youtube



  • que pensez vous de cette direction que youtube est entrain d’entreprendre. Devons nous s’inquiéter ou pas forcément…

    voici une vidéo explicative



  • Je ne suis pas de youtubeurs mais la partie ou tu te fais désabonner sans qu’on te demande ton avis je trouve ça limite.

    Par contre il ne faut pas oublier que youtube est une société à but lucratif et non une plate-forme de liberté absolue, donc ils gèrent leur service comme ils veulent.



  • Mais qui regarde YouTube en fonction des mises en avant ? Pour ma part, je ne regarde jamais YouTube pour cela, je ne le regarde que parce que je cherche quelque chose de précis ou parce qu’un(e) ami(e) m’a donné un lien. Je ne passe pas un dixième de secondes à jeter un œil aux mises en avant de YouTube :hum:

    Car les quelques rares fois où j’ai pu le faire, j’ai trouvé les vidéos mises en avant d’une vulgarité, d’une bétise et d’une absence de talent absolues ! :lecid:



  • Bah tu m’étonnes, si tu parametre pas ton compte tu te tape en homepage la triade infernale Squeezie-Norman-Cyprien. Je te comprends @Britten franchement.

    Y’a pourtant pleins de chaines youtube trés interessante si on prends le temps de fouiller.

    Aprés il est évident que les récentes MAJ ne vont pas dans le bon sens et vise a mettre en avant les trucs sponsorisés, les extraits télé etc.



  • Je me permet de relayer ici l’enorme pavé recemment posté par Bruce Benamran d’e-penser.

    C’est très complet et ça va un peu à contre-courant de la gronde exprimée par les gros youtubers.

    http://e-penser.com/index.php/2016/12/12/y-a-t-il-un-probleme-youtube/

    Ca a peu de risque de vous avoir échappé, depuis quelques temps, nombreux sont les youtubeurs qui en parlent, à commencer par le plus gros et le plus célèbre d’entre eux, PewDiePie. Depuis quelques semaines, peut-être quelques mois, on constate des choses apparemment étranges sur la plate-forme, et quand je dis « on », il ne s’agit pas des spectateurs, mais bien des créateurs. Quelques uns d’entre eux ont bien essayé d’attribuer ces changements au comportement des utilisateurs favorisant le putaclic (cf. la vidéo de Baptiste Mortier-Dumont d’Experimentboy ou celle de Stéphane Couchoud des Frenchies), mais généralement on a plutôt dans l’idée que le problème vient de YouTube, et uniquement de YouTube. On va détailler ça un peu et voir de quoi il s’agit.

    L’algorithme YouTube encore modifié

    Alors celui-là, c’est un classique : « l’algorithme YouTube a été modifié, et YouTube ne nous a pas prévenus, du coup on ne s’adapte pas aux nouvelles règles de celui-ci, du coup on perd en visibilité ». C’est notamment le premier point dont parle Absol dans sa vidéo sur le sujet. Détaillons.

    L’algorithme YouTube a été modifié : bon, déjà, l’algorithme YouTube est continuellement modifié; il y a des dizaines de personnes qui travaillent sans relâche à améliorer, affiner, débugger (aussi, oui) et optimiser cet algorithme ou, plutôt, ces algorithmes. Pour le coup, je vais remettre quelques instants ma casquette d’informaticien pour vous raconter un peu ce qu’il en est. Bon, déjà, c’est quoi un algorithme ?

    Un algorithme, c’est une succession d’instructions précises qu’on donne à un ordinateur dans le but de réaliser une opération plus ou moins complexe. Je ne vais pas rentrer dans le détail, ce n’est pas l’objet, mais voyez un algorithme comme une recette de cuisine très précise. Un exemple simple d’algorithme pour trouver le plus grand nombre parmi une liste pourrait être le suivant :

    • y a-t-il au moins deux nombres ? Si « non », le premier est le plus grand; si « oui », continuer
    • comparer les deux premiers nombres, et stocker le plus grand dans la variable « max »;
    • tant qu’il y a encore des nombres, les comparer un à un au nombre dans la variable « max » et enregistrer le plus grand des deux dans la variable « max »;
    • le nombre dans la variable « max » est le plus grand.

    Voilà un exemple très simple d’algorithme.

