Benoit Hamon [topic du candidat, programme, etc...]



  • Benoît Hamon (Parti Socialiste)

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    Benoît Hamon est le candidat officiel du parti socialiste, il est arrivé en tête du second tour de la primaire de la Belle Alliance du 29 janvier 2017 avec 58,71 % des suffrages face à Manuel Valls (41,29% des votes).

    Biographie :

    Date et lieu de naissance :. Né le 26 juin 1967 à Saint-Renan, dans le Finistère. Il est âgé de 49 ans.

    Fonctions actuelles : Il est député des Yvelines depuis septembre 2014 et conseiller régional d’Île-de-France depuis décembre 2015.

    Parti politique : Il est membre du Parti socialiste.

    Parcours : Membre des jeunes rocardiens, Benoît Hamon débute sa carrière politique en 1991, à 24 ans, comme assistant parlementaire du député PS de Gironde, Pierre Brana. Élu président du Mouvement des jeunes socialistes, il devient en 1995 le conseiller jeunesse de Lionel Jospin avant d’entrer dans l’équipe de Martine Aubry lorsque celle-ci est nommée au ministère de l’Emploi et de la Solidarité.

    Très actif au sein du PS, il est le cofondateur du mouvement Nouveau Parti socialiste avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, mais prend ses distances avec ses camarades lors de la présidentielles de 2007, ralliant la candidature de Laurent Fabius quand les deux autres se tournent vers Ségolène Royal. Candidat de l’aile gauche au poste de Premier secrétaire lors du Congrès de Reims, il finit en troisième position derrière Martine Aubry et Ségolène Royale. Nommé porte-parole du parti par Martine Aubry, il soutient ## Sa candidature : à la primaire de 2011.

    Benoît Hamon entre au gouvernement en mai 2012, comme ministre délégué chargé de l’Economie sociale et solidaire, sous la tutelle de Pierre Moscovici. Dans la foulée, il est élu député de la 11e circonscription des Yvelines mais son portefeuille ministériel l’oblige à laisser son siège à son suppléant. Fin 2013, il fait partie des ministres qui font pression pour obtenir le départ de Jean-Marc Ayrault. La nomination de Manuel Valls à Matignon, en avril 2014, lui permet de récupérer le ministère de l’Education nationale. De plus en plus critique vis-à-vis de la politique de réduction des déficits menée par le gouvernement, Benoît Hamon affiche publiquement sa proximité avec les frondeurs. Il est finalement débarqué avec Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, à quelques jours de la rentrée scolaire 2014.

    De retour sur les bancs de l’Assemblée, il marque son opposition au virage social-libéral du quinquennat en rejetant la loi Macron. Le 16 août 2016, Benoît Hamon annonce ## Sa candidature : à la primaire de 2017 organisée par le parti socialiste.

    Palmarès à l’éléction présidentielle : . Il n’était pas candidat.

    Vie privée :. Très discret sur sa famille, Benoît Hamon est pacsé avec Gabrielle Guallar, cadre au sein du groupe LVMH, avec laquelle il a eu deux filles. Côté hobbies, on lui connaît une passion pour le groupe de rap NTM et le rugby, qu’il pratique avec le XV de l’Assemblée.

    Sa candidature :

    Sa déclaration de candidature : Benoît Hamon s’est officiellement déclaré candidat le 16 août dernier, au 20 heures de France 2. Critiquant vertement la politique de François Hollande, il s’est positionné immédiatement pour un changement de modèle économique et politique.

    Slogan : “Faire battre le coeur de la France.” Benoît Hamon a expliqué son choix sur RTL : “on pourrait croire qu’il s’est un peu arrêté, le coeur, mais je pense que quand on regarde la France en face sur le terrain, on voit que ce coeur-là, il est bien robuste.”

    Son programme en quelques points :

    Voir les post d’en dessous.

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  • Amender la Loi Travail

    Benoît Hamon avait estimé il y a quelques mois que que la loi Travail «a été faite uniquement pour les gens qui sont heureux d’aller bosser le matin». Lorsque le texte avait été adopté, il s’était déja montré très critique, estimant que «avec la Loi Travail, on travaillera plus en gagnant moins», et que de plus ces baisses de salaires n’entraîneront pas de créations d’emplois.

