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Taux négatifs : la future crise financière qui arrive



  • En ce moment des taux d’emprunt négatifs ont cours auprès des banques centrales (inutile d’appeler votre banquier, c’est pas pour les particulier).

    En clair : on est incité à emprunter, on s’enrichit en s’endettant. Une belle pyramide de Ponzi.

    Bref, attachez vos ceintures, ça va certainement péter dans pas très longtemps. Question de semaines, mois, années peut être, difficile à dire mais ça va pas tenir.

    A lire :

    • Le message désespéré que nous envoient les taux d’intérêt négatifs lien
    • Taux négatifs : pourquoi le débat est différent en France lien


  • Il faut que j’arrive à acheter mon terrain avant que y’ait cette crise :panic:



  • @Carcha a dit dans Taux négatifs : la future crise financière qui arrive :

    Question de semaines, mois, années peut être, difficile à dire mais ça va pas tenir.

    C’est la phrase-clé. Je suis attentivement tout ça depuis 2008 que ce soit du point de vue des orthodoxes libéraux de BFM business jusqu’aux iconoclastes comme Paul Jorion, etc. (jusqu’à Jovanovic… (sic)). On nous avait prédit une une double crise violente en W (le premier creux étant la crise des subprimes et le deuxième celui de la dette des états) et le deuxième creux n’a pas eu la violence, la fulgurance attendue. Je soupçonne les commentateurs économistes que j’ai pu consulter baser leurs réflexions sur le quantitatif principalement, sur les “masses” (de dettes, de capitaux, de dépenses, etc.) et pas assez sur le timing. Du croisement entre ces masses et ce timing résultent des flux (c’est pas que de l’économie, c’est aussi l’hydrologie, la biochimie, etc.). Depuis 2008, le navire a des voies d’eau partout, ça craque à tout va, il y a des menaces permanentes, maintenant plus qu’avant, on est bien d’accord mais jusqu’à présent, quand une menace est repérée (comme les crises grecques), les acteurs économiques ont réussi à gagner du temps, pour réduire l’importance des flux délétères qui auraient pu avoir un impact systémique. De plus, malgré toutes les prises de positions agressives, quand une crise pouvait se déclencher irrémédiablement à cause d’une décision prise (ou pas), ils ont toujours su jouer la montre et les matamores pour prendre, au dernier moment, la décision si difficile à prendre. Depuis 2008, il y a eu des tas de compromis qui ont été engagés et de tabous qui ont levés. Cette dernière décennie a montré que s’il y avait une décision à prendre, ils la prenaient quand même et que si danger il y avait ça viendrait d’un coin inattendu (comme les subprimes).

    De plus, la situation actuelle est essentiellement due à des problèmes connus, à du politique : crise US/Chine, crise US/Iran, Brexit, début de transition qui met à mal le marché automobile. Tout ça peut être résolu par des décisions politiques et non pas avec de la technique voire de l’innovation économique.

    Trump est en cours de négociation, quand les uns et les autres auront atteint le maximum qu’ils pouvaient faire, les tensions s’apaiseront à la vitesse d’un tweet. Le Brexit pose des fausses inconnues et des fausses tensions. Certes un no deal créerait des anciennes tensions mais rien n’empêchera l’UK et l’EU de décider au cas par cas de conserver les dispositions actuelles. Sans parler du fait que l’EU n’a rien à perdre à donner du temps à Corbin pour se faire élire et organiser un second référendum, ils feront semblant de se battre pour ne pas leur accorder ce temps mais ça n’est pas plus compliqué que de décider ça au coin café d’un conseil de ministres. Quant à la transition écologique, c’est un début de lame de fond qui n’en est pas vraiment un à court terme si les autres problèmes précités sont réglés.

    Edit : le pire qui nous attende, c’est une japonification de notre économie. Une croissance atone irriguée par la banque centrale. Ca durera tant qu’il y aura d’autres peuples capables de faire notre boulot pour moins cher. Et ça pètera quand il n’y aura plus d’énergie pour faire tourner la machine. Mais ce moment est d’autant plus retardé que les crises de consommation des pays de l’OCDE induisent une baisse de production et donc de dépense d’énergie.



  • J’ai pas tout compris à ce que tu as écrit.

    Mais il faut quand même dire que les taux négatifs, ça a commencé au Japon en 2016, en Europe c’est arrivé que lors des derniers mois.

    Le but de ces taux négatifs est de forcer l’investissement, essayer de doper l’activité en berne.