    Il y a, sur la plate-forme YouTube, tout un tas d’algorithmes plus ou moins complexes; ceux qui nous intéressent ici sont les suivants :

    -quelles sont les vidéos suggérées après une vidéo ?
    -quelles sont les vidéos proposées dans l’onglet « tendances » ?
    -à quel moment va-t-on afficher une publicité, et laquelle, avant, pendant ou après une vidéo ?

    Il y a de nombreux autres algorithmes sur la plate-forme (par exemple, comprendre une recherche lorsqu’elle contient des fautes d’orthographes, dans quel ordre afficher les résultats d’une recherche, etc.), et on va vraiment se concentrer sur ces trois-là qui, selon moi, permettent de répondre à la question que se posent les youtubeurs actuellement.

    Mais avant de parler de ces trois cas, est-il normal que YouTube modifie son algorithme sans prévenir personne et, surtout, sans indiquer à personne la nature des changements réalisés ?

    Réponse courte : Oui, évidemment !!

    Réponse longue :

    Un des rôles premiers du fameux algorithme YouTube est de « ranker » les vidéos, c’est à dire de les classer par ordre de pertinence; comme on peut l’imaginer, un tel classement est un casse-tête monumental, parce qu’une vidéo danoise éminemment pertinente est tout à fait inutile pour un public ne parlant pas danois et pour lequel des sous-titres dans sa langue n’existent pas, pour ne parler que de cela.

    Sur YouTube, il existe tout un tas de catégories différentes de YouTubeurs, et nombreux sont ceux qui estiment leur contenu extrêmement important, voire d’utilité publique; d’une manière générale, les créateurs (pas tous, bien sûr) cherchent à obtenir un maximum de visibilité sur la plate-forme, et aimeraient tout naturellement connaître les « bonnes pratiques » pour se retrouver régulièrement dans les suggestions, les tendances, etc. Sauf que les suggestions et les tendances ne sont pas faites pour les créateurs mais pour le public; et le public doit se voir proposé un choix relativement clair. Si la page d’accueil de YouTube proposait des centaines de milliers de vidéos dans un ordre totalement aléatoire, l’expérience utilisateur serait vraiment très mauvaise. Il ne faut jamais oublier que le premier client de YouTube est le spectateur, tout est organisé autour de lui. Certes les créateurs fabriquent le contenu de la plate-forme, et certes les annonceurs sont la source d’argent de YouTube, mais YouTube ne peut fonctionner qu’avec un public.

    Du coup, que se passe-t-il ? Il y a plusieurs terrains en jeu. D’un côté, vous avez YouTube, qui dispose d’un ensemble de vidéos sur la plate-forme et qui souhaite les classifier, les organiser et enfin les proposer de façon pertinente au public. D’un autre côté, vous avez des créateurs qui souhaitent que leur contenu soit proposé au public; il faut donc que ce contenu soit classifié et organisé de façon à l’être. En conséquence de quoi il y a une course permanente, depuis la création de YouTube (ou peu s’en faut), entre les créateurs qui cherchent à obtenir les meilleurs résultats lorsque leurs vidéos passent à la moulinette de l’algorithme, et entre les ingénieurs YouTube qui doivent, d’une part, améliorer l’algorithme pour augmenter sa pertinence mais également, d’autre part, limiter au maximum les biais artificiels que mettent au point les créateurs. Pour mieux comprendre ce problème, prenons un exemple simple et aujourd’hui connu — YouTube ne communique quasiment jamais sur son algorithme, du coup les exemples « connus » sont rares, mais celui-ci en est un.

    Aux débuts de YouTube, l’algorithme considérait qu’un bon indicateur de la popularité d’une vidéo était son nombre de vues. Du coup de nombreux « créateurs » (je mets « créateurs » entre guillemets, parce qu’on est loin de véritables créateurs, pour le coup) utilisaient des titres extrêmement racoleurs pour attirer le chaland. Une vidéo qui se serait intitulée à l’époque « sex tape de Britney Spears » aurait pu rapidement comptabiliser un nombre conséquent de vues. Pour autant, le contenu n’aurait bien sûr pas du tout été ce qu’il prétendait être, et les ingénieurs YouTube ont rapidement procédé à des modifications des algorithmes afin de mieux comprendre si une vidéo était en adéquation avec la promesse qu’offrait son titre ou sa vignette. On a vu alors disparaître la notation en étoiles pour voir apparaître les pouces vers le haut, mais également les pouces vers le bas. De plus, le temps de visionnage d’une vidéo est entré en ligne de compte en tant qu’indicateur. Si une vidéo qui dure 10min n’est généralement visionnée qu’une dizaine de secondes, son contenu ne peut pas être considéré comme pertinent.