    Invité du «Grand Jury», dimanche 19 février, sur RTL, Le Figaro et LCI, il a fait savoir qu’il souhaitait mettre en place «une nouvelle loi Travail», estimant que certaines mesures comme le compte personnel d’activité, le droit à la déconnexion, ou encore la garantie jeune allaient dans le bon sens.



  • Mettre en place un revenu universel

    Afin de prendre en compte les évolutions de la société et la robotisation croissante des emplois (45% selon certaines études, notamment ceux qui impliquent des tâches répétitives, mais également nombre d’autres emplois dans le domaine des services, comme les coursiers, les caissières, les chauffeurs de taxi…), Benoît Hamon propose de mettre en place un revenu universel de 750 euros par mois pour tous les citoyens majeurs, qu’ils travaillent ou non. Ce revenu doit «donner à chacun la liberté et le pouvoir de travailler moins sans réduire ses revenus».

    La mise en place de ce revenu se ferait progressivement. Dans un premier temps, dès 2018, le RSA serait augmenté de 10 %, à 600 euros mensuels, alors qu’en parallèle un revenu d’existence serait versé à tous les jeunes. Dans un deuxième temps, une «conférence citoyenne» serait organisée pour fixer le périmètre et le calendrier de cette réforme.

    «Le revenu universel est un instrument incroyable de redistribution. Pour son financement le niveau des prélèvements augmentera (…) mais quasiment exclusivement sur les plus hauts revenus», a expliqué Benoît Hamon.

    L’idée du revenu universel (également appelé «revenu de base») a fait ces dernières années l’objet de nombreuses expériences sur des petites échelles, comme récemment en Finlande. L’idée est de permettre d’éliminer le chômage en partageant les emplois disponibles, dont une partie à été détruite irrémédiablement, sans être remplacée.

    Les différentes études ont montré que le revenu minimum n’incitait pas ses bénéficaires à cesser toute activité, mais plutôt à réduire leur temps de travail pour privilégier d’autres activités pas forcément rémunératrices (s’occuper de sa famille, faire du bénévolat, se consacrer à des activités sportives ou artistiques…). Et les principaux bénéficiaires étaient les femmes, les jeunes, ainsi que les plus pauvres.

    Le coût de cette mesure en France est chiffré par Benoît Hamon à 300 milliards d’euros par an. «C’est beaucoup mais quand la France d’après-guerre a créé la Sécurité sociale, c’était une mesure équivalant à son PIB», a expliqué le candidat.

    Il serait couvert par des «fusions ciblées» avec les minima sociaux (dont le coût est de 23 milliards d’euros), les aides au logement (18 milliards), et les prestations familiales (53 milliards). Benoît Hamon souhaite également retirer 24 milliards d’euros de l’individualisation de l’impôt sur le revenu et s’attaquer aux niches fiscales (84 milliards d’euros) et à l’évasion et l’optimisation fiscales (80 milliards d’euros, selon lui).

    De plus, permettre aux citoyens de s’occuper de leurs familles, par exemple, impliquerait des économies en matière de santé, alors que le temps libre dont ils disposeraient les inciterait à consommer davantage.



  • Réduire le temps de travail

    La réduction du temps de travail serait permise par la mise en place du revenu universel. «On sait que nous allons avoir un bouleversement grâce à la révolution numérique. Mon analyse c’est que dans beaucoup de domaines le travail va être beaucoup plus rare, il doit donc être partagé», explique Benoît Hamon.

    «Notre modèle de développement est dépassé, on court derrière un demi-point de croissance et on lui sacrifie le code du travail et nos modèles sociaux», a estimé Benoît Hamon sur France 2. «Je pense que le travail, c’est important, et j’ai lutté pour faire reconnaître le burn-out mais il faut reprendre la marche vers la réduction du temps de travail à la fois pour le bien-être au travail et pour la réduction du chômage. En raison de la révolution numérique, 43 % des emplois en France seraient menacés», explique le candidat.

    Benoît Hamon souhaite que le syndrome d’épuisement professionnel, dit «burn-out», soit reconnu comme une maladie professionnelle.



