Des coqs sont indésirables à Beautor et à Margny-lès-Compiègne


  • Admin

    En ce moment, il ne fait pas bon d’être un coq et de pousser le cocorico matinal. À Beautor des habitants ont lancé une pétition contre les chants des gallinacés de leur commune. Et à Margny-lès-Compiègne un habitant dénonce l’éloignement de son coq par décision de justice.

    Après le procès très médiatisé de Maurice, le coq de l’Ile d’Oléron accusé de chanter trop fort, la Picardie a elle aussi ses coqs indésirables.

    Nos confrères de l’Union racontent le cas de quatre coqs qui sont priés de la mettre en sourdine. Les riverains ont donc lancé une pétition contre les mâles des basses-cours.

    À l’inverse, à Margny-lès-Compiègne un habitant, via la plate-forme MesOpinions, a lui aussi lancé une pétition car son coq a été prié de faire sa valise par une décision de justice. Il demande son retour au bercail.

    Que dit la loi sur le chant des coqs ?

    Les bruits de campagne représentent pour certains des nuisances (chant du coq, aboiement de chien, meuglement de vaches, cancanements de canards etc…) et peuvent générer un trouble anormal de voisinage.

    Sachez que la loi tolère une basse-cour dite familiale jusqu’à 50 animaux de plus de 30 jours. Quelle que soit la taille du poulailler, il est interdit d’engendrer des nuisances sonores ou olfactives. Le cocorico du coq est considéré comme normal au lever et coucher du soleil. Toutefois, si le roi de la basse-cour pousse la voix de manière incessante, sans répit de jour comme de nuit, son comportement est alors considéré comme anormal, donc il sera à l’origine d’un trouble du voisinage (source Légifrance).

    Article 1385 du code civil
    Les propriétaires ou détenteurs d’animaux de basse-cour sont responsables si le bruit qu’ils causent devient un trouble anormal de voisinage”.

    Article R1334-31 du code de la santé publique.
    Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité”.

    Après il s’agit pour la personne qui subit le trouble anormal de voisinage de faire lever un hussier de justice la nuit pour constater que le coq du voisin est atteint d’insomnie, alors que la loi lui demande d’aller se coucher avec ses poules.

    Les maires défendent les bruits de leur village

    Pour les amoureux des bruits de la campagne, le maire de Gajac en Gironde, a demandé le classement au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco du chant du coq, ou encore du son des cloches.

    À Saint-André-de-Valborgne, dans les Cévennes, le maire a installé aux entrées de son village des panneaux pour dire aux touristes qui seraient génés par les chants des coqs ou des troupeaux qui vivent à proximité, que c’est la campagne et qu’il faut l’accepter avec ses traditions et toute sa ruralité.

    Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/coqs-sont-indesirables-beautor-02-margny-compiegne-60-1697936.html




    Mais qu’ils restent dans leurs villes surpeuplées à respirer des particules fines au lieu de venir emmerder les coqs des villages. C’est à eux qu’on devrait couper le bec.



  • Personellement j’ai porté plainte contre les petits oiseaux qui se permettent de chanter le matin sans aucun respect pour notre sommeil.



  • Je trouve ça incroyable qu’on puisse attaquer ça en justice, on vit dans une drôle d’époque


  • Admin

    On devrait mettre en route des moteurs diesel et jouer du klaxon pour les réveiller le matin, je suis sûr que ça les dérangerait moins.



  • Ouais mais quand un coq fait chier on le mange. C’est pas un chat non plus.



  • @Ratonhnhakéton a dit dans Des coqs sont indésirables à Beautor et à Margny-lès-Compiègne :

    Le cocorico du coq est considéré comme normal au lever et coucher du soleil. Toutefois, si le roi de la basse-cour pousse la voix de manière incessante, sans répit de jour comme de nuit, son comportement est alors considéré comme anormal, donc il sera à l’origine d’un trouble du voisinage (source Légifrance).

    J’ai déjà rencontré le cas de figure d’un coq qui chantait 30 à 40 fois par heure à partir de 3h du mat. On a beau se dire que ça fait partie du charme de la campagne et que c’est à nous autres citadins de nous y faire, ca reste assez reloud. Et pourtant j’ai le sommeil profond, j’ose à peine imaginer pour les autres.

    Question tapage, c’est un poil plus prononcé qu’un chant d’oiseau ou les cloches de la petite église du coin.


  • Admin

    Après les coqs, les abeilles !



    Face aux complaintes contre les déjections d’abeilles, le coup de gueule d’un maire contre les "néo-ruraux"

    "Il faut avoir un peu de tolérance", a estimé l’élu, encore très remonté.

    Cela fait maintenant plusieurs mois que les maires de communes rurales ont maille à partir avec de nouveaux administrés, dont certains ont bien du mal à oublier leur train de vie urbain.