    Des exemples comme celui-ci, il y en a de nombreux autres, évidemment, qui poussent à une amélioration permanente de l’algorithme, mais puisque ce dernier est un secret de la plate-forme, les exemples en question ne sont connus ni du public, ni des créateurs.

    En résumé : l’algorithme YouTube vise à améliorer l’expérience utilisateur du public tout en limitant au maximum qu’il soit artificiellement manipulé par les créateurs de vidéos.

    Suggestions et tendances

    Pendant assez longtemps, les suggestions étaient intimement liées au contenu qui venait d’être visionné et la plate-forme se contentait de vous proposer d’autres vidéos du même créateur, ou d’autres vidéos sur le même sujet; les tendances, quant à elles, faisaient la part belle aux vidéos les plus populaires qui, assez logiquement, émanaient très souvent des mêmes chaînes, elles-mêmes très populaires. Pendant des années, les tendances me proposaient inlassablement du contenu mis en ligne par Cyprien, Norman, Rémi Gaillard, Natoo, Squeezie, Jhon Rachid, etc. Cela pouvait vous plaire ou pas, mais c’était relativement simple à comprendre : vous voyez qu’une vidéo en est à 12 millions de vues, vous comprenez qu’elle soit dans les tendances. Derek Muller, sur sa chaîne secondaire Veritasium 2 propose une explication très claire du besoin de changement de ces parties là de l’interface YouTube, et je vais m’en inspirer pour vous l’expliquer à mon tour (si vous parlez anglais suffisamment correctement, regardez directement sa vidéo, c’est bien mieux).

    Feedback loops et phénomènes de bulles

    Qu’on nomme ce phénomène ainsi ou non, on en a quasiment tous fait l’expérience : les sites tels que YouTube, Facebook ou Twitter ne nous montrent que ce qu’on regarde. Prenez Facebook, par exemple; mettons que vous avez une centaine d’amis sur ce réseau social; si vous y êtes actifs, vous avez sans doute déjà constaté que certains de vos amis semblent totalement inactifs : non seulement vous ne voyez jamais leurs posts mais, de plus, ils ne likent ni ne commentent quasiment jamais vos propres posts. Regardez votre mur FB attentivement, puis rendez-vous dans votre liste d’amis; trouvez-y un ami que vous ne voyez pas sur votre mur, et allez sur son profil; il y a de fortes chances que, pourtant, son profil soit régulièrement mis à jour. Dernière étape de l’expérience, likez ou commentez un de ses derniers posts, et revenez ensuite sur votre mur. Comme par magie, cet ami vient de réapparaître dans votre vie sociale virtuelle. Il était hors de votre bulle.

    Ce n’est pas de la mesquinerie de la part des ingénieurs Facebook, mais cela répond à une nécessité technique. Le but de Facebook est de vous proposer une expérience utilisateur entre autres choses confortable; et si vous voyiez passer tous les posts de tous vos amis en permanence, votre mur deviendrait rapidement totalement illisible. Alors l’algorithme Facebook fait des choix : il vous propose les posts des gens avec qui vous avez récemment interagi, en plus de quoi il vous propose des posts particulièrement populaires d’autres de vos amis (si un de vos amis « invisibles » poste un topic sur lequel il y a massivement plus de commentaires/likes qu’à son habitude, ce post apparaîtra sur votre mur). C’est la même chose sur Twitter et, d’une certaine manière, c’était la même chose sur YouTube.

    Sauf que YouTube n’a pas le même objectif que Twitter ou que Facebook (qui, entre eux deux, n’ont pas non plus les mêmes objectifs); un des objectifs de YouTube est de vous faire découvrir des contenus susceptibles de vous plaire. Et comment vous faire découvrir des chaînes que vous ne connaissez pas encore ? Via les onglets suggestions et tendances. L’onglet suggestions vous est dédié, et ce qui apparaît, que ce soit pertinent ou pas, a été mis là pour vous et uniquement pour vous; alors que l’onglet tendances est censé refléter ce qui se popularise, y compris si ce n’est pas pertinent pour vous.

    L’idée est, à mon sens, parfaitement louable. Le but est-il atteint ? Clairement pas encore, mais on s’en approche, petit à petit.

