Le monde rural : le maillon faible face à l’automatisation du travail ?


  • Admin

    Si vous êtes jeune, issu d’une minorité, et que vous travaillez dans un milieu rural, vous avez plus de risques d’être remplacé par un robot. Ce sont les conclusions d’un rapport publié en janvier dernier par l’ONG américaine Brookings.

    Voitures autonomes, robots livreurs d’organes, ramasseurs de pommes et manutentionneurs… Le monde du travail est déjà touché de près par l’émergence des nouvelles technologies. Loin de remettre en question l’existence même du travail humain, l’automatisation pourrait toutefois accentuer les inégalités face à l’emploi, en particulier dans les zones rurales. C’est ce qu’avance un rapport publié en janvier dernier par l’ONG américaine Brookings et relayé par le Massachusetts Institute of Technology (MIT).

    « Les nouvelles technologies vont impacter les métiers peu qualifiés », précise Mark Muro, l’auteur principal de l’étude au MIT. Il fait notamment référence aux préparateurs alimentaires, aux manutentionnaires et aux livreurs, dont 70% des tâches risquent d’être automatisées dans les prochaines décennies.

    Le risque d’automatisation des métiers dans chaque État américain / Brookings

    Or c’est précisément dans les zones rurales ou dans les petites villes que sont recensés ces métiers. Comme à Dalton, une ville de 33 000 habitants située dans l’État de Géorgie, dans laquelle 54,7% des métiers sont susceptibles d’être automatisés. À quelques kilomètres de là, à Atlanta - la capitale de l’État qui compte 480 000 habitants, seulement 44,7% des emplois sont touchés. En revanche, la différence à l’échelle des États américains n’est pas flagrante, relate l’étude, chacun d’eux étant constitué de zones urbaines et rurales.

    Un profil type touché par l’automatisation

    À la variable géographique s’ajoutent des facteurs sociaux. « Peu importe où ils habitent, les jeunes hommes appartenant à des minorités sont les plus susceptibles d’être touchés par l’automatisation », souligne le rapport. La gent masculine est en effet sur-représentée dans les secteurs de la production, du transport et de la construction. Une variable « ethnique » existe également, puisque les Afro-américains, les Hispaniques et les Indiens seraient davantage touchés par l’automatisation (respectivement 47, 45 et 44% de tâches automatisables), que les citoyens blancs (40%) et asiatiques (39%).

    Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont cherché à définir le « potentiel d’automatisation » des différents secteurs. Grâce à des données privées et publiques, les auteurs de l’étude ont identifié les métiers qui avaient le plus été touchés par l’automatisation entre 1980 et 2016. En couplant ces informations avec le taux d’emploi par État, ils ont réussi à proposer des modèles prédictifs dans chaque État américain, ville par ville.

    Si l’on en croit cette étude, l’avènement des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle ne ferait qu’accentuer les inégalités, puisque la seule partie de la population réellement protégée par ces transformations restent les individus hautement qualifiés (niveau bachelor, équivalent du master). Dans le cas de ces métiers, seulement 24% des tâches sont remplaçables, contre 55% en moyenne pour les autres emplois. Pour endiguer la fracture sociale, le rapport encourage donc fortement à investir dans des formations au niveau local et de les rendre plus accessibles.

    Une réalité plus nuancée

    […]

    Article complet : https://usbeketrica.com/article/monde-rural-maillon-faible-automatisation-travail



  • On récoltera toujours les cerises, les framboises et les groseilles manuellement même si plus grand monde peut en acheter vu la prix du kilo.

    Sinon, je lirai le topo plus tard pour une réflexion plus dense. Je suis trop caniculé pour ça now…


Log in to reply