    En 2018, une vacancière avait par exemple voulu faire taire la cloche de l’église d’un petit village de Lozère. Une situation face à laquelle le maire d’une commune du Gard avait réagi en placardant un panneau d’avertissement à l’entrée de son bourg nommé “Attention, village français”, sur lequel étaient expliqués de manière ironique les “désagréments” de la vie à la campagne.

    L’édile de Pignols dans le Puy-de-Dôme est quant à lui confronté à un autre type de protestations. Dans un long message publié sur Facebook, Christophe Georges, maire de ce village située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Clermont-Ferrand, déplore que bon nombre des nouveaux arrivants se plaignent des déjections d’abeilles, provenant d’une exploitation apicole voisine, et qui se déposent sur du mobilier de jardin et les toits.

    “Des habitants de notre commune habitants à proximité de la miellerie de la comté se plaignent, se sont plaints des déjections d’abeilles!!!
    De quoi est composé la déjection d’abeille purement et simplement de pollen! Le pollen ni plus ni moins que le spermatozoïde de la fleur l’essence de la vie!”, explique-t-il.

    “Néoruraux”

    Contacté par France Bleu, ce dernier peste encore contre ceux qu’il appelle les “néoruraux”.

    “Aujourd’hui on a des habitants qui arrivent dans nos campagnes, qui ne voient que les avantages, puis ils se rendent compte qu’il y a aussi des inconvénients. Il faut avoir un peu de tolérance, hein!”

    De son côté, le couple en charge de l’exploitation se veut conciliant, assurant vouloir chercher “toutes les solutions possibles pour éviter de déranger nos voisins.”

    “Bien au contraire, nous voulons contribuer positivement à la vie de ce bien joli village et surtout pas être une source de conflits.”

    Source : https://www.bfmtv.com/police-justice/face-aux-complaintes-contre-les-dejections-d-abeilles-le-coup-de-gueule-d-un-maire-contre-les-neo-ruraux-1735620.html



  • Moi ça me manque les chants de coq.
    Ah oui j’avais oublié les déjections d’insecte. Ça fait partie du folklore rural c’est mignon :wiiii:


  • Admin

    Heureusement la rébellion rurale commence à se faire entendre



  • Sinon bizarre quand même en ville y a beaucoup plus de bruits.
    Les gens bourrés c’est pire que les coqs, les bagnoles qui circulent constamment, les voisins qui croient que leur studio est insonorisé, les transports, les gars qui font des freinages, les pétard dans des pots en fer on dirait des tirs de canon… Et j’en passe


  • Admin

    Oui et question hygiène c’est pire que de simples crottes de mouches d’abeilles. Je me suis baladé pieds il y a quelques jours en ville, la chaleur aidant ça puait les gaz d’échappement et le bitume.



  • @Wombat a dit dans Des coqs sont indésirables à Beautor et à Margny-lès-Compiègne :

    Sinon bizarre quand même en ville y a beaucoup plus de bruits.
    Les gens bourrés c’est pire que les coqs, les bagnoles qui circulent constamment, les voisins qui croient que leur studio est insonorisé, les transports, les gars qui font des freinages, les pétard dans des pots en fer on dirait des tirs de canon… Et j’en passe

    Effectivement mais rien de tout ça n’est aussi chronique qu’un coq.

    Les gens bourrés ne sont pas systématiquement là (quoique, ca dépend de l’endroit),
    La circulation des bagnoles finit par devenir un genre de bruit blanc continu qu’on oublie,
    Les voisins bruyant, avec un peu de diplomatie, on peut dialoguer avec.
    Les pétards, ça doit rester assez sporadique (là aussi, ça dépend des endroits).

    Le coq, rien de tout ça.
    Il restera fidèle au rendez-vous, chantera toutes les nuits, toujours au même endroit et de façon suffisamment stridente et intermittente pour qu’on ne s’y habitue pas (ou très mal). Et seule sa mort pourra le faire stopper.

    ps : attention, je ne dis pas qu’il faut faire taire les coqs, loin de là. Il se trouve juste que j’ai connu, et les bruits de la ville, et le chant d’un coq issu d’un poulailler mitoyen. Ce n’est qu’un ressenti personnel, mais je trouve qu’on s’accoutume bien plus facilement aux premiers.



  • Les clebs qui ne cessent d’aboyer c’est une tannée aussi.



  • @Ratonhnhakéton a dit dans Des coqs sont indésirables à Beautor et à Margny-lès-Compiègne :

    Oui et question hygiène c’est pire que de simples crottes de mouches d’abeilles. Je me suis baladé pieds il y a quelques jours en ville, la chaleur aidant ça puait les gaz d’échappement et le bitume.

    Quand c’est pas pire.

    Avant j’habitais à proximité du Canal Saint-Martin, à Paris. Pour peu que les chaleurs reviennent, que la sécheresse s’installe, et c’est des centaines de metre de voiries autour du bassin qui finissent par lourdement puer la pisse.

    Je suis très content de ne plus y être. Surtout en ce moment. Sauf mise en place de cabines de toilettes et prise de conscience de certains à les utiliser, ça doit être une infection là bas.