    Un truc qui me consterne est la facilité que peuvent avoir des créateurs aujourd’hui à juger de façon ferme et définitive comme mauvais certains contenus, les décrivant comme « objectivement mauvais », et n’hésitent pas, parfois, à s’appuyer sur un regretable « tous les vidéastes pensent comme moi à ce sujet » qui ne repose sur rien d’autre que « les quelques vidéastes avec qui j’en ai discuté sont d’accord avec moi »…encore un phénomène de bulle. Prenons des cas qu’on pourrait qualifier d’extrêmes.

    Le putaclic semble avoir la part belle, ces temps-ci, tout comme le daily vlog; nombreux sont ceux qui vont vous dire que ces contenus sont tout simplement « de la merde ». Sauf que c’est un peu rapide, de catégoriser ainsi; en effet, ces contenus sont regardés — ils font des vues — dans la durée — le temps de visionnage est bon — et provoquent des interactions — likes, commentaires, partages. Du coup, ces contenus répondent clairement à ce qui devrait constituer une vidéo pertinente. On me rétorquera que, souvent, la vidéo demande dès les premières secondes de « mettre un pouce bleu »; certes, ce n’est pas ma façon de faire, mais pourquoi diable serait-ce mauvais ? Personne n’oblige qui que ce soit à mettre un pouce bleu, les gens le font de leur propre gré.

    Il y a, derrière cette rhétorique, deux choses qui me gênent; d’une part, l’idée que le public est manipulé parce qu’il est idiot, et ce type de jugement m’insupporte, ne serait-ce que parce qu’en plus d’être Youtubeur je suis un spectateur de vidéos sur YouTube; et d’autre part, l’idée qu’il existe des vidéos « objectivement bonnes » et des vidéos « objectivement mauvaises » sur YouTube. Certes, à titre personnel, il y a des vidéos que je trouve excellentes et d’autres terriblement honteuses. Mais cela n’est que MON OPINION. Et il ne me viendrait pas à l’esprit une seule seconde de blâmer qui que ce soit de préférer regarder un vlog lifestyle ou un top 5 plutôt qu’une de mes vidéos. Je me permets d’ailleurs de rappeler à Absol, s’il l’a oublié, que le déclic qui a rendu sa chaîne populaire était une vidéo intitulée « les vrais salaires des youtubeurs célèbres », et que sa dernière vidéo qui comptabilise plus de vues en moins de temps qu’à son habitude s’intitule « Youtube se meurt ? ».

    Ainsi donc, le putaclic semble ne pas être un problème dès lors qu’on propose un contenu qu’on pourrait qualifier « de qualité »; et j’en conviens : à titre perso, je trouve que les vidéos d’Absol sont travaillées. Evidemment, je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il dit, je n’apprends pas toujours quelque chose, mais c’est le cas pour d’autres et, qu’on soit d’accord ou non, on peut apprécier le débat correctement posé. Mais encore une fois ce n’est que MON OPINION. Il n’y a pas de critère absolu permettant de déterminer objectivement qu’une vidéo dont le titre est putaclic est de qualité ou non.

    Dirty Biology utilise régulièrement des titres et vignettes racoleurs pour proposer un contenu construit et qu’à titre personnel je trouve d’une grande qualité; des Youtubeurs comme DocSeven ou Poisson Fécond ont longtemps exploité, délibérément ou pas, le fait que l’algorithme YouTube semblait favoriser les vidéos en forme de tops; pour autant, on peut considérer que leur contenu est de qualité ou pas.

    Il y a de plus en plus, et je le déplore d’autant plus que cela émane pas mal de vulgarisateurs, un jugement du public au sein de YouTube; on semble considérer que YouTube devrait mettre en avant les contenus culturels et pas les « vidéos faciles qui ne parlent de rien ». Et je ne vais pas faire semblant de ne pas comprendre la logique, évidemment : un daily vlog ne prend que quelques heures au plus pour être produit et publié, là où une vidéo de Dirty Biology, pour reprendre son cas, peut prendre des semaines de travail. Cela dit, il y a une erreur, à mon sens, à vouloir que YouTube se donne pour mission de mettre tel ou tel contenu en avant. YouTube n’a pas de ligne éditoriale, contrairement à d’autres plate-formes telles que Dailymotion, sur laquelle on peut manuellement être mis en avant sur la page d’accueil ou en suggestions.

