Barroso recruté par Goldman Sachs



  • La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé vendredi 8 juillet avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller.

    M. Barroso occupera les fonctions de président non exécutif de Goldman Sachs International (la branche internationale du groupe américain, sise à Londres), et de conseiller de Goldman Sachs. Dans un communiqué, la banque d’affaires s’est réjouie de l’arrivée de l’ancien premier ministre portugais, qui a présidé la Commission de 2004 à 2014, au moment où le monde a été secoué par une crise financière.

    :lolilol: :lolilol: :lolilol: :lolilol:

    L’union européenne. :cupid2:



  • Un petit article d’un journal économique que j’ai bien aimé.
    J’ai coupé les paragraphes chiants.
    (source originale)

    Aider Goldman Sachs à gérer le Brexit

    Les « portes tournantes » continuent de tourner. L’ancien président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Durão Barroso, a été recruté par la banque d’affaires étatsunienne Goldman Sachs pour l’aider à gérer les conséquences de la sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne après le référendum du 23 juin dernier. Il sera ainsi nommé président non exécutif de Goldman Sachs International (GSI) à Londres et, de surcroît, il aura le titre de « conseiller ».
    Selon le Financial Times, José Manuel Barroso entend faire ce qu’il peut pour adoucir les effets négatifs du Brexit pour la banque américaine.

    Le problème de l’indépendance

    Évidemment, ce « transfert » pose une question centrale : celle de l’indépendance. Les liens entre Goldman Sachs et d’autres grandes banques et de nombreux fonctionnaires européens ou nationaux posent de véritables problèmes, notamment dans la gestion de la crise financière. Le cas le plus souvent cité est celui de Mario Draghi. L’actuel président de la BCE depuis 2011 a été vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs de 2002 à 2005. Or, Goldman Sachs n’est pas une banque comme les autres. C’est elle qui a aidé le gouvernement grec a détourné la méthode de calcul du déficit public par des produits de « swaps » qui permettaient de reporter à plus tard une partie de ce déficit. Grâce à ce tour de passe-passe, la Grèce était entrée dans la zone euro en 2002. Ce mécanisme avait été utilisé, du reste, par l’Italie, en 1997 pour rejoindre l’union monétaire à une époque où le directeur général du trésor transalpin était un certain… Mario Draghi.

    Le comportement de José Manuel Barroso durant la crise

    Et pour José Manuel Barroso ? Cette nomination n’est pas neutre. En tant que président de la Commission, cet homme a été un des responsables des erreurs de gestion des années 2010-2013. Partisan d’une austérité forte et d’un ajustement féroce, il a participé à la troïka dans tous les pays touchés par la crise, de la Grèce à l’Irlande. Or, le principe de ces « sauvetages » a été de sauvegarder les intérêts des créanciers des États, principalement les banques. José Manuel Barroso a notamment participé aux pressions contre l’Irlande pour empêcher le gouvernement de ce pays de réduire le fardeau porté par sa populations en faisant participer les créanciers des banques irlandaises. L’ancien président de la Commission, qui n’a jamais vraiment eu à répondre de ces choix devant le parlement européen, a donc géré au mieux les intérêts du secteur financier dans une crise causée à l’origine par des produits vendus à la Grèce par Goldman Sachs qu’il rejoint à présent.

    Effet désastreux pour l’UE

    Les déclarations de José Manuel Barroso, qui se dit « très impressionné par l’engagement de Goldman Sachs pour les niveaux les plus élevés en termes d’éthique » et par la « culture d’intégrité et de responsabilité » de l’entreprise, sonnent comme les reflets un cynisme parfait. De tels engagements ne peuvent manquer de soulever des questions quant à l’action présente des dirigeants européens. Voir un ancien chef de l’exécutif de l’Union européenne chercher à aider une banque à gérer au mieux le Brexit ne peut manquer de soulever des questions sur l’engagement quant à l’intérêt général européen des dirigeants de l’UE. A l’heure où le successeur de José Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker est très contesté et où l’UE peine à tirer les leçons du vote britannique, cette nomination est particulièrement mal venue et pourrait avoir un effet désastreux.



  • Goldman Sachs ! :lecid: La banque MAÎTRE DU MONDE, une vraie pieuvre !





  • Il y avait un autre bon reportage diffusé sur Arte il y a un an ou deux (je j’avais posté sur CL). Faudra que je regarde s’il est sur Youtube…



  • C’était ce docu de Jérôme Fritel et Marc Roche (extrait) :

    Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde

    Mais pour le voir en entier c’est VOD payante :
    http://boutique.arte.tv/f7894-goldman_sachs

    Fuck !

    Peu importe, les ITV de la 1re vidéo expliquent bien comment Goldman Sach, la banque intouchable (entre autres), est au sommet de la pyramide, et comment les instances gouvernementale dont l’UE sont tenus en laisse. Et quelles en sont les conséquences sur tous les citoyens de tous pays qu’ils nomment “crise” sans pas toujours savoir qui la crée, en tire les ficelles et le maximum de profit. Goldman Sach est un gros casino qui dérégule tout à son avantage partout où elle pose ses pions (la dernière ITV n’offre pas une conclusion bien optimiste pour ce qui va venir…)



  • @Carcharodon a dit dans Barroso recruté par Goldman Sachs :

    L’union européenne. :cupid2:

    Je ne suis malheureusement pas sûr que l’UE soit la seule concernée par des liens avec les milieux d’affaire/banquiers. C’est tout le système de gouvernance qu’il faut changer.

    On est mal barré. :abba:



  • 2011 : Goldman Sachs place 3 de ses employés à des postes-clés du pouvoir européiste, grâce à Peter Sutherland, président de Goldman Sachs international.

    Au cours de l’année 2011, profitant de la crise de l’euro en Italie et en Grèce, Goldman Sachs a placé 3 de ses employés à des postes-clés du pouvoir européiste :

    1°) MARIO DRAGHI, vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre 2002 et 2005, ensuite gouverneur de la Banque d’Italie, est catapulté au poste de président de la Banque centrale européenne (BCE).

    Cet associé de Goldman Sachs avait été chargé des « entreprises et pays souverains ». À ce titre, l’une de ses tâches avait été de vendre le produit financier « swap » permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs.

    2°) MARIO MONTI conseiller international de Goldman Sachs depuis 2005 devient président du Conseil italien (équivalant de Premier ministre), sans s’être jamais présenté à la moindre élection

    3°) LUCAS PAPADEMOS devient Premier ministre grec, sans s’être jamais présenté à la moindre élection

    Sans avoir été directement salarié de Goldman Sachs (du moins que l’on sache…) Lucas Papadémos avait été gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002.

    Il avait participé à ce titre à l’opération de trucage des comptes nationaux grecs perpétré par Goldman Sachs, avec l’appui de Mario Draghi, pour que la Grèce soit « qualifiée » pour adopter l’euro.

    Source:
    https://www.upr.fr/actualite/europe/goldman-sachs-embauche-president-de-la-commission-europeenne-jose-manuel-barroso


Se connecter pour répondre
 

Il semble que votre connexion ait été perdue, veuillez patienter pendant que nous vous re-connectons.