    Si on croise ce sujet avec les topics sur la collapsologie (moins de ressource -> moins d’énergie -> moins d’activité), le fait que ça ne fonctionne pas n’est pas surprenant.



  • Que les taux soient négatifs est moins important que le fait qu’ils restent durablement bas sans pour autant engendrer de l’inflation (une hausse du cout de la vie).

    Je résume ce que j’ai compris : si les taux sont bas, la monnaie coule à flot et pour une production identique (quantité de biens produits avec une durée de main d’oeuvre donnée), quand on baisse les taux, historiquement, c’est censé mettre engendrer une hausse du cout de la vie, l’inflation. Historiquement, une inflation de 2% est tout de même nécessaire pour la santé d’un système économique. Or, depuis 2008 malgré toute la thune injectée par les banques centrales, l’inflation ne monte même pas à ce sacro-saint 2%. La croissance n’augmente pas suffisamment. Comme métaphore, c’est comme si on avait un système hydraulique qui nécessite un minimum de pression pour fonctionner, pour avoir la puissance nécessaire mais là, on injecte du liquide (baisse des taux) et la pression (l’inflation) hydraulique n’augmente pas assez. Métaphoriquement, il y a une (ou plusieurs) fuites. Il y a une déperdition de liquide : les capitaux se concentrent là où on ne veut pas qu’il aille (finance, épargne, “Grand Capital”, fracture sociale tout ça) et les acteurs du système économique ont besoin de moins de liquide pour exister, pour faire fonctionner la machine sans la faire avancer (croissance qui augmente à peine) : on paye moins les gens, parce qu’on fait appel à des contrats courts, parce qu’on fait délocalise (je parle pas à l’échelle de la France mais du monde, à cause de la mondialisation, c’est un réseau de vases communicants). Comme conséquence, c’est une baisse de consommation (nos esclaves étrangers n’ont pas de thune et nous les français, on met de côté au cas où) : en bref, on injecte de l’argent pour que les gens bossent et qu’ils consomment et que ça relance la machine mais ils ne le font pas parce qu’ils ne récupèrent qu’une partie de la thune injectée dans le système et qu’ils sont payés à vil prix. Du coup, les prix restent bas (puisque les biens sont produits à vil prix), l’inflation ne vient pas, la machine économique ne surchauffe pas et demande encore plus de liquidité pour tourner, on réinjecte, on fait baisser les taux encore et encore. C’est comme ça que ça marche au Japon depuis la crise de 2001. Comme ils sont dociles, ils s’adaptent encore et encore, leur niveau de vie diminue.

    le système peut tourner encore longtemps comme ça sauf si un paramètre “saute” :

    1- Quand les gens ne peuvent plus vivre avec moins d’argent. Mais ce sera toujours possible de trouver un pays où on peut payer moins les gens pour produire un truc pour moins cher (et donc que son achat soit possible par les pays “riches”). Il y a une telle marge de manoeuvre à ce niveau-là que je ne suis pas certain de voir une telle crise de mon vivant.
    2- Le système qui repose sur la consommation nécessite des matières premières non renouvelables (pétrole pour ne citer que lui mais aussi métaux). La crise ralentit la demande mais ça continue toujours. A un moment, les couts des matières premières seront indépassables et rendront impossible l’écoulement de la production et sa consommation par les pays riches qui s’endettent.

    Une solution serait que le manque à gagner financier (taux négatifs = peu de marge) de ceux qui récupèrent une grande partie de cette liquidité se mette à réinvestir réellement dans l’économie. Ca engendre un risque financier. Peut-être que pour l’instant, le risque financier est plus grand que le manque à gagner induit par les taux négatifs. On verra ce qui adviendra en premier…



  • La France profite des taux négatif et réalise la plus grosse levée de dette de son histoire.
    10 milliards emprunté en une journée.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-france-fait-la-plus-grosse-levee-de-dette-de-son-histoire-20190905

    Et les 3% en fait c’était du flan ? ça compte que pour justifier les réformes ? :cryhappy:



  • @Jackasse a dit dans Taux négatifs : la future crise financière qui arrive :

    Il faut que j’arrive à acheter mon terrain avant que y’ait cette crise :panic:

    Y’as des avantages pour les prêts immo quand on est fonctionnaire ?



  • Je me demande s’ils peuvent rembourser les dettes déjà contractées de manière anticipée. Si c’est le cas, ça peut être tout bénef cette histoire. Mais j’en sais foutre rien.



