[ETHOLOGIE] Ce que ressentent les animaux


  • Admin

    Si les animaux sont à l’évidence dotés d’émotions, comme la joie, la crainte ou la peine, sont-ils capables d’éprouver des sentiments plus complexes, comme l’altruisme ou l’empathie ? Ont-ils un sens de la morale ou de la justice ? Pour certains éthologues, ces qualités pourraient avoir joué un rôle crucial dans la survie et l’évolution des espèces. À l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig et à l’université Emory d’Atlanta, des recherches sur le comportement de chimpanzés, d’éléphants ou encore de corbeaux mettent en lumière leurs qualités de coopération et leurs compétences sociales, cruciales pour assurer la cohésion et la survie du groupe. Sont-elles assimilables à une forme de morale, issue de l’évolution ? Ce documentaire livre d’étonnantes réponses.



  • C’est un peu long à regarder pour ce soir (mon cerveau va pas pouvoir assumer un documentaire après ce week-end) mais ça m’intéresse bien !

    Par contre l’empathie et l’altruisme ne sont pas des sentiments :sleep:


  • Admin

    Je ne l’ai pas non plus encore visionné.
    Das quoi classe-t-on ces deux “ressentis” si ce ne sont pas des sentiments ? :unsure:



  • @Ratonhnhakéton l’altruisme est un comportement l’empathie est une capacité.
    Pour moi, mais peut-être me trompe-je, les animaux ont tout à fait la capacité d’empathie. Les animaux domestiques qui se couchent auprès d’un malade ou de quelqu’un de triste en sont un exemple, me semble-t-il.


  • Admin

    D’accord.
    L’altruisme chez les animaux n’est plus à démontrer, les cas les plus emblématiques sont sans aucun doute ceux entre espèces, par ex : une lionne qui s’occupe d’une jeune gazelle orpheline. Dans ce cas je me demande si il n’y a pas aussi de l’empathie ?
    Pour l’empathie, un exemple très bête me vient à l’esprit. Je pense à mon chat que je n’ai pas entendu et qui attend patiemment sur le rebord de la fenêtre. Ma minette vient parfois me voir et miaule comme pour me signifier que son frangin attend après moi. Est-ce que ça n’est pas là une forme d’empathie, puisqu’elle se met à la place du matou qui attend que je lui ouvre la fenêtre et décide d’elle-même de venir m’en avertir. Est-ce que ça n’est pas là une forme d’empathie ?



  • @Ratonhnhakéton ça ne va pas être très constructif, mais je ne suis pas sûre qu’on puisse dire qu’il s’agit d’empathie dans cet exemple.
    Peut-être que des connaisseurs nous éclairerons ?

    Par contre (non en fait ça n’a rien à voir, mais ça m’intéresse donc j’en parle), un animal peut se rendre malade par empathie.
    Un peu comme un syndrome de Münchhausen par procuration ; on pense tellement fort que l’animal à un problème, qu’il prend des attitudes d’animal malade.

    Pour l’altruisme je n’avais pas d’exemple en tête, parce que la notion est plus complexe pour moi… Et que vraiment, là ce soir mon cerveau se liquéfie.

    Sinon pour revenir sur les sentiments, on entend souvent d’un animal domestique “il va être jaloux” ou “il va être triste si je lui donne pas à manger”, etc. mais je ne crois pas que ce soit des notions qui existent de cette manière chez eux…
    Ils adoptent des comportements dans certaines situations que nous associons, par anthropomorphisme, à des sentiments qui nous sont propres.
    Évidemment que les animaux ont des sentiments, mais peut-être un peu plus “brut” que les nôtres.



  • Un truc sans trop de rapport ou presque que je tenais à évoquer :

    Dernièrement dans un documentaire était évoqué le cas d’un banal escargot déambulant peinard sur une glissière d’autoroute avec sa traîne de bave…

    Et la question était de savoir quelle représentation il pouvait bien se faire des automobiles qui le frôlaient, transportant des humains qui les ont conçues se rendant d’un point A à B pour des activités toutes autres que celles d’une cagouille errante, avec leurs préoccupations et problèmes, ayant une CB pour s’acquitter du péage, des objets manufacturés ou des provisions alimentaires dans leurs coffres, ayant mis au point au fil des ères toute une construction sociétale plus ou moins intelligente, baillant ou se décrottant le nez devant leur volant, etc.

    En fait, cet exemple intéressant servait à mettre en perspective ce que les humains pourraient ressentir et comprendre face à une rencontre d’extraterrestres qui seraient aussi éloignés de nous qu’un escargot l’est même si né et vivant sur le même sol.


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