    D’ailleurs, lorsque la « mode des vulgarisateurs » est apparue il y a environ trois ans, ces derniers ne se plaignaient pas d’être suggérés à un public qui, pourtant, regardait plutôt de l’humour ou du gaming, pas plus que les gamers ou podcasteurs ne se sont plaints de cette nouvelle « concurrence ».

    Du coup, si je devais résumer cette partie, je dirais la chose suivante : l’onglet tendances va s’améliorer et s’affiner au fur et à mesure et, clairement, il ne représentera pas ce que chacun veut voir, mais ce que l’ensemble a tendance à aller regarder. Quant à l’onglet suggestions, oui, clairement, il reste du boulot, mais à titre perso, je suis ravi que YouTube me propose parfois des vidéos intéressantes de chaînes que je ne connaissais pas. (je rappelle qu’il est possible, sur Desktop, lorsque YouTube vous propose une vidéo, d’indiquer que ce contenu ne vous intéresse pas…cela permet aussi d’affiner les résultats qui vous seront proposés).

    Notifications et désabonnements

    Là, on touche au nœud du problème, car autant je suis d’accord pour que YouTube me propose un contenu original que je ne serais peut-être pas allé chercher moi-même, autant je souhaite qu’il me propose le contenu dont j’ai déjà indiqué que je m’y intéressais. Alors, de quoi parlons-nous ici ?

    D’une part, si vous êtes abonnés à de nombreuses chaînes (une trentaine, une cinquantaine, une centaine…), il y a fort à parier que vous n’êtes pas tenu informé lorsqu’une de ces chaînes publie un nouveau contenu. Et encore une fois, cela a à voir avec le phénomène de bulles. Beaucoup de chaînes publient en même temps (plutôt le soir, plutôt le jeudi, le vendredi, etc.). Et YouTube a constaté qu’envoyer des notifications trop lourdes (imaginez recevoir des dizaines de mails par semaine pour vous parler de la nouvelle vidéo d’untel ou d’untel) avait pour conséquence un engagement moindre, ce qui est logique : plus vous recevez de mails similaires, plus vous les considèrerez comme des spams.

    Du coup, ils ont mis en place le système de cloche qui, malgré ce qui a pu être dit, n’est en réalité pas récent du tout; il y a trois ans, j’avais déjà fait une vidéo pour expliquer comment recevoir des notifications lorsqu’un nouveau contenu était mis en ligne par telle ou telle chaîne, cela se trouvait déjà dans la partie « gérer mes abonnements »; la nouveauté est uniquement « la cloche » qui vous permet rapidement et simplement d’indiquer si vous souhaitez être notifié à chaque mise en ligne.

    Et là, je ne vais pas faire comme les autres à ce sujet, je ne vais pas vous dire d’aller vite cliquer sur la cloche; je vais vous dire de faire un peu attention avec cette fonctionnalité car elle a sa raison d’être. Si vous activez les notifications sur toutes les chaînes auxquelles vous êtes abonné et que vous êtes abonné à beaucoup de chaînes, attendez-vous à être méchamment spammé de notifications. Du coup, sélectionnez ces activations judicieusement.

    Mais quel est l’intérêt de ce « double abonnement » ? Si je m’abonne, c’est que je souhaite être notifié, non ? Pas nécessairement, en réalité. En effet, il y a d’une part les chaînes dont vous savez qu’elles sortent du contenu quasi-quotidiennement; pour ma part, je suis abonné à la chaîne de Squeezie et je n’ai pas besoin de recevoir des push ou des mails pour aller régulièrement voir ce qui s’y trouve; même chose pour Bazar du Grenier. Ensuite, il y a des chaînes auxquelles je suis abonné mais que je ne regarde pas toujours, et nous avons tous ce même genre de comportement. Parmi nos abonnements, il y a les chaînes qu’on regarde et celles qu’on regarde moins; mais on sait que ce comportement évolue et, qu’à un autre moment, on voudra peut-être revenir plutôt sur telle ou telle chaîne. L’abonnement est aujourd’hui devenu une sorte de « je garde cette chaîne notée quelque part parce que ce qu’elle raconte peut m’intéresser de temps en temps » et la cloche est devenue ce que faisait avant l’abonnement, à savoir « je veux voir les prochaines vidéos sur cette chaîne ».