  • Taxer les robots

    C’est une idée qui avait déja été défendue dès la fin des années 60 par un certain Michel Rocard. L’idée est la suivante : puisque les robots remplacement progressivement nombre d’emplois (caissières dans les supermarchés, et bientôt livreurs et chauffeurs de taxi), pourquoi ne contribueraient-ils pas à la redistribution des richesses ? Benoît Hamon souhaite ainsi fixer aux robots un salaire fictif sur lequel l’Etat prélèverait un impôt réel. Un revenu qui permettrait de financer d’autres mesures, notamment le revenu universel.



  • Passer à la VIe République

    Juegeant les institutions de la Ve République obsolètes, Benoît Hamon veut passer à une VIe République qui donne notamment plus de poids au Parlement, afin de mettre fin à la «monarchie républicaine» et au «mythe de l’homme providentiel», comme il qualifie le poids donné actuellement au président de la République. L’ancien ministre prône un mandat unique de sept ans pour le président, qui serait responsable devant le Parlement. Il souhaite également introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, et prendre en compte le vote blanc. Enfin, il veut réformer le Sénat.



  • Mettre en place un 49.3 citoyen

    Dans la cadre de la mise en place de cette VIe République, Benoît Hamon veut instaurer un «49.3 citoyen». Concrètement, cette mesure permettrait à 1% des électeurs (soit 450.000 personnes) de demander l’examen ou la suspension de l’application d’une loi.



  • Donner plus de moyens à l’éducation

    L’ancien ministre de l’éducation souhaite recruter 40.000 enseignants et créer un service public de la petite enfance afin de permettere à tous les parents de faire garder leurs enfants. Il ambitionne également de consacrer 1% du PIB national à la culture.



  • Donner la priorité à l’écologie

    Avec la volonté de remettre l’écologie au coeur de la politique, Benoît Hamon souhaite notamment sortir du diesel à l’horizon 2025 et atteindre 50% d’énergies renouvelables en 2025. Il souhaite également lancer un grand plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, ou encore réduire la place du nucléaire, tout en conservant l’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste. Il souhaite également négocier au niveau européen pour que 400 millions d’euros de la PAC soient consacrés à l’agroécologie.



  • Instaurer des visas humanitaires pour les réfugiés

    Benoît Hamon souhaite que la France montre plus de «solidarité» envers les réfugiés en augmentant son aide financière, en développant les «visas humanitaires» et en accordant un «droit au travail» pour les nouveaux arrivants. «Nous n’accueillons que 0,12% de notre population, en deçà de la moyenne européenne de 0,20%», a-t-il déploré, évoquant notamment la situation à Alep. Le candidat souhaite également que «la France augmente le niveau de sa contribution» au Programme alimentaire mondial, et veut «en finir avec les accords du Dublin, qui veulent que la Grèce et l’Italie supportent le poids de l’accueil des réfugiés».

    L’ancien ministre de l’Éducation compte «développer les visas humanitaires», «pour que ceux qui ont décidé de venir en Europe (…) ne le fassent pas dans des conditions où ils risquent leur vie». Il souhaite également multiplier par deux le nombre de places en CADA (Centre d’accueil de demandeurs d’asile).

    Le député des Yvelines souhaite que la France s’inspire du «modèle allemand ou nordique» concernant l’accueil des réfugiés : «En Suède par exemple, on pratique un accueil bienveillant des migrants, avec la possibilité d’apprendre la langue, de s’insérer dans le monde du travail», a-t-il souligné.



  • Légaliser le cannabis

    Dénonçant l’«hypocrisie» de la répression, coûteuse et inefficace, le député des Yvelines propose de légaliser le cannabis et de confier sa distribution à l’Etat, pour «tarir l’économie souterraine et les violences». Comme le tabac et l’alcool, le cannabis rapporterait également d’importantes rentrées fiscales à l’Etat.



  • Prisons : sortir de la «culture de la détention»

    Admettant qu’il faut «améliorer les conditions d’incarcération» dans les prisons, Benoît Hamon estime que «ce n’est pas en construisant de nouvelles places qu’on règlera le problème» et qu’il fallait d’abord sortir de la «culture de la détention». Le député des Yvelines a plaidé pour un renforcement des «moyens du Spip» (service pénitentiaire d’insertion et de probation) et souligné que, «pour qu’une peine soit efficace, il faut accompagner et préparer la réinsertion des détenus».

