1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde



  • C’était il y a un an, Jonathan, horticulteur, cherchait du travail et le président lui sommait de traverser la rue pour en trouver.

    Il l’a fait, il a rien trouvé, depuis il a traversé le pays pour faire la plonge, et s’apprête à le faire de nouveau pour un travail similaire.

    A la base, il était horticulteur. Maintenant il fait la plonge : voila comment on ruine les vocations dans ce pays.

    Travaillez bien à l’école, cherchez votre vocation, obtenez des diplomes… et faites en rien.



  • Vivre comme un vagabon, sans amis ni famille à ses côtés, au gré des salaires de misère pour des horaires correspondant au droit du travail sous le second Empire. Il mérite une médaille ce jeune homme :hum:



  • @Carcha Mais je croyais que Macron lui avait trouvé un taf?

    Moi là jvais traverser la rue car je quitte mon taf donc jvous dirais!



  • Moi je suis niqué, mon entreprise fait toute la rue des deux cotés.



  • C’est dommage car dans certains endroits on a besoin de gens avec des compétences en horticulture. Mais bon. .



  • Bon, confronté à un topic à l’approche aussi déprimante, on va peut-être essayer d’analyser le reportage video, et voir ce qu’on peut en tirer de positif.

    Depuis son altercation avec Macron, Jonathan a t’il trouvé du taff ? Oui.

    Ce taff lui a t’il plu ? Oui.

    Voila, c’était pas un CDI avec logement de fonction, mais c’était déja ça.

    En fait le problème qu’il rencontre c’est qu’il vit dans un coin peu dynamique, ce qui l’oblige à se déplacer. Ce qui n’est pas nouveau comme réalité. C’est un peu partout pareil dans le monde.

    Donc voila, le genre de phrase : "Travaillez bien à l’école, cherchez votre vocation, obtenez des diplomes… et faites en rien", je propose qu’on évite de s’arrêter dessus. A part se décourager, je ne vois pas trop l’intérêt.



  • @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Bon, confronté à un topic à l’approche aussi déprimante, on va peut-être essayer d’analyser le reportage video, et voir ce qu’on peut en tirer de positif.

    Depuis son altercation avec Macron, Jonathan a t’il trouvé du taff ? Oui.

    Ce taff lui a t’il plu ? Oui.

    Voila, c’était pas un CDI avec logement de fonction, mais c’était déja ça.

    En fait le problème qu’il rencontre c’est qu’il vit dans un coin peu dynamique, ce qui l’oblige à se déplacer. Ce qui n’est pas nouveau comme réalité. C’est un peu partout pareil dans le monde.

    Donc voila, le genre de phrase : "Travaillez bien à l’école, cherchez votre vocation, obtenez des diplomes… et faites en rien", je propose qu’on évite de s’arrêter dessus. A part se décourager, je ne vois pas trop l’intérêt.

    C’est décourageant peut être mais la réalité pour beaucoup donc bon… 😕



  • Il y a des gens qui vivent très bien le déracinement pour des raisons professionnelles. Mais en aucun cas ces exemples ne peuvent être présentés comme une norme acceptable pour tous.



  • @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Il y a des gens qui vivent très bien le déracinement pour des raisons professionnelles. Mais en aucun cas ces exemples ne peuvent être présentés comme une norme acceptable pour tous.

    A ceci près que le découragement n’est pas une réalité mais un état d’esprit. Un état d’esprit qui relève du choix, peu importe la nature de la réalité.



  • @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Il y a des gens qui vivent très bien le déracinement pour des raisons professionnelles. Mais en aucun cas ces exemples ne peuvent être présentés comme une norme acceptable pour tous.

    Le découragement n’est pas une réalité mais un état d’esprit. Et celui-ci peut changer, peu importe la réalité et ses difficultés.

    Oui, pour toi, pour moi et d’autres ce n’est pas ou plus un soucis. Mais l’histoire de chacun est variée et certaines épreuves de la vie, qui nous sont tout au plus un gravillon dans la chaussure, peuvent être fatales pour d’autres. Un paysan se suicide par jour, la réalité est un peu plus complexe que de se dire que le découragement n’est pas une fatalité et de penser que ce qui est faisable pour moi l’est facilement pour les autres.



