc agir.

    Dans le même temps, elle a été épinglée pour une présentation fournie à une banque australienne, dans laquelle elle affirme pouvoir cibler les adolescents dans leurs moments de doute et de vulnérabilité… Que Facebook serait bien en mesure de pouvoir reconnaître.

    Les limites du contrôle a posteriori

    Les problèmes se sont donc multipliés dernièrement sur Facebook Live. Le service a, par exemple, diffusé le meurtre d’un nourrisson par un homme en Thaïlande, avant qu’il se suicide. Les deux vidéos sont restées disponibles une journée avant d’être supprimées, après avoir été vues des centaines de milliers de fois, sans que la police ne puisse arriver à temps pour sauver l’un des deux.

    Facebook, l’un des deux principaux acteurs de la publicité en ligne, martèle vouloir construire « une communauté plus sûre », où les internautes n’ont pas à subir ce type de diffusion. Les 3 000 nouveaux modérateurs travailleront dans des conditions non précisées, soit en tant qu’employés de Facebook ou prestataires tiers. En 2014, Wired avait rencontré une partie de ces modérateurs aux Philippines, où les géants du Net emploieraient une partie de leurs modérateurs.

    Les nouvelles recrues doivent contribuer à repérer les problèmes en direct, plutôt que de compter sur les signalements d’internautes, comme l’entreprise en a l’habitude. Ils sont aussi censés aider à la modération a posteriori des contenus estimés haineux et exploitant des enfants, suite aux millions de remontées que Facebook reçoit chaque semaine.

    Bien entendu, Facebook promet de simplifier le signalement et le contrôle des publications par ses équipes, sans préciser la méthode retenue. Ces promesses rappellent fortement celles émises à tour de bras autour des fake news (fausses nouvelles) depuis fin 2016.

    Cibler des ados vulnérables, c’est possible

    De façon plus discrète, Facebook continue d’améliorer ses outils publicitaires, en allant toujours plus loin dans les capacités de ciblage. C’est ce qu’a encore révélé le journal The Australian, qui a pointé un document fourni à un annonceur australien par le réseau social. Elle y explique pouvoir reconnaître « des adolescents ayant besoin d’un regain de confiance », pour que des entreprises leur adresse des publicités taillées pour y répondre.

    Source et suite : nextinpact.com



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