    Quant aux désabonnements, il y en a de plusieurs formes : les comptes inactifs, les abonnements achetés frauduleusement, etc. Mais là, depuis quelques semaines, un vrai problème semble être apparu : des vrais comptes utilisateurs qui s’étaient vraiment abonnés à des chaînes sont automatiquement désabonnés de celles-ci. Le constat est partagé par trop de youtubeurs dans le monde entier pour qu’il s’agisse uniquement d’un effet de bord, et le problème doit être adressé. Dianna Cowern, de la chaîne Physics girl, a récemment twitté une réponse de YouTube à ce sujet qui laisse entendre qu’ils ont bien pris connaissance du problème et que celui-ci est en cours de résolution. Dont acte. (vous noterez au passage comment avec un simple hashtag, Dianna dit tout haut ce que je pensais tout bas depuis longtemps : #youtuberproblems )

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    Cela étant, il faut aussi savoir une chose que le public ne sait pas nécessairement : chaque chaîne comptabilise en moyenne entre 8 et 15% de désabonnements; c’est assez régulier. On a, d’une part, les gens qui se désabonnent vraiment, mais également ceux qui cliquent deux fois pour s’abonner — ce qui fait qu’ils s’abonnent, puis se désabonnent, avant généralement de se réabonner en ne cliquant qu’une seule fois, mais cela compte comme un désabonnement — puis bien sûr les comptes inactifs, les faux comptes, etc.

    Enfin, les démonétisations

    Voilà aussi un sujet qui fait gueuler les créateurs sur les réseaux sociaux. Soyons clair sur ce dont on parle : depuis longtemps, les vidéos peuvent être démonétisées si elles contrefont des droits : vous passez une chanson sur laquelle vous n’avez pas de droit, la vidéo peut être démonétisée, voire strikée. Là, il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de vidéos qui sont démonétisées automatiquement car leur contenu n’est pas considéré (automatiquement, encore une fois) comme ad-friendly.

    Rappelons-le : le modèle économique de YouTube repose sur la publicité. Les annonceurs sont des clients de YouTube. C’est comme ça. Ca peut ne pas plaire à tout le monde, mais ce n’est ni un vice caché, ni une surprise; c’est quelque chose qu’on sait quand on coche la case « j’accepte les conditions générales d’utilisation de la plate-forme ». D’ailleurs, si on est contre, on peut toujours ne pas monétiser sa chaîne. Le problème n’est donc pas là. Le problème réside dans l’automatisme de la chose. En effet, on peut comprendre assez aisément que les annonceurs ne souhaitent pas nécessairement afficher leur publicité devant des vidéos anxiogènes qui parleraient de suicide, de viol, qui filmerait des gens en train de se battre ou ce qui se passe réellement dans les abattoirs.

    Avant d’aller plus loin sur ce sujet, tordons le cou à quelques idées aussi profondément débiles que reçues : non, les annonceurs ne font pas démonétiser de vidéos, et non, les annonceurs ne font pas supprimer de vidéos. La seule possibilité offerte à un annonceur de faire cela, c’est de le faire au même titre que chacun d’entre vous : en signalant une contrefaçon de vos droits ou un non-respect des règles de YouTube. En tant que simple spectateur. Mais pas en tant qu’annonceur. La démonétisation dont on parle ici est automatique et réalisée par YouTube.

    Déjà, ce problème est plus ancien qu’il n’y paraît; cela fait quelques semaines que les gens ont gueulé après cette énième modification de l’algorithme (qui n’en est pas une de « l’algorithme », mais passons), alors qu’en réalité cela fait très longtemps que cela existe. La modification réside dans le fait qu’aujourd’hui les créateurs sont notifiés lorsque cela arrive. Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu’avant, cette notification apparaissait exclusivement aux networks, et que ceux-ci, gérant souvent des centaines de chaînes, n’étaient pas toujours suffisamment diligents pour résoudre le problème. Ainsi, notifier le créateur est une amélioration lui permettant de rapidement contester la démonétisation. Mais attention, soyons clair : si une vidéo est démonétisée dans les heures qui suivent sa publication, le mal est fait pour le créateur, car c’est dans les premières heures qu’il recevra le plus grand nombre de vues.