  • @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Il y a des gens qui vivent très bien le déracinement pour des raisons professionnelles. Mais en aucun cas ces exemples ne peuvent être présentés comme une norme acceptable pour tous.

    Le découragement n’est pas une réalité mais un état d’esprit. Et celui-ci peut changer, peu importe la réalité et ses difficultés.

    Oui, pour toi, pour moi et d’autres ce n’est pas ou plus un soucis.

    Ça en reste un pour moi qui ne trouve pour l’heure pas de CDI à proximité de chez moi. Je dois me contenter de CDD à souvent plus d’une heure de trajet. Mais je garde espoir. Ça fait vivre.



  • @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Il y a des gens qui vivent très bien le déracinement pour des raisons professionnelles. Mais en aucun cas ces exemples ne peuvent être présentés comme une norme acceptable pour tous.

    Le découragement n’est pas une réalité mais un état d’esprit. Et celui-ci peut changer, peu importe la réalité et ses difficultés.

    Oui, pour toi, pour moi et d’autres ce n’est pas ou plus un soucis.

    Ça en reste un pour moi qui ne trouve pour l’heure pas de CDI à proximité de chez moi. Je dois me contenter de CDD à souvent plus d’une heure de trajet. Mais je garde espoir. Ça fait vivre.

    Non mais ça va, moi j’ai un quart de mi temps en CDD de 6 mois depuis plusieurs années. On ne va pas comparer, je te dis que pour nous le découragement n’est pas insurmontable. Mais pour d’autres…



  • @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Super-Dupont a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Il y a des gens qui vivent très bien le déracinement pour des raisons professionnelles. Mais en aucun cas ces exemples ne peuvent être présentés comme une norme acceptable pour tous.

    Le découragement n’est pas une réalité mais un état d’esprit. Et celui-ci peut changer, peu importe la réalité et ses difficultés.

    Oui, pour toi, pour moi et d’autres ce n’est pas ou plus un soucis.

    Ça en reste un pour moi qui ne trouve pour l’heure pas de CDI à proximité de chez moi. Je dois me contenter de CDD à souvent plus d’une heure de trajet. Mais je garde espoir. Ça fait vivre.

    Non mais ça va, moi j’ai un quart de mi temps en CDD de 6 mois depuis plusieurs années. On ne va pas comparer, je te dis que pour nous le découragement n’est pas insurmontable. Mais pour d’autres…

    Je suis d’accord. Ce qui est même une raison de plus pour ne pas en rajouter une couche. Reconnaître les difficultés de chacun est une chose. Considérer vaine toute démarche de s’en sortir en est une autre.



  • @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Donc voila, le genre de phrase : "Travaillez bien à l’école, cherchez votre vocation, obtenez des diplomes… et faites en rien", je propose qu’on évite de s’arrêter dessus. A part se décourager, je ne vois pas trop l’intérêt.

    Interet : Affirmer haut et fort qu’une doctrine politique qui impose aux horticulteur de se reconvertir immédiatement comme plongeur n’est pas acceptable.

    C’est pas déprimant, le monde actuel ou les vocations sont jetées aux orties n’est pas une fatalité contre laquelle on ne peut agir, il suffit de voter pour un autre modèle de société. C’est plutot le renoncement à agir contre ce modèle qui est déprimant.



  • @Carcha a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    @Peri a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Donc voila, le genre de phrase : "Travaillez bien à l’école, cherchez votre vocation, obtenez des diplomes… et faites en rien", je propose qu’on évite de s’arrêter dessus. A part se décourager, je ne vois pas trop l’intérêt.

    Interet : Affirmer haut et fort qu’une doctrine politique qui impose aux horticulteur de se reconvertir immédiatement comme plongeur n’est pas acceptable.

    Et pourtant si ça l’est, même si ça peut apparaître aberrant de le dire.

    Rien n’empêche ce jeune de faire un jour horticulteur, quand sa situation s’y prêtera d’avantage.

