Et entre nous, vous savez ce qui me plait particulièrement dans ce film ? Son plébiscite. Je me souviens de la mort de Neil Armstrong en 2012. J’avais reçu une alerte du Monde.fr, lu l’article, jeté un coup d’oeil dans les commentaires. Et le comm le mieux noté, celui qui venait en tête de liste, disait ceci : “Bon débarras sale menteur !!” Ca m’avait choqué, mais d’une force. On ne parlait pas ici d’une personne polémique, d’un criminel ou d’un dictateur. Mais bien d’un homme honnête, humble, travailleur, discret, qui a risqué sa peau dans une entreprise ultra dangereuse. Un homme qui a vu mourir sa fille et des amis à lui. Et les conspis, dans leur infini sagesse, ont alors jugé bon de se mobiliser comme jamais pour pourrir l’hommage du gars. Il faut se rappeler que c’était eux à l’époque, les premiers à avoir mis les mains sur les réseaux sociaux. Mais aujourd’hui, il semble que ça ait un peu changé. Les conspis sont toujours là, mais d’autres sont arrivés. La population globale est mieux représentée sur la toile, et les vulgarisateurs historiques et scientifiques sont entretemps passés par là pour rééquilibrer la balance. La bande-annonce du film sur youtube présente 1800 pouces levés contre 80 baissés, soit un taux d’approbation de plus de 95%. Et ça, ça fait plaisir. Ca lave l’affront.