    Pour ma part, j’ai été affilié à un network il y a environ deux ans (ce n’est plus le cas aujourd’hui) et, à l’époque, les gens du network m’avaient clairement incité à faire une chose simple : uploader la vidéo sur YouTube quelques heures avant sa publication afin de permettre à cet algorithme « démonétisateur » de tourner et de valider ou non le contenu ad-friendly de ma vidéo; ainsi, en cas de problème, il était possible de le contester avant même sa publication.

    Conclusion

    Désolé pour le pavé, mais je n’aime pas qu’on crache dans la soupe. C’est un peu caricatural, dit ainsi, mais l’informaticien que je suis sait la complexité de devoir gérer autant de paramètres sur une plate-forme qui dispose d’autant de contenus et qui est devenue, en trois ans, ma source de revenus principale. Il y a de plus en plus de contenus sur YouTube, et il y a de plus en plus de spectateurs sur YouTube. C’est une chose dont on devrait se réjouir, plutôt que de chercher à comprendre pour quelles raisons certains de ces contenus fonctionnent mieux que les nôtres. Et là, je m’adresse particulièrement aux vidéastes qui prétendent ne chercher ni les vues ni les abonnements, tout ceci ne change rien pour eux. Donc il nous faut admettre que si faire des vidéos sur YouTube est notre métier, c’est, comme tous les métiers, un monde dans lequel il existe de la concurrence. Les algorithmes de gestion de YouTube sont bien sûr imparfaits (notamment cette histoire de désabonnement qui ne sent pas bon du tout), mais ils sont globalement de mieux en mieux adaptés aux utilisateurs d’aujourd’hui. Parce qu’il est beaucoup plus dur de lancer sa chaîne aujourd’hui qu’il y a simplement un an, il est nécessaire que des fonctionnalités permettent de mettre ces contenus en avant. Et oui, il y aura toujours des petits malins pour mieux comprendre comment fonctionne l’algorithme, soit parce qu’ils auront de la chance, soit parce que leur beau-frère travaille chez YouTube, soit parce qu’ils auront compris que commencer un titre par « TOP 5 » permet une meilleure mise en avant. Si l’essentiel pour vous est de faire le contenu que vous avez envie de voir sur le net, alors faites-le, tout simplement, et ne prétendez pas savoir à la place des gens ce qu’ils ont envie de voir; faites confiance à votre communauté pour partager les contenus qui méritent de l’être, et rappelez-vous que vous aurez beau penser que « la télé c’est de la merde », il y a toujours des gens qui regardent. Et il n’y a aucune raison que cela se passe différemment sur le net.

    la bise.



  • Tain, ça c’est du pavé.



  • Yep.

    Ca fait du bien d’ailleurs de se dire qu’à l’ère de twitter et du 140 signes max, des blogueurs fassent encore l’effort de débiter du gros texte bien développé.



  • J’ai abandonné sur la video dirty biology.
    Mais ça reste très intéressant mais un peu trop long.



  • Video de dirty biology très bien d’ailleurs.



  • @Albedo et le mec est pas moche :sleep:



  • Son petit frère est tout aussi mignon :bave:



  • @Tatane bof
    Pas trop à mon goût.



  • @Hidéki pas vu, mais si c’est le même genre de traits avec nez pointu et grande bouche je ne devrais pas trop le kiffer non plus.



  • @Tatane a dit dans youtube :

    @Albedo et le mec est pas moche :sleep:

    Clair. Je vais peut être regarder du coup :mrgreen:

    C’est d’ailleurs aussi un peu parce qu’il a une belle gueule qu’il cartonne, je suis sûr ! ;-)



  • Moi je préfère la meuf qui fait couler du lait sur ses nibs. :kissing_cat:



  • @Honey a dit dans youtube :

    Moi je préfère la meuf qui fait couler du lait sur ses nibs. :kissing_cat:

    Je savais que tu avais un goût affreux ! :mrgreen:



  • Ce message a été supprimé !


  • @Britten @Chibi sera ravie de lire ça !



  • @Britten a dit dans youtube :

    @Tatane a dit dans youtube :

    @Albedo et le mec est pas moche :sleep:

    Clair. Je vais peut être regarder du coup :mrgreen:

    C’est d’ailleurs aussi un peu parce qu’il a une belle gueule qu’il cartonne, je suis sûr ! ;-)

    En plus il est brillant ! Il a tout pour lui ce garçon ! :cesara:



  • @Honey a dit dans youtube :

    @Britten @Chibi sera ravie de lire ça !

    Parce qu’elle fait “couler du lait sur ses nibs” ? :huh:


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