L’existence ne peut-elle être jaugée et supportable que par…



  • … La tyrannie des chiffres, toujours et encore des chiffres, des calculs et des analyses décortiqués jusqu’à en perdre la raison, des camemberts et des histogrammes, des classements et des catégories stéréotypés, des indicateurs et gabarits de performance, des tris, des bonnes et mauvaises pioches, des agrégations, des segmentations, des comparaisons et des éliminations, des statistiques et des sondages comme ultime boussolle, etc ?

    Visuel.jpg

    Ou bien par d’autres critères d’appréciation qui rendraient plus heureux, plus détendus, plus empatiques et moins burn-outés ? :splumfairysmile2:

    C’est pas un modèle de politique générale venu d’ « en-haut » qu’on attend, chacun peut-être contribuable à sa façon pour faire décroître cette obsession des chiffres et des cloisonnements.



  • Tu parles jaugée pour soi même ou jaugée par des sociologues et autres … logues ?



  • Trop de chiffres.



  • @Printemps a dit dans L’existence ne peut-elle être jaugée et supportable que par… :

    Tu parles jaugée pour soi même ou jaugée par des sociologues et autres … logues ?

    Jaugé au sens large (pas que le moi-je-perso).
    Désormais, pas une info ou un commentaire qui ne soit bardé de chiffres massue. Mais j’ai peut-être mal développé mon propos restant persuadé que certains auront pigé ce que je voulais signifier.



  • @Ratonhnhakéton a dit dans L’existence ne peut-elle être jaugée et supportable que par… :

    Sur l’échelle de Pythagore-Kim Jong Un je situerais la tyrannie actuelle du chiffre à 23/27.

    Pour une fois, KJU n’a rien à voir avec le calibrage normatif occidental. :blase:



  • @Aurel

    (J’étais pas certaine mais j’avais compris ton post effectivement dans ce sens).

    D’un point de vue global je ne vois que les chiffres pour mesurer un phénomène au sens large (votes, morbidités diverses, accidentologie).
    Après il est vrai que certains chiffres, sans calculs rapides simples, peuvent être "outrageusement " alarmant, genre :
    100% de chances en plus d’avoir tel probleme si telle condition présente !
    Apriori on se dit : argh ça craint.
    Sauf qu’en chiffres “réels” ça donne :
    Sans la condition : 1 personne sur 100 000 presente ce probleme
    Avec la condition : risque qu’il y en ait une deuxième.
    .
    Pour les “qui a voté quoi” ça m’a toujours rendue perplexe : le vote étant anonyme, et secret, en vrai, on ignore qui a voté quoi… Donc les discours sur les jeunes votent ceci les vieux cela, les anciens de tel parti disparu ont voté ceci et cela.
    Sauf à penser que tout le monde répond toujours sans dire n’importe quoi à un sondage ou une question (vous votez pour qui), je me suis toujours demandé comment les gens peuvent s’y fier.
    Ça ne peut rester que des hypothèses.
    Dont on se fout d’ailleurs…
    .
    Les chiffres sont nécessaires pour mesurer.
    Maintenant mesurer tout et n’importe quoi, sans vraiment prendre la mesure réelle ni le pourquoi de la différence, ça mène à du craignos.
    .
    J’ai en tête les chiffres de réussite au brevet du college de mes filles : taux de réussite le plus bas du coin et grands alentours : 83 ou 85 %…
    Ça doit faire un élève par classe de 3m en gros, au lieu de un élève pour deux ou trois classes ailleurs.
    C’est un très bon collège mais certains parents, au vu de ces stats, inscrivent ailleurs leurs enfants.
    Ce college fait juste le choix de garder tous ses élèves dans le cursus classique jusqu’à la fin de 3m…



  • Je suis d’accord pour cet abreuvage de sondages à la noix qui nous empoisonne toutes les infos. Le temps de parole lors de la campagne était aussi régit en fonction des sondages. Ce qui a donné que la Poison qui n’avait rien a dire, pouvait parler aux médias d’avantage que des candidats beaucoup moins populaires mais qui avaient surement beaucoup à dire. Cet empoisonnement comptable nous mène sur la voie de l’ordre irrationnel et totalitaire.



