Pour Maya Youssef, faire de la musique n'est plus un choix.



  • Bonjour,

    D’abord, je réponds en avance à l’un de vos futures commentaires : non Maya Youssef n’est pas la sœur de Maya l’abeille.

    C’est une kanouniste (joueuse de kanoun) mais aussi compositeur et conférencière syrienne issue d’une famille d’artistes. Un jour, alors qu’elle n’avait que neuf ans, Maya se rendait à l’institut de musique de sa ville natale de Damas ou elle étudie le violent à contrecœur, un son majestueux émanant d’un taxi voisin attira son attention, c’était le son du kanoun, Maya dit au chauffeur du taxi qu’elle voulait jouer cet instrument, “Les filles ne jouent pas au qanoun” dis le chauffeur, en effet, le qanoun est une cithare pincée à 78 corde, connu pour être difficile à jouer, elle était réservée à l’homme, mais Maya a réussi à devenir la reine du qanoun, elle est aujourd’hui basée au Royaume-Uni, sa Musique est enracinée dans la tradition classique arabe, mais forge des liens vers le jazz et le classique occidental, autrement dit, elle profite de la diversité culturelle qui nous entoure tous pour offrir le meilleur (chose que le reste des miles milliard des musulmans sur terre se sont avérés trop cons pour la comprendre). Elle explore les qualités émotionnelles et curatives de la musique.

    Si les mutants victimes de l’infection idéologique connu du grand public sous des noms comme “islamisme”, “salafisme”, “djihadisme” …, ont transformé son pays en ruines, Maya à quand même réussi a trouvé l’opposé de la mort, ainsi si vous visitez son site web vous trouvez un slogan sous son nom qui dit :
    "… l’acte de jouer de la musique est l’opposé de la mort, c’est un acte de la vie et de l’espoir"

    Maya a reçu plusieurs récompenses et des retours positifs dans la presse du monde entier dès son premier album Syrian Dreams, elle s’est produit sur des scènes prestigieuses comme la BBC Proms et WOMAD (enfin je copie sur son site, je connais pas ces trucs moi, c’est tellement prestigieuse la BBC popcorn? vous la connaissez?)

    "La guerre a commencé dans mon pays natal en 2011. À partir de ce moment-là, faire de la musique n’était plus un choix, c’était un moyen crucial d’exprimer et d’accepter les sentiments intenses de perte et de tristesse de voir mon peuple souffrir et ma patrie détruite. Par un chaud après-midi d’été à Londres en 2012, je regardais les nouvelles. À l’époque, je me sentais dépassé, comme si j’allais exploser, alors j’ai tenu mon qanun et des «rêves syriens» sont sortis de moi. C’était le tout premier morceau de musique que j’ai écrit."





  • Yasamin ShahHosseini est une joueuse d’oud iranienne qui aspire à redéfinir les possibilités culturelles et stylistiques de son instrument tout comme Maya Youssef, et la tradition iranienne plus largement.

    Yasamin est diplômée de l’école de musique de Téhéran et a poursuivi ses études en musique traditionnelle iranienne à l’Université de Téhéran. Depuis 2014, elle enseigne le oud à l’École de musique de Téhéran, ainsi que dans de nombreux ateliers à l’international. Elle a également créé un groupe de recherche musicale nommé Pouyesh, qui est actif dans la rédaction et la publication d’articles sur la musique traditionnelle persane. Elle est également expérimentée dans la composition et la musique électronique.

    Les voilà en duo :


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