La désobéissance fertile : vivre en symbiose avec la Nature


  • Admin

    « Nous avons choisi d’habiter un lieu d’une profonde poésie qui n’est pas animé par une haine du système, mais habité par du beau et du vivre-ensemble. La désobéissance fertile s’oppose à la destruction du vivant pour régénérer notre environnement. En assumant ce choix de vie, nous souhaitons que celles et ceux qui veulent vivre au plus près de la Nature ne soient plus traités comme des marginaux. » Jonathan Attias, pionnier dans la désobéissance fertile

    La révolution aurait-elle lieu dans les bois ? Vivre au plus près de la Nature tout en participant à la régénération du vivant, sans attendre que la législation évolue en faveur de notre environnement : voici venu le temps de la désobéissance fertile.

    Peuple de la forêt, hors-la-loi ?

    Après la désobéissance civile, place à la désobéissance fertile ? Partout en France, des personnes expérimentent d’autres modes de vie, au plus près possible de la Nature, avec pour « objectif absolu de régénérer la Vie, sans se préoccuper des lois existantes ». Où la désobéissance civile dénonce une injustice perpétrée par une institution pour la changer, la désobéissance fertile veut permettre l’expérimentation et la création de nouvelles sociétés respectueuses du vivant, sans que ses habitants soient inquiétés par les forces de l’ordre.

    « Aujourd’hui, c’est toujours l’économie qui prend le pas sur la Nature pour promouvoir de nouvelles lois. En étant obligés de chiffrer les bénéfices de la Nature pour la protéger, on perpétue unsystème basé sur l’accumulation de richesses et de profits, comment alors espérer un vrai changement ? Face à l’urgence climatique, il y a une réelle nécessité d’apprendre à vivre autrement, de sortir de l’anthropocène pour aller vers un « Naturocène ». Ces quatre dernières années, je me suis beaucoup investi dans les lois et j’ai vu la lenteur avec laquelle les choses évoluent. La loi peut faire jurisprudence sur une situation donnée, mais il faut que nous puissions avant tout expérimenter par nous-mêmes.» Jonathan Attias, pionnier dans la désobéissance fertile

    Jonathan et Caroline ont choisi d’habiter dans une forêt en Corrèze avec leurs deux enfants de façon autonome dans une communauté d’une dizaine de personnes. La maison leur a coûté moins de 1 000 euros alors qu’elle est bioclimatique. Ils ont construit eux-mêmes leur cabane de 40m2 avec des matériaux trouvés sur place : du bois, de la terre et du foin. Ce choix de vie radical n’est pas un long fleuve tranquille, ils ont énormément réduit leurs besoins pour vivre en accord avec leurs valeurs : récupération de baies vitrées en déchèterie, un poêle à bois pour la maison, une machine à laver avec pédalier, un chauffe-eau solaire, et bientôt la transformation d’huile de friture en carburant. Ils refusent également toute aide sociale comme le RSA.

    Créer une solidarité

    Ce droit à l’expérimentation se veut populaire et accessible à tous. En effet, de nombreux éco-lieux restent assez élitistes avec un prix d’achat pouvant aller de 300 000 à 1 million d’euros, loin d’être à la portée de toutes les bourses, même quand des personnes se constituent en groupe pour les acheter. Jonathan veut ainsi créer une plateforme internet pour que les propriétaires de terrains sensibles au concept puissent le mettre à disposition des gens qui veulent créer ce genre de projet. Les propriétaires pourraient en échange bénéficier de biens produits sur les lieux : nourriture, vannerie, menuiserie…

    Ses créateurs proposent de voir la désobéissance fertile comme une posture philosophique que chacun-e peut s’approprier, pas besoin d’adopter soi-même ce mode de vie pour y participer : un médecin peut décider de soigner gratuitement les habitants, un magasin mettre à disposition ses invendus, un urbain décider d’investir dans un terrain, des soutiens intellectuels ou pragmatiques, etc.

    « Nous avons choisi d’habiter un lieu d’une profonde poésie qui n’est pas animé par une haine du système, mais habité par du beau et du vivre-ensemble. La désobéissance fertile s’oppose à la destruction du vivant pour régénérer notre environnement. En assumant ce choix de vie, nous souhaitons que celles et ceux qui veulent vivre au plus près de la Nature ne soient plus traités comme des marginaux. » Jonathan Attias, pionnier dans la désobéissance fertile

    Article complet : https://lareleveetlapeste.fr/la-desobeissance-fertile-vivre-en-symbiose-avec-la-nature/



  • @Ratonhnhakéton C’est ce vers quoi j’aspire, mais premièrement il y a des obstacles de normes de constructions, certains voient leur cabane démantelées pour défaut de permis de construire et on rabache la norme RT2012 de construction qui est stupide (les construction comme un écodome ne “respectent” pas cette norme (car ça ne fait aucun business pour la mafia de la construction).

    Ensuite je suis contre de s’appuyer sur des propriétaires, on devrait tous avoir le droit à un lopin de terre. Du coup vient le problème financier, il faut quand même un peu d’argent au début du moins, pour acquérir un lopin de terre qui sont chers en France (sauf si on va dans un endroit toopoori).

    Par contre moi jveux pas être en communauté jveux être tout seul dans les bois :crockett: Et oui replanter pleins d’arbres et d’espèces végétales aux alentours est aussi important!