  • flopic :moquegay:



  • @Printemps Honnêtement ça veut juste dire que le collège ne truque pas ses chiffres comme le font d’autres qui sont des collèges mauvais mais avec des chiffres de réussite Stalinien :siffle:
    Et après pour les classes sélectives du lycée (sections diverses et variées) les élèves sont choqués de n’être pas retenu avec 18,94 de moyenne… lol il vaut le vivre pour le croire…



  • @Jackasse

    Oui c’est exactement cela.
    Ma grande y va (dérogation acceptée) ma petite y entre l’an prochain.
    Même les nouveaux profs arrivés d’autres collèges s’y sentent bien.

    M’en fiche des résultats à vrai dire.
    Ma grande est bien dans ses baskets.
    Félicitations et compliments des conseils de classe.
    Je pense qu’ils notent large quand même effectivement ^^ (plafonner à 19/20 en espagnol en taffant au minimum j’ai des doutes sur le niveau exigé 🙂 ).
    Mais bon , elle sait que les bonnes notes ne font pas la “réussite de vie”.
    Son etat d’esprit et son comportement en revanche si.
    Or l’état d’esprit de ce college de campagne est top.
    Et pourtant elle m’en a voulu de la changer de college au début et aurait voulu rester dans son premier collège de l’an dernier (elle y a fait qu’un trimestre).
    Il y a qqs semaines elle m’a remercié #mamancontentesoulagée



  • @Printemps Tu as fait un bon choix je pense! Puis les collège ruraux ont plein de projets intéressants en général!

    Sinon oui après c’est une tendance du public je pense, les chefs d’établissement se font taper sur les doigts s’ils affichent des résultats trop bas (même si ce sont les résultats réels).



  • @Jackasse

    Ici la “guerre” public/privé est encore très d’actualité, avec les mentalités qui vont avec.
    “Si t’es pas en privé c’est que tu es nul”^^
    Et la municipalité est pro privée donc les établissements privés “raflent” les gros budgets et les laïcs rament +++ (pas de sous pour eux).
    Dans l’autre ville c’est different.



  • C’est au tour de la Nouvelle-Zélande de placer le bien être comme indicateur premier de développement du pays, et non pas la croissance économique et la lutte contre les migrations.

    Il prévoit une augmentation des dépenses publiques en matière de santé mentale, d’allocations pour les populations indigènes, ainsi que de lutte contre la pauvreté infantile et les violences familiales.

    L’opposition crie naturellement au scandale :hum:

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/30/le-budget-bien-etre-de-la-nouvelle-zelande-promet-des-milliards-de-dollars-pour-les-plus-demunis_5469483_3210.html



  • C’est marrant , je parlais de ça avec ma grande en début de semaine.
    Je lui ferai voir ce tuto 🙂



  • Vu partiellement le tuto de Defekator. Mais ce qui me turlute en plus de la manipulation des chiffres, c’est que tout ne soit depuis une quarantaine d’années focalisé QUE sur des chiffres et les stats.

    Désormais, plus une seule info ou initiative n’échappe à ce dogme comme si les sociétés n’étaient devenues QUE comptables de tout au détriment d’autres valeurs existentielles plus spirituelles (plus largement et hors cultes religieux aliénants) ou sentimentales et émotionnelles.

    La logique commerçante existe depuis des siècles au sein des interactions humaines, mais par exemple quand j’écoute ou je lis une innovation possible, c’est toujours en retour : "mais combien ça va coûter ? :unsure: "ou bien s’il faut faire une transition de société quelle qu’elle soit : "mais combien ça va gréver mon chiffre d’affaires ? :unsure: " Comme si l’économie et le PIB étaient la seule réponse et que chacun ne soit qu’un funambule en équilibre perpétuel sur un fil tressé par d’autres n’ayant que des motivations avides et funestes.

    Maintenant, je comprends que celles et ceux qui sont nés dans la matrice “tout commercial & financier” aient du mal à imaginer qu’il puisse en être autrement par projection. Mais ça va viendre, faut juste le temps du déconditionnement qui pourra prendre beaucoup de temps… Sauf si l’intelligence artificielle prend le pouvoir sur le libre arbitre. fronce_sourcil.gif


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