  • @Fuong a dit dans Taux négatifs : la future crise financière qui arrive :

    Je me demande s’ils peuvent rembourser les dettes déjà contractées de manière anticipée. Si c’est le cas, ça peut être tout bénef cette histoire. Mais j’en sais foutre rien.

    Ils peuvent racheter la dette sur le marché secondaire, mais le taux auquel elle est revendue est actualisé en fonction de l’offre et de la demande et donc les taux bas actuels sont déjà retranscrits dans les prix.



  • Ah merde, c’est dommage, ça aurait pu permettre de réduire le service de la dette cette affaire.



  • Moi, de ce que j’ai compris, c’est que la magouille des taux négatifs permet de ponctionner un peu plus les inconscients qui ont épargné 5000 euros pour un jour changer de voiture ou de chaudière… et les bénéfices de cette magouille va vers ceux qui gagnent 1000 euros de l’heure même quand ils dorment.



  • Il ne faut pas oublier non plus que la France et tout pays européen n’a plus le droit d’émission de monnaie. C’est la BCE via les banques commerciales (qui achètent l’argent) qui injecte tout l’argent nécessaire.



  • @Maléfique Pas que je sache mais je suis mal renseignée… (je ne veut pas faire de prêt en fait.



  • @Carcha Non mais tout le monde dit “wow quelle belle opération” mais nimp ils s’endettent encore comme les neuneu et leur prêts revolving quoi :lecid:



  • En matière de finance usurière rien n’est jamais gratuit ou favorable à l’emprunteur, sauf en apparence pour le pousser à emprunter le plus vite possible les yeux clos La fascination pour les prêts à taux zéro et des cacahuètes voire négatifs, c’est de l’appât promotionnel en tête de gondole. Ça pue l’abus mauvais.

    Car un jour ou l’autre les règles changent, les vents tournent sans prévenir et il y en a qui bouffent leur chapeau d’avoir fait trop confiance à leur banquier (et aux traders vautours invisibles en embuscade derrière).

    C’est ce qu’on appelle “les crises” qui se succèdent comme les tornades toujours plus dévastatrices et que je soupçonne d’être méticuleusement programmées.



  • Cette semaine on nous propose 55.000 euros au taux de 0.5%(1% mais la moitié prise en charge par l’état allemand). Les ménages vont se ruer dessus… en lisant bien les petits paragraphes écrits pour les soviets réfractaires, on comprend que c’est un emprunt sur 5 ans… genre dans 5 ans les naïfs qui n’auront pas pu rembourser auront le droit de s’endetter pour la vie à x% afin de rembourser leur besoin d’achat compulsif d’une voiture de luxe en plastique.



  • @Super-Dupont Puis surtout les gens se ruent sur les prêts mais ils faut pas qu’ils tombent en chômage ou quoi, un prêt bas il faut l’assumer, les gens se disent “on va être proprio”, c’est un peu plus complexe que ça…



  • @Jackasse tout est fait pour que les gens s’endettent et ce dès le plus jeune âge jusqu’à notre mort. Même les jeunes, qui logiquement n’ont pas d’épargne, s’endettent. Quand je vois une pub qui dit qu’une marque automobile reprend tout ce qui roule pour l’achat d’un véhicule neuf, même les boules de bowling, je me dis qu’il n’y a plus de limite à la décadence, et que le retour de bâton va être vachement assommant quand les doux rêveurs devront reprendre contact avec la réalité. Et on nous vend cette folie comme du pragmatisme.



  • @Jackasse a dit dans Taux négatifs : la future crise financière qui arrive :

    @Super-Dupont Puis surtout les gens se ruent sur les prêts mais ils faut pas qu’ils tombent en chômage ou quoi, un prêt bas il faut l’assumer, les gens se disent “on va être proprio”, c’est un peu plus complexe que ça…

    Cela dit, être proprio, si tu t’endettes avec un prêt qui chaque mois te coute comme un loyer, prends le.
    Mon prêt immo me coute moins cher mensuellement que le loyer que je payais, et surtout je suis chez moi, je sponsorise pas un proprio qui se fait du beurre sur mon dos.



  • @Maléfique Ouais mais moi je suis souvent en arrêt donc j’ai pas une paye fixe et puis si j’ai un accident tout con, ben je suis grave dans la merde… (J’ai pas de prévoyance donc à 3 mois cumulé d’arrêt sur un an je bascule à mi-traitement.


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