Numérique : le programme d'Emmanuel Macron face à celui de Marine Le Pen


  • Admin

    Ce sont finalement Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui s’opposeront pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. Après avoir détaillé le programme de l’une et l’autre, Next INpact revient sur les points saillants relatifs au numérique.

    Exit le PS, exit Les Républicains. Pour la première fois, les deux partis traditionnels français ont été disqualifiés l’un et l’autre au premier tour du grand rendez-vous électoral. Ce sont en effet Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui se retrouveront face à face dans deux semaines. Sur le numérique, leur programme respectif ne pèse pas vraiment le même poids, quantitativement du moins où l’avantage pèse sans conteste en faveur de Macron.

    Culture : Hadopi, licence légale, pass culture

    Marine Le Pen se contente de promettre de « supprimer Hadopi », institution qu’elle remplacera par une possible licence légale.

    Dans la lignée des revendications des sociétés de perception, Macron compte au contraire « renforcer l’action contre les sites pirates », taisant le sort qu’il entend réserver à la Hadopi, laquelle sera sans doute conservée. Il plaide d’ailleurs pour étendre le droit voisin des éditeurs de presse. Face au manque de détails de son programme, on peut parier qu’il appuiera les revendications du secteur pour prélever une dîme sur les intermédiaires techniques pour la reprise des articles de presse par les moteurs par exemple.

    Plutôt qu’une licence légale, Macron envisage l’instauration d’un pass culture pour les jeunes de 18 ans. Par le biais d’une application, ils pourront « accéder aux activités culturelles de leur choix : musée, théâtre, cinéma, concert, livres ou musique enregistrée ». La mesure sera cofinancée par les distributeurs et les grandes plateformes numériques.

    Audiovisuel : Netflix européen, réforme du CSA

    Macron veut aussi « créer les conditions de l’émergence d’un Netflix européen » afin d’y exposer « le meilleur du cinéma et des séries européennes ». Macron promet aussi « simplifier la réglementation audiovisuelle en matière de publicité, de financement et de diffusion » pour faciliter « le basculement numérique, tout en préservant la diversité culturelle ». L’univers des chaînes publiques devra « répondre aux attentes de tous les Français » et accélérer « sa transformation numérique, en concentrant les moyens sur des chaînes moins nombreuses, mais pleinement dédiées à leur mission de service public ».

    En face, Le Pen envisage seulement de « réformer le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel avec la création de trois collèges : l’un composé des représentants de l’État, le deuxième de professionnels, le troisième de représentants de la société civile (associations de consommateurs, de téléspectateurs, etc.) ».
    Données personnelles : stockage national, réforme du Privacy Shield

    Chez Macron, le Privacy Shield sera renégocié d’ici 2018 « afin de garantir réellement la préservation des données personnelles de tous les Européens ». Ce programme autorise les géants (et même les nains) américains du numérique d’importer outre-Atlantique ces données puisées en Europe, afin de les traiter et les exploiter. Seulement l’arrivée de Donald Trump a ravivé les critiques sur la solidité de cet accord passé par la Commission européenne avec les États-Unis, notamment s’agissant des activités des services du renseignement.

    Retour chez Le Pen, où le choix s’articule sur un repli beaucoup plus frontalier. Elle annonce la création d’une « charte à valeur constitutionnelle » où sera consacrée « la protection des données personnelles des Français ». La candidate élue, les acteurs du numérique auront « une obligation de stockage de ces données sur des serveurs localisés en France ». Comme déjà expliqué, cette stratégie semble assez féérique puisqu’elle impliquerait que l’ensemble des sites de la planète dispose de serveurs en France dès lors qu’ils traitent de données personnelles de citoyens français.

    Économie, e-administration

    Source et suite : nextinpact.com



  • Sur le numérique, leur programme respectif ne pèse pas vraiment le même poids, quantitativement du moins où l’avantage pèse sans conteste en faveur de Macron.

    C’est plus difficile de parler de terrorisme et d’islamisme radical quand il s’agit de culture (encore que ce troll de Lesquen aurait pu faire un lien avec la musique bamboulo-négroïde).

    Je tombe des nues sinon, je croyais que Macron n’avait pas de programme. :astonished:



Il semble que votre connexion ait été perdue, veuillez patienter pendant que nous vous re-connectons.