    Un pote à moi, son rêve c’etait d’ouvrir un resto. Sauf qu’à 22 ans, il n’avait ni les fonds, ni la situation géographique nécessaire pour se lancer. Et en attendant, pour se préparer, il a fait autre chose. Et sans regret.

    « Reculer pour mieux sauter » comme on dit.

    Si je dis ça aujourd’hui, c’est parce que l’histoire de ce jeune horticulteur fait écho à ma situation actuelle. Le métier que je fais depuis plus de 12 ans, je m’apprête à le mettre entre parenthèses. A bientôt 40 ans, je vais cesser d’être mon propre patron (pendant un temps) pour redevenir salarié de base dans une grosse boîte d’informatique. Je commence dans 10 jours. Je me laisse quelques mois pour tester ça, je ferai un bilan et je verrai si je persévère ou pas dans une branche où je ne me voyais absolument pas il y a encore 6 mois.



  • Horticulteur c’est pas ingénieur à la nasa, si le gars trouve pas la en sortant d’un diplome spécialisé je vois pas ce qu’une expérience dans une cuisine de restaurant va l’aider à trouver plus facilement.

    Ecoute tu sais quoi on va voir, si le mec dans 5 ans il travaille toujours pas dans sa vocation on en tirera des conclusions.

    Et le truc c’est que c’est pas un cas isolé, si la crise des gilets jaunes a commencé peu après cet événement, c’est que pour beaucoup de personne on fait une licence ou un master pour au final faire de l’intérim dans des petits boulots HS, et à la fin tu fais ta vie dans une branche que t’as pas choisi, à se demander à quoi ont servi les études.



  • @Carcha a dit dans 1 ans après : Traverser la rue c'est de la merde :

    Horticulteur c’est pas ingénieur à la nasa, si le gars trouve pas la en sortant d’un diplome spécialisé je vois pas ce qu’une expérience dans une cuisine de restaurant va l’aider à trouver plus facilement.

    Ecoute tu sais quoi on va voir, si le mec dans 5 ans il travaille toujours pas dans sa vocation on en tirera des conclusions.

    IL tirera ses propres conclusions. Ça sera SA démarche, pas la notre.

    Peut-être que dans 5 ans il cherchera toujours dans cette branche, ou peut-être que ça aura fait des années qu’il aura abandonné les recherches parce qu’il aura eu entre-temps une révélation, qu’il se sera engagé dans une voie complètement différente, qui lui plaît, en compagnie de collègues avec qui il se sent super bien, qui sait ?

    L’important est qu’il soit heureux dans son activité et qu’il en vive décemment, horticulteur ou non.



  • Mais t’as conscience que dans ce cas la, ça valide donc la partie “Travaillez bien à l’école, cherchez votre vocation, obtenez des diplomes… et faites en rien.” que tu rejetais en bloc.

    Parce que si il s’épanouit ailleurs c’était pas la peine de faire un master dans l’étude des plantes, autant arrêter direct avec le bac pour aller direct faire la plonge si c’était ça son kiff.



  • Sauf que rien ne nous dit que son bagage universitaire sur les plantes ne lui servira jamais, même s’il vise une reconversion. “La plonge”, il est évident que c’est pas le genre d’activité qu’il pratiquera pendant des années, et qu’il sera -souhaitons lui- vite amené à évoluer, à changer de boite, gravir des échelons, rencontrer des responsables.
    Et puis un jour où il se retrouvera en compétition avec d’autres de son secteur pour tel ou tel poste de responsabilité, peut-être que cette ligne de CV “master étude des plantes”, assez atypique, fera toute la différence.



  • Donc on fait un master d’étude des plantes au cas ou et peut être qu’un jour ça servira à faire la différence avec celui qui n’a qu’une licence de musique pour un poste de charcutier.

    Et donc c’est ma vision à moi pour qui le mot vocation a un sens qui est déprimante ?

    Si c’est le monde que vous voulez, fort bien, je sais qu’il y en a que ça ne dérange pas de vivre ainsi. Je ne crois pas que ce soit majoritairement partagé cependant.


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