    Benoît Hamon souhaite aussi que «tous les établissements pour peine soient équipés d’unités de vie familiale» et que «des bureaux de vote soient installés dans les prisons». Il propose également une revalorisation de l’aide juridictionnelle avec l’objectif de tendre «au niveau du Smic». Pour la financer, Benoît Hamon a imaginé d’instaurer une «contribution de solidarité pour les cabinets d’avocats qui ne font pas d’aide juridictionnelle».



  • Société : des droits pour tous

    Benoît Hamon souhaite aligner le congé paternité sur le congé maternité, afin de ne pas faire porter à la mère la charge de l’enfant. Il veut également étendre la PMA aux femmes seules et aux couples homosexuels, autoriser les demandeurs d’asile à travailler ou encore créer un visa humanitaire pour une protection temporaire.

    Le candidat souhaite également mettre en place un système pour faire face aux discriminations. «Je créerai un nouveau service public, la brigade de lutte contre les discriminations. Ce corps de contrôle vérifiera régulièrement les pratiques des structures publiques et privées en matière de discrimination (d’égalité femmes-hommes, accessibilité pour les personnes handicapées, discriminations à l’embauche et plafond de verre, traitement inéquitable des clients ou usagers…)», indique-t-il dans son programme.



  • Un plan pour une «alimentation de qualité»

    Benoît Hamon souhaite faire de l’alimentation un enjeu majeur. Le candidat a ainsi présenté lundi 13 février un plan en dix mesures en ce sens. Il souhaite notamment interdire les perturbateurs endocriniens (des molécules présentes dans certains aliments et agissant sur l’équilibre hormonal), les nanoparticules et les pesticides dangereux. Les pesticides seraient également homolgués par le ministère de la Santé.

    Le candidat veut également faire en sorte que les cantines soient approvisionnées en produits bio à hauteur de 50% d’ici à 2025, que des «rémunérations pour services environementaux» des agriculteurs soient distribuées, ou encore la mise en place d’un Comité national d’éthique des abattoirs. Autre chantier sur lequel il souhaite avancer, celui de l’étiquetage nutritionnel.



  • source du résumé du programme de Hamon : http://www.cnewsmatin.fr/politique/2017-03-03/presidentielle-2017-le-programme-de-benoit-hamon-744508

    Des commentaires sur la rédaction de ce topic ?


  • Team

    @Carchato-2-Moulinsar Enjeux et signes distinctifs ça me parait se rapporter à la primaire et non à l’élection présidentielle.



  • Ah ouais ils ont probablement rédigé leur truc à la primaire et pas mis à jour depuis.
    Je retire ces passages.



  • up aussi.


  • Team

    J’ai liké pas mal de choses, beaucoup de bonnes choses, j’ai dislike l’idée d’une 6ème république à cause du mandat à 7 ans, c’est beaucoup trop long.


  • Team

    Sur sa proposition de recruter 400000 enseignants supplémentaires : le problème est un peu le même qu’avec Emmanuel Macron, et qu’avec tous les candidats (de gauche généralement) qui disent vouloir créer de nouveaux postes d’enseignants.

    Alors OUI, il faut qu’il y ait davantage d’enseignants. Avoir 30 élèves par classe en ville, ce n’est pas normal, que ce soit en maternelle ou en élémentaire (et j’ai un doute pour le collège aussi).
    En Finlande, la loi interdit d’avoir plus de 24 élèves par classe. Dans les faits, c’est rare d’en avoir au-delà de 20.

    Par contre, il faut arrêter de croire que créer des postes est la solution miracle qui se suffit à elle-même. Parce que ces nouveaux enseignants, il faut les assumer, autant par le cout que par la formation.
    Or, on sait qu’en réalité, la plupart des profs sont parachutés dans le métier sans formation, et pas dans les coins les plus agréables. Résultat? Non seulement les élèves se retrouvent face à des profs incompétents en plus d’être inexpérimentés (et je parle en connaissance de cause, je suis enseignant stagiaire), mais en plus les profs eux-mêmes vivent très mal le début de métier, à tel point que les démissions grimpent en flèche depuis quelque temps.

    Du coup, recruter de nouveaux profs, oui, mais envoyer des jeunes profs au casse-pipe, non.

    (D’ailleurs, je me demande de plus en plus s’il est pertinent de recruter les profs sur concours).



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