  • Admin

    @Jackasse pour ce genre d’initiative il vaut mieux être à l’écart des villes, c’est plus simple.
    Mon père a construit sa maison sans permis de construire au milieu des bois. Les deux patelins les plus proches sont à 2 et 3 km, le premiers a 50 habitants et le second 400. Et malgré que le connard de cantonnier du 2ème village l’ait dénoncé il a tout de même pu finir de construire sa maison (en dur, briques, charpente, tuile, toussa) et même la raccorder aux réseaux d’eau et d’électricité. Bon c’était il y a 40 ans, mais ça dépend avant tout des décisions du maire où tu choisis de construire.
    En fait tu aurais dû épouser mon père. :hum:



  • @Ratonhnhakéton Oui bah dans ce cas là autant épouser mon père qui habite dans la pampa et cultive trois tonne de machins :huuu:


  • Admin

    Avec le mien ça serait de toute façon compliqué sauf si tu kiffes les cadavres en état avancé de décomposition.



  • @Ratonhnhakéton a dit dans La désobéissance fertile : vivre en symbiose avec la Nature :

    Avec le mien ça serait de toute façon compliqué sauf si tu kiffes les cadavres en état avancé de décomposition.

    Non ça ira merci 😢



  • Chouette idée !

    J’ai trouvé ça sur un “bon coin” asiatique et je suis très tenté. Qu’en pensez-vous ? :unsure:

    Bongalo.png

    INDONESIA - Pour le vendre cause demagemen profesionnel internationale URGENT - Bongalo trai coquais 50 m2 Rdc avec aitage bien situer sur riviaire sans vizavi - Trait rever pour couple et famiile - Ideale raisidance principe ou segondaire - Bien equiper - Close toute commoditer comerce - Quelque petits travau prevoir rien grave. Ces en indonesie dans un vilage de paradie exeptionel ! - Areoporc moin de 300 km pour visite. Low Price pour toi 15000 euro pour investiceur europe - Si interessais avance 50% par vireman Western Union. Contacter sur 00 62 •• •• •• •• •• - Si pas serieu abstenir - Merci. Wayan K.



  • Si vous voulez, le concept a émergé avec Henry David Thoreau au milieu du XIX et qu’il décrit dans son ouvrage “Walden ou la vie dans les bois” https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau#Walden,_ou_la_Vie_dans_les_bois

    Je trouve ça très romantique mais plutôt élitiste dans le sens où il n’y a probablement pas assez de jolis bois pour accueillir tout ceux qui voudraient le faire s’ils osaient. En plus, déjà, Thoreau au XIXème siècle menait une vie autarcique mais ne pouvait pas se passer de biens matériels et culturels issus de la civilisation urbaine. Comme nous les occidentaux d’aujourd’hui, le concept d’asymétrie écologique (cherchez plutôt en anglais sur Google : “ecological asymmetry”) ne lui posait pas tellement problème.



  • @Fuong a dit dans La désobéissance fertile : vivre en symbiose avec la Nature :

    Si vous voulez, le concept a émergé avec Henry David Thoreau au milieu du XIX et qu’il décrit dans son ouvrage “Walden ou la vie dans les bois” https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau#Walden,_ou_la_Vie_dans_les_bois

    Je trouve ça très romantique mais plutôt élitiste dans le sens où il n’y a probablement pas assez de jolis bois pour accueillir tout ceux qui voudraient le faire s’ils osaient. En plus, déjà, Thoreau au XIXème siècle menait une vie autarcique mais ne pouvait pas se passer de biens matériels et culturels issus de la civilisation urbaine. Comme nous les occidentaux d’aujourd’hui, le concept d’asymétrie écologique (cherchez plutôt en anglais sur Google : “ecological asymmetry”) ne lui posait pas tellement problème.

    Merci pour ce lien :cesara: En effet il y a un paradoxe dans ces élans de “retour aux bois” car il y aura toujours des impôts à payer et donc on ne peut pas échapper au système. Il faut un minimum d’aisance financière pour mener ce mode de vie c’est certain!



  • C’est un truc plus trivial que les impots qui m’interpelle dans le concept. Surtout à l’époque de Thoreau. Je suis entrain de lire un article qui dit que pour fabriquer 1 tonne de fer, il fallait, avant l’avènement de la houille, jusqu’à 5 tonnes de charbon et seuls 30% du bois est récupérable en charbon de bois. Une forge nécessitait 2000 hectares de foret par an. L’âge du fer aurait initié la déforestation de l’Europe et c’est de nos jours que les forêts sont les plus étendues (parce qu’on n’utilise plus le charbon de bois voire même plus la houille en France).

    Vivre en symbiose avec la Nature avec des objets manufacturés qui déforestent/polluent ailleurs, c’est hypocrite.


  • Admin

    Je ne dirais pas que c’est hypocrite, la plupart qui vive de cette façon le font par ignorance (je dis ça au sens premier du terme, sans mépris aucun) ou sans réaliser que malgré eux ils utilisent bon nombre d’objets qui demandent une certaine technologie et ont un coût énergétique.
    Vivre en symbiose avec la nature est sans doute une douce utopie pour toute personne née dans un lieu un tant soit peu civilisé.



  • @Fuong Il y a eu aussi en France pendant le Moyen-Age et ensuite une volonté de boiser des endroits qui n’avaient pas de forêts en France, certaines forêt on été créées de toute pièce par l’homme et ce serait bien que le mouvement reprenne (il y a des gens qui reboisent au Brésil par exemple) mais face aux intérêts économiques c’est dur de renverser le vapeur…


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